jeudi 23 septembre 2010

Remerciements du coordonnateur!


Bonjour,

Je voudrais adresser mes sincères remerciements à tous les jeunes (particulièrement des clubs de Christ-Roi, Cote-Plage, Mon Repos,  Santo, Fond Parisien, Centre-ville, Camp-Perrin et Jérémie) et animateurs et animatrices du réseau VDF qui ont eu la gentillesse de me souhaiter, ce jeudi 23 septembre, un joyeux anniversaire!

Merci d'avoir pensé à moi! Vos voeux me réconfortent, et me poussent à persévérer dans mes engagements pour vous.

Bonne journée!

Jean-Gérard Anis
Coordonnateur du projet VDF

mardi 21 septembre 2010

Qui sera le premier?

Quel sera le premier club à présenter son projet de journée de sensibilisation (JS)?

Quel sera le premier club à le réaliser ?

Le défi est lancé. A proprement parler, il ne s’agit pas d’un concours ni d’une course contre la montre qui impose aux clubs de préparer à la va-vite leur JS pour récolter un quelconque trophée. Non non ! C’est plutôt une incitation aux clubs pour qu’ils arrivent à respecter les échéances auxquelles nous sommes contraints. Et par malchance, si 2 clubs réalisent leur journée le même jour, il y a de fortes chances que je sois présent à celle du club qui m’a envoyé son dossier le premier. Premier arrivé, premier servi.

Les dés sont jetés. La balle est dans vos camps. J’attends vos dossiers avec impatience. Gare aux recalés !

Je suis à votre disposition pour toute sollicitation de votre part.

A bientôt !

Le coordonnateur

lundi 20 septembre 2010

Journée récréative à la plage par le club VDF de Martissant


Profitant des vacances d’été et tenant compte d’une proposition de l’un de nos jeunes au cours d’une séance après le tremblement de terre, le club Vague du futur de Martissant a cru bon d’organiser une séance au bord de la mer, à Louise Beach du coté de Gressier, le samedi 11 septembre dans le but d’offrir une mini thérapie à ses membres aux séquelles du 12 janvier 2010. Au total 30 personnes ont participé à la journée dont les 27 jeunes du club, les 2 animateurs et un intervenant invité.
L’objectif de cette journée était de profiter de cette sortie récréative pour lancer une campagne de recrutement, et d’encourager les jeunes du club à développer des capacités de leadership.
Une fois arrivés à 8hres sur la plage, d’entrée de jeu, les 2 animateurs ont donné les recommandations de discipline et de sécurité et ont laissé une heure de relaxation au groupe. Après quoi, notre invité, M. Jean Valens INNOCENT, docteur psychologue et professeur à l’Université d’Etat d’Haiti a intervenu sur le thème: « Huit mois après le séisme du 12 Janvier, comment combattre les séquelles d’une telle catastrophe ? ».
Malheureusement, l’environnement n’était pas tout a fait favorable pour une intervention de cette envergure parce que nous avons été constamment dérangés par le tapage d’autres groupes de jeunes qui occupaient la plage. C’est pourquoi l’intervenant a projeté une autre rencontre avec nous, en notre local au Parc de Martissant. Malgré tout, la séance a été grandement appréciée par tous les participants qui n’ont pas caché leur satisfaction, surtout sur le sens thérapeutique de cette intervention.
Plusieurs autres activités ont animé la journée avec la jeune Pierre Louis Miranda comme animatrice.
Un speaker corner avec le jeune Jean Gesner Dorval qui a expliqué en quoi consiste la démocratie, dans une illustration de jeu de rôle. On peut considérer cette intervention comme la première pierre pour la préparation de la simulation électorale et parlementaire.
Laurent Pierre André a proposé la pensée du jour : La patience est l’une des choses qui peut faire réussir un homme.
Pierre Louis Lindsay et Jovin Mackenson ont chacun lu un texte.
Bellevue Lovely et Castillon Rose Farah ont l’une après l’autre chanté.
Michael, Lindsay et Nathalie nous ont gratifiés d’une jolie chorégraphie de danse de leur cru.
Vers les 5h de l’après-midi, on a repris le chemin du retour.
La journée a été globalement satisfaisante.

par Evens Dumey
Animateur du club VDF de Martissant

vendredi 17 septembre 2010

La problématique du genre au menu d'une séance du club de Darbonne



Le genre et la famille haïtienne

Les institutions de socialisation telles la famille, l’église, l’école doivent contribuer au développement de l’enfant. Comme stipule le point "d "de l’article 29-1 de la convention universelle relative aux droits de l’enfant : « Les états parties conviennent que l’éducation de l’enfant doit viser à le préparer à assumer les responsabilités de la vie dans une société libre, dans un esprit de compréhension, de paix de tolérance, d’égalité entre les sexes et d’amitié entre tous les peuples et groupes ethnies, nationaux et religieux et avec les personnes d’origine.

Mais dans les familles haïtiennes, les rôles ne sont pas toujours distribués de façon équitable. Selon leur sexe, certaines taches sont attribuées aux garçons et d’autres aux filles. Ainsi, ce vendredi 3 septembre 2010, plus d’une vingtaine de jeunes du Club Vague du Futur de Léogâne / Darbonne ont participé à une séance autour du thème : Le genre et les familles en Haïti.

Au prime abord, les animateurs ont tenté de définir les concepts (genre, familles, équité de genre) ils ont présenté les types de famille, fait la différence entre sexe et genre afin d’enlever certaines confusions. Ensuite en atelier, 1 groupe de jeunes ont réfléchi sur des activités spécifiquement liées aux filles et 1 autre a planché sur les taches spécifiques des garçons. De là, on a pu remarquer que les activités telles faire la lessive, aller chercher de l’eau, faire la cuisine, s’occuper des plus petits reviennent aux filles tandis que les garçons aident leurs pères aux jardins, s’occupent des bétails. Ils ont vite compris que les filles ont beaucoup plus de travail à faire alors que les garçons s’occupent des taches les plus lourdes.

Pour ce qui attrait aux jeux les jeunes ont identifié des jeux qui sont réservés aux filles : osselet, marelle, sauter à la corde joue à la poupée par ailleurs pour les garçons : le ballon, le domino, jeux de cartes, les billes leurs sont réservés.

Pourquoi la société conçoit les rôles ainsi ? Les garçons sont ils supérieurs par rapport aux filles ? L’équité de genre est elle possible en Haïti ? Autant de questions qui alimentaient le débat pendant plus d’une trentaine de minutes. Ils ont profité de ce laps de temps pour se questionner sur les bases culturelles de la nation haïtienne, les tabous, les préjugés et les formes de discrimination.

Un jeune a même fait comprendre que certaines chansons traditionnelle comme : Tifi kipa konn lave pase chita kay manmanw » sont porteuses de cette marque de préjugé. Ce qui est pire, ce sont des chansons que les enfants apprennent à longueur de journée dans les salles de classe a-t-il affirmé.

Pour pallier à ce problème de genre dans les familles, certains jeunes ont proposé des rencontres de sensibilisation sur la question du genre d’autres ont demandé la valorisation des deux sexes dans toutes les activités. Une séance qui s’est terminée avec la satisfaction de tous.

par Maxandre Bien-Aimé et Max Grégory Saint-Fleur

Animateurs club VDF de Darbonne

jeudi 16 septembre 2010

Camp d’été et tournoi de débat à Ennery


Le camp d'été 2010

Sept (7) mois après le violent tremblement de terre qui a provoqué 300,000 morts dans le pays, FOKAL et Droits et Démocratie ont organisé, du 7 au 11 aout dernier, un camp d’été à Ennery, petite ville située à 216 kms de Port-au-Prince, à environ une cinquantaine de kms des Gonaïves. C’est la ville où a vécu Toussaint Louverture. 56 jeunes des 2 sexes, venus des 14 clubs Vague du futur (4 par club) de 8 villes (Cap-Haitien, Gros Morne, Fond Parisien, Darbonne, Jacmel, Cayes, Camp-Perrin, Jérémie) et 6 quartiers de Port-au-Prince (Cote-Plage, Mon Repos, Martissant, Centre-ville, Christ-Roi et Santo) y ont participé. 20 animateurs-trices (2 par club) les ont accompagnés et 3 personnes-ressources. 90 personnes au total ont participé au camp.

Le camp d’été était organisé dans l’objectif, entre autres, permettre à ces jeunes, fortement affectés par le séisme (beaucoup ont perdu des parents, des ami-es, des camarades de classe, des proches, leur maison…) de connaitre la joie d’être ensemble loin du stress de la ville et de leur condition de vie précaire.

Le samedi 7 aout, après un long trajet de plus de 6 heures à bord de 2 bus Service Plus affrétés, le convoi arriva sous une pluie abondante à Ennery, sur le site de la Prodeva, un centre de formation, d’hébergement et de restauration de la ville. Là les jeunes et les accompagnateurs se sont installés dans des chambres-dortoirs pour un séjour de 4 jours.

Les activités au camp

Cinq (5) principales activités ont été réalisées durant les 4 jours du camp :

- Formation, avec support documentaire, sur les risques et désastres naturels par Destin Gutenberg, responsable de la protection civile de Carrefour et animateur du club de Cote-Plage : Quoi faire dans l’éventualité d’un tremblement de terre, d’un cyclone, d’inondations ?

- Formation, avec support documentaire, sur le secourisme par Ted Hector, jeune médecin en résidence : apprendre les gestes qui sauvent une victime d’un séisme (arrêter une hémorragie, faire un garrot, panser une blessure ouverte, transporter un blessé, bloquer un membre fracturé,…) ;

- Formation sur les techniques de débat animée par des animateurs-trices de clubs : valeurs du débat (le coordonnateur), argumentation (Ginia Alcimé), réfutation (le coordonnateur), reconstruction (Ricardo Nicolas), contre-interrogatoire (Djhimy Régis), responsabilité des orateurs (Marie-Maud Sanon), déroulement du débat (Alex Sylné) ;

- Tourisme : visite éducative, à l’aide d’un guide, des magnifiques sites historiques des environs d’Ennery (l’habitation Bréda où a vécu l’un des pères fondateurs de la nation, Toussaint Louverture) et de la ville de Marmelade (le complexe de bambou du projet haitiano-taïwanais, une laiterie) ;

- Activités culturelles, suivies d’un bal animé par un DJ local : les jeunes avaient l’occasion de montrer leur talent artistique en musique, en danse, en chant et autres;

- Tournoi de débat avec 10 équipes en compétition, et un match d'exhibition.

Ces différentes activités ont fait l’objet d’un reportage photographique.

La préparation du tournoi

Le tournoi de débat engagea 10 équipes, une équipe de 2 débatteurs par club. Le format de débat utilisé a été le Public forum, introduit en Haïti dans 6 lycées de la capitale, par FOKAL en octobre 2008, dans le cadre du projet « Living Together » en partenariat avec l’organisation International Debate Education Association (IDEA), basée aux Pays Bas. C’est la première fois que les jeunes des 14 clubs du pays utilisent le format Public forum (beaucoup d’entre eux connaissent le format de débat Karl Popper). Heureusement, la plupart des animateurs-trices de ces clubs avaient suivi la formation sur le débat Public forum avec le directeur exécutif de IDEA, Marcin Zaleski, lors de sa venue en Haïti en Février 2009.

Durant tout le mois de juillet 2010, plus de 200 jeunes dans les 14 clubs ont reçu une formation sur les techniques de débat Public forum, formation qui les préparait au tournoi. La documentation technique sur ce format (une version traduite en français par le coordonnateur du projet VDF), préparée pour la formation des formateurs, lors du lancement du projet « Living Together », a été utilisée pour la formation des animateurs-trices au cours d’un séminaire d’orientation à Jacmel, en juillet dernier. Et ensuite, les animateurs-trices avaient à sélectionner 4 jeunes dans leur club respectif pour créer leur équipe, en usant diverses méthodes (mini tournoi de débat dans le club, meilleur participant aux réunions du club, disponibilité du débatteur …).

Trois (3) résolutions, parmi 11 sujets, ont été sélectionnées par les 14 clubs pour le tournoi :

1. Les préservatifs devraient être disponibles dans les écoles haïtiennes

2. L’avortement devrait être dépénalisé en Haïti

3. Le rap créole incite les jeunes à la violence

Ces sujets (aussi bien que les activités planifiées pour le camp) étaient sélectionnés parce qu’ils ont un lien avec les préoccupations des jeunes, et les problèmes que vivent actuellement les victimes de la tragédie du 12 janvier, dans les camps de réfugiés. Les autorités et les ONGs aidant ces victimes enregistrent ces derniers temps une envolée des cas de viol dans les camps, et une augmentation notable de la prostitution des jeunes filles mineures.

Le tournoi de débat

L’enjeu du débat n’est pas seulement de convaincre l’adversaire du bien-fondé de sa position ou de son point de vue, mais aussi d’apprendre des opinions de l’autre. Dans un tournoi, chaque équipe avait, au fil des matches, à défendre le pour et le contre de chaque sujet en débat. Les arguments, c-à-d les raisons qui justifient un point de vue, constituent la seule arme dont dispose le débatteur pour défendre sa position. Au-delà du débat, FOKAL veut inculquer aux jeunes des valeurs comme la tolérance, le respect d’autrui, l’honnêteté intellectuelle mais aussi développer chez eux des capacités comme construire une réflexion, parler en public, faire des recherches d’information…

Les équipes étaient réparties en 4 groupes de 3. Chacune devait affronter les 2 autres équipes de son groupe. Toutes les équipes ont débattu de la résolution 1. Les 4 premières équipes de ce premier tour jouèrent la demi-finale durant laquelle elles ont débattu de la résolution 2. Les 2 équipes gagnantes de la demi-finale jouèrent la finale où elles ont débattu de la résolution 3.

Avant la finale, un match d’exhibition opposa deux équipes de 2 différents clubs qui n’ont pas participé au tournoi. Elles ont débattu de la résolution 2.

A la fin de la compétition, FOKAL a offert comme primes des cadeaux et ouvrages à l’équipe gagnante (l’équipe du club de Cote-plage) et à l’équipe finaliste (l’équipe du club de Jacmel) du tournoi, aussi bien qu’à l’équipe gagnante du match d’exhibition (l’équipe du club de Martissant), et au meilleur débatteur du tournoi.

Vu le succès de ce tournoi, les jeunes présents au camp souhaitent que les clubs organisent régulièrement des tournois de débat entre eux, dans le format Public forum qu’ils venaient juste d’expérimenter. FOKAL supportera cette initiative, parce que nous pensons que le débat est un autre meilleur moyen pour les jeunes de vivre ensemble…


par Jean-Gérard Anis
Coordonnateur du projet VDF

mardi 14 septembre 2010

Création d'un réseau de communication entre les jeunes de VDF


Une initiative des jeunes de VDF

La sortie à Fond Parisien nous a permis de voir que la structure actuelle du projet VDF ne favorise pas trop les échanges entre les membres des différents clubs. Les activités organisées par la coordination ne permettent qu’à 4 jeunes de participer à chaque fois aux activités. Nous, les animateurs-organisateurs de la sortie du samedi 4 septembre, nous avons réfléchi à une forme d’interconnexion quand nous avons été mis au courant de l’initiative de certains jeunes de faire un réseau de communication par sms à l’intérieur de la communauté VDF, appelé par eux le réseau JVDF (lisez Jeunes de Vague du futur). Ce fut intéressant de voir que les jeunes, tout comme nous, ont senti ce problème, et ont trouvé par eux même comment procéder pour le résoudre. Aussi nous les avons soutenus et les avons aidé à structurer ce petit projet qui ne cesse de grandir, afin d’éviter toute dérive.

Un réseau de communication par sms

Le réseau JVDF est composé de 6 cellules coordonnées chacune par un responsable qui assure l’interaction entre les membres de sa cellule et avec les autres cellules. Alfred Désir (du club de Christ-roi) et moi faisons partie de ces coordonnateurs. Chaque jour, les jeunes inscrits sur le réseau reçoivent, par sms, 2 pensées et deux conseils (Matin et Soir), une question sur des valeurs et deux sujets de débats sur lesquels ils doivent échanger leurs points de vue avec les membres de leur réseau. « Les femmes sont-elles plus aptes a réussir que les hommes ? », « Haïti devrait-il être gouverné par un dictateur » sont des sujets que les jeunes ont dû abandonner malgré eux tellement les réponses par SMS étaient intarissables.

Comment s’y inscrire ?

Tous les animateurs-trices sont invité-es à encourager les membres de leurs clubs à nous rejoindre. Pour s’inscrire, un jeune n’a qu’à envoyer un sms ou à appeler au 37 46 03 03 (# de Mozeau du club de P-au-P/Centre-ville) en indiquant son noms, son club et son numéro de téléphone comme suit : « Destin Gutenberg, JVDF de Cote-Plage 3705-2673, je souhaite m’inscrire ». Mozeau se chargera de lui attribuer sa cellule de communication.

Pour plus d’explication, n’hésitez pas à contacter Mozeau au # cité plus haut.


Par Gutenberg Destin,
Animateur du club VDF de Cote-Plage

Que faut-il faire en cas de Tsunami?

Qu’est-ce qu’un TSUNAMI?

Un tsunami ou raz-de-marée est une onde provoquée par un mouvement rapide d'un grand volume d'eau (océan ou mer). Ce mouvement est en général dû à un séisme, une éruption volcanique sous-marine de type explosif ou bien un glissement de terrain sous-marin ou aérien (type rock-slide) de grande ampleur. Un impact météoritique peut aussi en être la cause, de même qu'une explosion atomique sous-marine. (Source :Wikipédia)

Bien que les tsunamis puissent atteindre une vitesse de 800 km/h quand le fond de l'océan est profond, ils sont imperceptibles au large, car leur amplitude y dépasse rarement le mètre pour une période (temps entre deux vagues successives) de plusieurs minutes à plusieurs heures. Ils peuvent toutefois provoquer d'énormes dégâts sur les côtes où ils se manifestent par :

- une baisse du niveau de l'eau et un recul de la mer dans les quelques minutes qui les précèdent;

- et/ou une élévation rapide du niveau des eaux pouvant atteindre 60 mètres provoquant un courant puissant capable de pénétrer profondément à l'intérieur des terres lorsque le relief est adéquat (plat).

Dans certains cas assez rares, le tsunami peut prendre la forme d'une vague déferlante ou, sur un fleuve, d'un mascaret. 75 % des tsunamis se produisent dans l'océan Pacifique et la plupart des autres sont observés dans l’océan Indien, en raison de la forte activité tectonique sur le pourtour de ces deux océans.

En fonction de l'intensité de l'action mécanique qui les génère et de la géométrie de l'océan, ils peuvent se propager sur des milliers de kilomètres et peuvent toucher plusieurs continents, dans des zones où le séisme ou l'éruption volcanique n'ont pas été ressentis; on parlera alors de télé-tsunami ou tsunami transocéanique.

Le 12 Janvier 2010 : La veille au tsunami a été activée pour Haïti, Cuba, les Bahamas et la République dominicaine, a fait savoir le centre d'alerte aux raz-de-marée. "Il n'existe pas de menace d'un tsunami destructeur et de grande ampleur, si l'on se fonde sur les données historiques sur les séismes et les raz-de-marée", a déclaré le centre. "Toutefois, il existe un risque de tsunami local qui pourrait toucher les côtes situées au plus à 100 km de l'épicentre du tremblement de terre". L'épicentre du tremblement de terre, tout d'abord évalué d'une magnitude de 7 et au large des côtes, s'est produit en fait à l'intérieur des terres, à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Carrefour, près de la capitale Port-au-Prince. Il s'est produit en outre à seulement 30 km de profondeur. Une secousse de 7 ou plus peut provoquer d'importants dégâts. (Source : TF1 news)

Le 12 janvier 2010, des « mini-tsunamis » ont été observés le long de la côte de Léogane et à Jacmel.

Les tremblements de terre de magnitude 8.0 et plus provoquent habituellement un Tsunami. En Mai 1842, un tremblement de terre de magnitude 8.0 a frappé le Cap-Haïtien. Il fut suivi d’un Tsunami et 5,000 habitants ont perdu la vie sur une population qui en comptait 10,000 à l’époque.

Loin de vouloir paniquer la population, nous recommandons les mesures de prudence suivantes en cas de Tsunami car les tremblements de terre sont cycliques et là où la terre a tremblé, elle tremblera encore. Les précautions à prendre vous seront utiles pour votre sécurité et surtout pour rester en vie.

- Si l’eau de la mer se retire de façon habituelle, la population aura seulement quelques minutes pour courir vers les hauteurs ou à l’intérieur des terres (maximum 15 minutes).

- Les vagues déferlantes peuvent atteindre jusqu’à 30 mètres et ne pas se retirer tout de suite.

- S’éloigner du littoral, des plages et des rivières se jetant dans la mer dès la première secousse.

- Préparez votre plan de contingence pour la famille : où pourrez-vous vous abriter en cas de catastrophe ? Quels amis ou parents seraient prêts à vous accueillir pendant quelques jours ?

-Déterminez la meilleure route pour une évacuation rapide en cas de désastre. Faites cette route le jour et aussi la nuit afin de vous familiariser avec elle, pratiquer une évacuation permet de ne pas avoir { réfléchir au moment d’une catastrophe.

- Assurez-vous que toutes les personnes habitant sous votre toit sont au courant du plan de contingence (enfants, personnes âgées, domestiques).

- Les communications radiophoniques, les télécommunications risquent d’être coupées et les routes impraticables.

- Si vous habitez déjà une zone non à risque, ayez une réserve d’eau, des conserves et de la nourriture sèche si vous devez rester enfermés chez vous.

- Ne pas oublier les soins spéciaux des enfants et des personnes âgées vivant chez vous.

- Ayez dans votre pharmacie un surplus des médicaments que vous prenez régulièrement.

- Gardez toujours le réservoir de votre véhicule au moins à moitié plein, on ne peut prévoir les catastrophes.

- Ayez aussi un surplus d’essence pour votre génératrice en cas de panne prolongée d’électricité.

- Gardez des bougies, des lampes de poche et une radio fonctionnant avec des batteries.

- N’oubliez pas d’avoir un « kit de secours » à la maison ou dans votre véhicule.

-Ecoutez les annonces de protection civile pour mieux évaluer la situation.


Préparé par Marie-Louise Augustin Russo,

Directrice Exécutive de AGERCA

Alliance pour la Gestion des Risques et la Continuité des Activités

21, rue Borno Pétion-Ville, Haïti – Tel. : (509) 3776-1198/3441-0454

Une année à la tête du PIJ

  cher.es ami.es, Depuis janvier 2022, je suis appelé par la direction de la FOKAL à assumer la charge de la coordination du Programme Initi...