vendredi 13 mai 2011

Les innovations constitutionnelles de la 49e législature

La nationalité multiple, la participation des femmes dans la vie nationale, l'interpellation du Premier ministre, les Forces armées et le Conseil constitutionnel tels sont les thèmes sur lesquels est porté l'amendement constitutionnel adopté lundi soir par la 49e législature sur fond de confusion.

Haïti: Si l'amendement de la Constitution adopté par les parlementaires le lundi 9 mai 2011 est publié par l'exécutif dans le moniteur, le journal officiel du pays, les Haïtiens de la diaspora vont pouvoir jouir de leurs droits civils et politiques dans une certaine mesure. « Tout Haïtien est soumis à l'ensemble des droits, devoirs et obligations attachés à sa nationalité haïtienne », stipule l'article 12 du texte amendé. Selon le même article : « Aucun Haïtien ne peut faire prévaloir sa nationalité étrangère sur le territoire de la République d'Haïti».

L'article 15 de la Constitution de 1987 interdisant la double nationalité haïtienne et étrangère est par ailleurs prorogé. L'élimination de cet article et l'adoption de l'article 12 précité ouvrent la voie à la multiple nationalité dans la Constitution haïtienne. Si les Haïtiens jouissant d'une nationalité étrangère vont pouvoir jouir de leurs droits civiques et politiques, ils ne pourront pas cependant accéder à certains postes, comme président de la République, ministre, sénateur et député.     

De l'interpellation du Premier ministre      

« Le Corps législatif ne peut prendre, à l'endroit du Premier ministre, plus d'un vote de censure par an. Tout Premier ministre ayant obtenu un vote de confiance ne peut être interpellé que dans un délai de six (6) mois après ce vote de confiance. L'échec d'une motion de censure, soumise au vote dans une des deux Chambres, à l'endroit du Premier Ministre équivaut à un vote de confiance », lit-on dans l'article 129.6 de l'amendement adopté par les législateurs.           

La demande d'interpellation, selon l'article suivant, doit être appuyée par cinq (5) membres du Corps intéressé. Elle aboutit à un vote de confiance ou de censure pris à la majorité de ce Corps. La procédure d'interpellation du gouvernement, d'après l'article 149.2 de l'amendement, ne peut être entamée durant les périodes d'empêchement temporaire du Président de la République ou de vacance présidentielle.      

De la Force publique 

La 49e législature a décidé de maintenir l'existence des Forces armées en Haïti. Les parlementaires ont cependant remplacé le terme « Forces armées d'Haïti » par « Forces armées ».

Du Conseil constitutionnel    

La création d'un Conseil constitutionnel est l'une des grandes innovations de l'amendement de la Constitution de 1987. « Le Conseil constitutionnel est un organe chargé d'assurer la constitutionnalité des lois, des règlements et des actes administratifs du pouvoir exécutif », stipule l'article 190bis voté par les sénateurs et députés. Les décisions dudit conseil, a précisé le texte, ne sont susceptibles d'aucun recours.      
Le Conseil constitutionnel est appelé à se prononcer sur les conflits qui opposent le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif ou les deux branches du pouvoir législatif. Il est aussi habilité à se prononcer sur les conflits d'attribution entre les tribunaux administratifs, les tribunaux électoraux et les tribunaux judiciaires.
Le Conseil constitutionnel, selon l'article 190. 5 de l'amendement, veille et statue lorsqu'il est saisi : a) sur la constitutionnalité des lois avant leur promulgation, b) sur la constitutionnalité des règlements intérieurs du Sénat et de la Chambre des Députés avant leur mise en application, c) sur les arrêtés.  
     
« Aux mêmes fins, les lois en général peuvent être déférées au Conseil constitutionnel avant leur promulgation par le Président de la République, le président du Sénat, le Président de la Chambre des députés, un groupe de quinze (15) députés ou de dix (10) Sénateurs », a aussi précisé ledit article.

      
L'autre section de l'amendement concerne la participation des femmes dans la vie nationale. « Le principe du quota d'au moins trente pour cent (30%) de femmes est reconnu à tous les niveaux de la vie nationale, notamment dans les services publics », précise l'article 17.1 de l'amendement voté suite à un plaidoyer des députés Marie Jossie Etienne et Oglyne Pierre. Les partis politiques sont aussi obligés de mettre cet article en application.  

Le Premier ministre préféré au président de la Cour de cassation          

L'amendement constitutionnel adopté par la 49e législature fait du Premier ministre le remplaçant du président de la République en lieu et place du président de la Cour de cassation en cas de vacance présidentielle.

« En cas de vacance présidentielle, soit par démission, destitution ou en cas d'incapacité physique ou mentale permanente dûment constatée, le Conseil des ministres, sous la présidence du Premier ministre exerce le Pouvoir exécutif jusqu'à l'élection d'un autre Président, stipule l'article 149 de la Déclaration d'amendement voté par le Parlement. Dans ce cas, poursuit l'article, le scrutin pour l'élection du nouveau Président de la République pour le temps qui reste à courir a lieu soixante (60) jours au moins et cent vingt (120) jours au plus après l'ouverture de la vacance, conformément à la Constitution et à la loi électorale. Par ailleurs, conclut l'article, dans le cas où la vacance se produit à partir de la quatrième année du mandat présidentiel, l'Assemblée nationale se réunit d'office dans les soixante (60) jours qui suivent la vacance pour élire un nouveau Président provisoire de la République pour le temps qui reste à courir. 

Les ratés de l'amendement  

Les articles portant sur la prorogation du mandat des élus des collectivités territoriales, des députés et des sénateurs ont été rejetés après avoir été votés. Il a été proposé que les sénateurs élus en 2006 ainsi que les élus des collectivités territoriales restent en poste jusqu'en 2013, soit une prorogation de deux ans. Les députés, de leur côté, devraient rester en poste jusqu'au deuxième lundi de janvier 2016 tandis que le mandat des sénateurs élus aux élections d'avril 2009 et de mars 2011 a été prorogé jusqu'au deuxième lundi de janvier 2016. 

Une mésentente entre les parlementaires a eu pour conséquence l'élimination de l'article 134.1 autorisant le président de la République à briguer deux mandats consécutifs. Les dispositions transitoires ont été aussi rejetées après avoir été votés. De quoi porter certains juristes à constater la nullité de l'amendement de la Constitution de 1987 voté à la hâte et sans grand débat.       

  par  Jean Pharès Jérôme, dans le quotidien haïtien Le Nouvelliste
Jeudi 12 mai 2011

jeudi 12 mai 2011

BMC: Journée mondiale des télécommunications à FOKAL

mercredi 11 mai 2011



Le 17 mai marquera la journée mondiale des Télécommunications. En cette occcasion, la Bibliothèque Monique Calixte offrira au public un ensemble d'activités qui se dérouleront à partir de cette date jusqu' au 21 mai.

Une exposition sur les télécommunications sera présentée dans l'atrium de la Fokal. Elle retracera l'histoire des télécommunications, la présentation de divers outils de télécommunication. Cette exposition sera présente durant toute la période de célébration, du mardi 17 au samedi 21 mai.

Le mardi 17 mai, à 2 heures pm, le public pourra assister à la projection du film américain : 'The social Network' (le réseau social) de David Fincher ainsi qu'une causerie sur les nouvelles technologies de l'information.

Jeudi, à 3h30, ce sera “Eagle Eye” (l'oeil du mal), Une fiction de D. J. Caruso.  qui met un  scénario où deux personnages sont suivis dans leurs moindres faits et gestes par une inconnue en se servant de la technologie. Cette projection se fera à la salle polyvalente Fokal Unesco.

Le Samedi 21 mai, à 11 h 30 am, dans la  salle de conférence, une causerie se tiendra sur l'utilisation et les limites des réseaux sociaux. Le public pourra partager expériences et points de vue autour du sujet.

Des séances de formation ayant pour but l'initiation à l'ordinateur et internet sont prévues à l'intention des jeunes de 8 à 13 ans. Ces jeunes, membres de la Bibliothèque Monique Calixte, bénéficieront de l'encadrement des animateurs du cyber café. Cette formation se déroulera les samedis 21, 28 mai et 4 juin au cybercafé de Fokal. Les inscriptions seront reçues à la Bibliothèque Monique Calixte.

La Journée mondiale des télécommunications et de la société de l'information est célébrée chaque année le 17 mai. Elle a pour but de contribuer à sensibiliser l'opinion aux perspectives qu'ouvre l'utilisation de l'Internet et des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans les domaines économique et social, ainsi qu'aux façons de réduire la fracture numérique.

Le public est vivement invité à prendre part à ces activités. La Bibliothèque Monique Calixte, lieu privilégié d'accès à l'information est ouverte du mardi au samedi de 10hres am  à 4 heures pm. Les services de prêt à domicile, de consultation sur place de documents imprimés et multimédia sont offerts à ses membres. Ceux qui ne sont pas encore membres peuvent visiter ou s'inscrire aux jours et heures d'ouverture. Les enfants sont reçus à partir de trois (3) ans.

mardi 10 mai 2011

Le serment du président… un défi à relever !

Depuis plusieurs semaines, les membres du club  VDF, de Darbonne ont planché sur des thèmes ayant trait au processus électoral. Ce vendredi 7 mai, à quelques jours avant l’intronisation du président élu Joseph Michel MARTELLY, un groupe de 21 jeunes ont pris siège aux locaux de la bibliothèque Rasin Lespwa de Darbonne, comme à l'accoutumée, pour parler de leurs préoccupations et surtout  dans cette conjoncture pour parler  d’élections. 

Dans la constitution du 29 mars 1987, il fait injonction au président de la république de  prêter le serment par devant l’assemblée nationale. Les jeunes réunis en petits groupes ont pendant quelques minutes produites des réflexions sur le texte du serment  tout en essayant  de voir les différents défis auquel le président aura à faire face au cours de son quinquennat.

Pour donner un peu de matières à réflexion aux jeunes une copie de l’article  135-1 de la constitution leur a été distribuée. Juste avant, ils étaient amenés à définir avec leurs propres mots, le terme de « Serment ».  L’un des animateurs a lu pour les jeunes une définition tirée, du  guide alphabétique des élections 2005 de Mirlande Manigat, qui  définit  le serment comme engagement public et solennel prononcé sur la constitution par des élus au moment de leur prise de fonction.

Le serment. (version créole)

« Men pawòl prezidan repiblik la pale lè li leve lamen an prezans asanble nasyonal la, avan li antre nan travay prezidan l’ : Mwen sèmante, devan Bondye ak devan peyi a, map obeyi tout sa ki nan konstitisyon an, ak tout sa ki nan lwa Repiblik Dayiti. E m‘ap fè tout moun obeyi yo menm jan tou. Map respekte tout dwa pèp ayisyen genyen. E m ap fè tout moun respekte yo tou menm jan tou. Map fe tout sa m kapab pou pèp peyi dayiti toujou rete yon gran pèp, pou li toujou mèt lakay li, e pou li pa janm pèdi pipiti moso nan tè peyi sa.» 

En  atelier, ils étaient invités à lire et à relire plusieurs fois le texte.  

Au retour, ils lisent les résultats de leurs réflexions, qui ouvrent un grand débat controversé. Essayant d’expliquer la dernière phrase « Map fè tout sa m kapab pou pèp peyi dayiti toujou rete yon gran pèp, pou li toujou mèt lakay li, e pou li pa janm pèdi pipiti moso nan tè peyi sa.»  Tel est un défi. « Li lè, li tan pou peyi a rejwenn dwa granmoun li, pou nenpòt tikrik ti krak nou sispann  rele blan,  menm konte nou pa konn konte », a lâché un jeune d’un ton ironique. 

Maintenir l’indépendance nationale, travailler à la grandeur. Cherchant quant à elle à comprendre ce qu’est la grandeur et comment maintenir l’indépendance nationale, une jeune fille pense qu’il serait très difficile de sortir sous le joug de l’international car on le dit souvent : La main qui donne … la main qui dirige.

De respecter et de faire respecter les droits du peuple haitien. Un jeune avance qu’il est temps de passer de la parole aux actions. « Le séisme du 12 janvier 2010 a tout dévasté, plus d’un millions de nos frères haïtiens vivent encore sous des tentes dans des camps de fortune. N’ont-ils pas droit au logement ? Si le président jure de faire respecter nos droits,  c’est l’un des problèmes majeurs auxquels il doit attaquer le plus vite que possible », ajouta t-il.

 Pour ce qui a trait à l’éducation et au respect de la loi. Un autre jeune croit que si l’éducation a été l’un des points essentiels du discours de Martelly lors de sa campagne électorale, aujourd’hui, il est venu le temps de voir concrétiser ce rêve de tous les Haïtiens. C’est l’article 32-3 de la constitution qui le dit :
«  Timoun dwe al lekòl. Lalwa va di ki pinisyon yo prevwa lè sa pa fèt. Leta dwe bay elèv lekol yo tout liv ak tout sa ki nesesè pou yo aprann gratis. »

Les jeunes n’ont pas caché leur satisfaction après cette séance. Si certains jeunes pensent qu’on devrait profiter des débats qui se font autour d’un éventuel amendement de la constitution pour revoir certains articles, les actualiser, les contextualiser à nouveau, d’autres croient que c’est à nous tous, jeunes, grands et vieux de faire un faisceau pour sortir le pays de ce carcan. Les défis sont à nous tous. C’est dans une ambiance de débat intense que les animateurs ont mis fin à cette rencontre.

Max Grégory SAINT FLEUR/ Maxandre BIEN-AIME
Animateurs du Club VDF de Léogane-Darbonne

jeudi 5 mai 2011

Les problèmes économiques des jeunes d’Haïti, au Forum libre du jeudi

Le Forum libre jeudi, sous les auspices de la Fondation Friedrich Ebert de la République d’Allemagne et du Centre Pétion-Bolivar, a organisé une conférence-débat sur les problèmes économiques des jeunes d’Haïti, jeudi 28 avril, à partir 4h30 pm à l’hôtel Le Plaza au Champ de Mars, et présidée par le cinéaste haïtien, Arnold Antonin.

Cette 217e rencontre d’une longue série a ouvert un cycle thématique de forums autour des problèmes de la jeunesse d’Haïti. Ces forums, comme le souligne A. Antonin, n’ont pas la prétention d’aboutir à des conclusions, mais plutôt à des résolutions. Les cycles thématiques annuels vont des sujets sociaux, culturels à la politique et à l’environnement, en passant par la religion.

Un panel de 5 intervenants, dont 3 hommes et  2 femmes, tous des jeunes (étudiant, entrepreneur, cadre), présentent différentes problématiques du thème, mais qui se tiennent par leur complémentarité.

Vario Sérant, journaliste, établit pour l’assistance la définition et l’environnement du sujet « jeune ». Il fournit des statistiques : les jeunes constituent  70% de la population haïtienne, dont 52% vivent en milieu rural. Sur chaque 15 jeune, 4 sont analphabètes. 14 jeunes sur 100 ont un emploi rémunéré, mais 73 filles sur 100 sont sans emploi rémunéré (contre 66 sur 100 pour les garçons). 88% des jeunes en milieu rural ont un statut d’indépendant (contre 73% en ville). La fraction la plus importante de la population a un âge médian de 22 ans. La jeunesse qui devait être un atout majeur pour le pays devient un handicap, un fardeau qu’elle traine difficilement.

Les raisons avancées par les autres panélistes sont abondantes. Rousseau Max Gary, statisticien, les trouve dans l’économie. Selon lui, le pays se caractérise par une carence d’entreprises donc de production de richesses, qui affaiblit considérablement le pouvoir d’achat des jeunes, victimes du chômage, de sous-emploi ou de faible rémunération. Il a identifié 3 problèmes posés  à l’emploi des jeunes : une formation mal orientée en décalage constant avec les besoins réels de l’économie haïtienne ;  une sous utilisation des compétences haïtiennes à cause des ONG qui les détournent vers des taches décalées; une économie peu adaptée au système haïtien miné par l’absence de vision des décideurs politiques. Ce qui aboutit à une impasse, ou plutôt à un paradoxe : pas de débouchés en Haïti pour certaines formations, mais plutôt à l’étranger.

Puis, Rousseau enchaine avec les solutions : L’Etat haïtien devrait stimuler la création d’entreprises, créer un environnement favorable à l’investissement, orienter des jeunes vers des domaines à forte demande, créer davantage de centres de formation professionnelle, susciter chez les jeunes l’esprit et la culture d’entreprise, créer un fond d’investissement pour les jeunes qui veulent se lancer dans l’entrepreneuriat.

La 3e intervenante, Nadine Louis, spécialiste en genre et développement au Ministère de la Jeunesse et des sports, a insisté sur l’insertion économique des jeunes, mais davantage sur l’autonomisation des femmes. Pour elle, les jeunes, plus particulièrement les jeunes femmes, sont les catégories les plus vulnérables de la population. Ils partagent les mêmes problèmes, auxquels s’additionnent certaines  spécificités pour le sexe féminin : elles sont perçues défavorablement dans la société, elles y ont souvent des rôles socioéconomiques désavantageux, sont confinées plus volontiers à la maison, et plus durement frappées par le chômage. 

Nadine décline ensuite les freins à l’accès des jeunes femmes au travail : le manque de modèles féminins, la grossesse précoce, les taches domestiques, la discrimination sexuelle (qu’elle considère comme le plus grand frein des femmes à l’emploi), encadrement parental inadapté, exigence élevée des offres de travail et l’absence de vision et de politique d‘insertion économique des femmes. 

Le 4e panéliste, Emmanuel Charles, étudiant finissant en économie, a par contre énoncé 7 défis que vont devoir relever les gouvernements haïtiens pour satisfaire les attentes des jeunes : des formations adaptées et orientées vers l’emploi ; freiner les migrations des jeunes à la recherche d’emplois ou tout simplement d’une vie meilleure à l’étranger ; encourager l’esprit d’entreprise en facilitant l’accès des jeunes au capital ; faciliter l’accès aux technologies de l’information et de la communication pour nourrir le potentiel créatif des jeunes ; assurer une meilleure couverture santé pour diminuer la vulnérabilité des jeunes face aux maladies sexuellement transmissibles ; impliquer les jeunes dans la protection de l’environnement par une sensibilisation accrue ; prioriser les jeunes dans les politiques publiques en les impliquant dans leur élaboration et dans les processus décisionnels.

Vanessa Jean-François, ingénieur, a partagé avec l’assistance son expérience de jeune entrepreneur et les obstacles qu’elle a traversés pour créer son entreprise : la peur de partager son idée avec autrui ; la qualification limitée des partenaires éventuels ; la reconnaissance des pairs sur la base du patronyme familial ; le marronnage des banquiers envers les jeunes ; manque de confiance des jeunes en eux, lié à leur faible capacité de convaincre. Cependant, ces problèmes qui sont généralement le lot des jeunes créateurs d’entreprise haïtiens, loin de la décourager, ont décuplé sa volonté de réussir.

Vanessa n’a pas manqué de souligner, chiffres à l’appui, que le secteur informel recueille la majeure partie des entreprises haïtiennes, lequel génère des emplois de survie, mais ne crée pas de réelles opportunités. Ainsi, elle croit que l’Etat haïtien a la nécessité de créer les conditions-cadre pour structurer les entreprises de l’informel, de former les créateurs d’entreprises via l’université, d’encourager les jeunes à créer leur propre entreprise, d’apprendre aux jeunes à trouver des solutions concrètes, réalisables et durables, d’impulser un changement de paradigme dans l’action des entrepreneurs en insufflant de nouvelles valeurs (discipline, honnêteté, respect de la clientèle et de soi-même).

Ces exercices de réflexion, pour cerner les problèmes économiques des jeunes Haïtiens, ont le mérite d’être tenus par des jeunes (et non par des spécialistes ou experts), de parler davantage des solutions plutôt que des problèmes, de faire découvrir l’amorce d’une détermination et de résolutions nouvelles, d’un changement comportemental chez les jeunes : ils veulent créer et se prendre en charge, au lieu de se plaindre et d’être dépendants.

Jean-Gérard Anis
Coordonnateur du projet VDF

mardi 3 mai 2011

Tournoi de débat au club de Cote-Plage


A l’occasion de la Fête du livre et de la culture, Le club de VDF de Cote-Plage  organise un mini-tournoi interne de débat, du 9 au 11 mai prochain. 

Six (6) équipes auront à s’affronter. Le Public forum est le format de débat qui sera utilisé.

Les résolutions qui y seront débattues sont les suivantes:
  1. Le rap créole entraine l’acculturation de la jeunesse
  2. L’enseignement en Haïti devrait se faire en créole
  3. Le baccalauréat haïtien devrait être supprimé
Le compte-rendu de ce tournoi sera peu après publié sur le blog.

Le coordonnateur

Election de Michel Martelly: Les jeunes du club VDF du Cap réagissent

Samedi 9 avril, deux grandes questions méritant une attention spéciale ont constitué la toile de fond de la rencontre avec les jeunes de la FOKAL :

-          - Quels sont vos sentiments par rapport aux élections qui viennent de se dérouler dans le pays ?
-         - Qu’est-ce que vous espérez du nouveau président élu Joseph Michel Martelly ?

A la première question, les jeunes ont fourni les réponses suivantes :
-          Les élections étaient sans fraude.
-          Le CEP a choisi Michel Martelly rien que par peur d’un soulèvement violent des masses.
-          Les élections étaient parfaites car elles se sont déroulées dans la plus grande transparence ; et c’est la raison pour laquelle elles ont abouti à cette satisfaction populaire incroyable dont témoignent les foules qui ont gagné toutes les rues après la proclamation des résultats tant attendus.
-          Chapeau pour le CEP cette fois ! Ces élections ont moins de fraudes que d’habitude. Le peuple a voté et son vote a été respecté.
-          Les élections n’étaient que du théâtre de mauvais goût.

A la deuxième question, nous avons pu recueillir les réponses suivantes :
-          Dites-moi qui est le président d’Haïti et je vous dirai l’avenir.
-          Avec Michel Martelly, c’est un chaos total.
-          Michel Martelly apportera le changement indispensable au développement du pays.
-          Avec Michel Martelly, c’est une rupture totale avec Préval et ses paires.
-          Michel Martelly est vraiment digne de nous représenter et pourra régler quelque chose de bon pour le pays.
-          Nous de devons pas nous croiser les bras et espérer. Nous devons l’aider à concrétiser ses rêves.
-          On ne peut espérer grand-chose du président puisqu’il ne dispose d’aucun moyen réel de matérialiser ses projets.
-          Avec l’aide de Dieu, son mandat prendra fin avec une grande satisfaction des masses.
-          Michel Martelly c’est l’immoralité au pouvoir. Que peut-on espérer de l’immortalité ?
-          Avec Michel Martelly, une Haïti meilleure est à espérer.

Ce sont autant de réponses d’envergure que les jeunes ont pu trouver aux deux questions qui leur ont été adressées.

Rien n’arrivait à étancher leur soif. Ils n’ont pas voulu terminer, l’ambiance était folle sur la cour du local.  La réunion a pris fin sous un grand pli rose, avec un enthousiasme débordant, la fièvre de débattre.

Djhimy REGIS
Animateur adjoint du club VDF du Cap

lundi 2 mai 2011

Les jeunes VDF de Gros-Morne découvrent la forêt Jean-Marie Vincent

Une journée de réflexion et relaxation

Qui voyage plus, voit beaucoup plus. Un enfant manifeste toujours le désir de découvrir de nouvelles vues. Celui qui ne profite pas de sa jeunesse pour accomplir ses souhaits, regrettera sa vieillesse. Pourquoi  ces regrets ou même ses remords ? Nous le comprendrons bien à partir du résumé du déroulement de la journée de réalisée à la forêt Jean Marie Vincent.
 
Samedi 12 mars 2011 marque la date charnière dans l’histoire des membres VDF de Gros-Morne. Aux environs de 8 heures am nous avions laissé le local du club en direction de Grepin, question d’aller contempler la beauté de la Foret Jean-Marie Vincent. Dans un esprit de fraternité et d’ambiance, les jeunes défilent à la queue leu leu jusqu'à Rivière Mancelle où la traversée a un peu augmenté le rire quand les filles devaient sauter sur des pierres disposées linéairement. 15 minutes après, c’était l’arrivée. Sous un toit circulaire, les jeunes de posent pendant 10 minutes avant de prendre le goutté que les animateurs leur avaient apporté. 

A proximité de 10 h 30 mn c’était le moment décisif de la journée où tout la monde allait s’extérioriser ouvertement sur ce sujet : « en dépit de tout, peut-on réussir dans la vie ». L’alpha des opinions, de souhaits, des conseils… se faisait avec l’animateur Jonathan Vilméus. Au fur et à mesure, tous les jeunes avec humilité, disaient ce qu’ils ressentent.  Parmi les réponses, on peut citer : Avoir un rêve, Compter d’abord Dieu et sur soi-même, viser un objectif, être réaliste… Apres la table ronde, il arrivait l’heure du grand repas. 

Je n’ai jamais été époustouflé de la sorte âpres avoir admiré le déploiement du sens de l’amitié du coté de tous les participants. On mangeait ensemble, on jouait ensemble. Je vous assure que je n’ai jamais vu une atmosphère de joie pareille à celle là. Apres tout cela, vint ensuite le temps de la prise de photos. On ne savait quelle posture prendre dans cet endroit un peu froid.

La forêt se  situe dans une montagne au sommet de la quelle nous avons pu dominer tous les environs. En se plaçant dans la façade Nord, on observe des maisons très distantes les unes des autres et un terrain. Au Sud on voit serpenter les Trois Rivières. A l’Ouest, c’est Trou Cipion en face duquel Strouve l’entrée officielle de la forêt. A l’Est surplombe la cité Max Polpront, la terre mère des Grosmornais (Ville de Gros-Morne).

Après avoir bien fait la connaissance de la forêt, on passait à une  petite rubrique Culturelle avec 4 jeunes : Arly, avec une blague, nous faisait rire aux éclats. Moi, Grégory Eliazard, alias ziky, exécutais un morceau de musique qui fait la joie de plus d’un.

Tout de suite après cette partie culturelle, l’animateur et l’animatrice passaient à l’évaluation de la journée. Tous les membres devaient donner leurs points de vue la dessus. La grande insatisfaction de tous les participants est qu’on délaissait beaucoup trop tôt (2 h 30 nm) cet endroit magnifique.  Moi personnellement, la mienne est que je ne sais pas encore la nouvelle destination pour la prochaine journée, car je souhaite revivre une ambiance similaire.

Grégory Eliazard
Jeune du club VDF de Gros-Morne

Une année à la tête du PIJ

  cher.es ami.es, Depuis janvier 2022, je suis appelé par la direction de la FOKAL à assumer la charge de la coordination du Programme Initi...