jeudi 17 mars 2016

Tournoi interscolaire de Christ-Roi: Bulletin des juges

FINALE: Collège Saint-Louis de Bourdon vs Nouveau Collège Bird  (2-1)




DEMI-FINALE 1 : Collêge Saint-Louis de Bourdon vs Institution Mixte Sainte Geneviève (3-0)





DEMI-FINALE 2: Nouveau Collège Bird vs Lycée Marie-Jeanne (2-1)




ROUND 3: Collège Immaculée de Marie vs Institution Mixte Sainte Geneviève (1-2)




ROUND 3: Collêge Saint-Louis de Bourdon vs Lycée Marie-Jeanne (2-1)



ROUND 3: Lycée Anténor Firmin vs Nouveau Collège Bird (3-0)





ROUND 3: Collège Saint-Louis Roi de France vs Lycée National de Carrefour-Feuilles (2-1)




ROUND 2:  Nouveau Collège Bird vs Collège Immaculée de Marie (3-0)





ROUND 2: Lycée National de Carrefour-Feuilles vs Lycée Marie-Jeanne (2-1)





ROUND 2: Lycée Anténor Firmin  vs Institution Mixte Sainte Geneviève (1-2)




ROUND 2: Collège Saint-Louis Roi de France vs Collège Saint-Louis de Bourdon (0-3)





ROUND 1:  Collège Saint-Louis de Bourdon vs Lycée National de Carrefour-Feuilles (3-0)




ROUND 1:  Institution Mixte Sainte Geneviève vs Nouveau Collège Bird (0-3)





ROUND 1:  Collège Immaculée de Marie vs Lycée Anténor Firmin (0-3)




ROUND 1:  Lycée Marie-Jeanne vs Collège Saint-Louis Roi de France (3-0)






Programme Initiative Jeunes
FOKAL
17 Mars 2016

mardi 15 mars 2016

Le collège Saint-Louis de Bourdon ne sait pas perdre

Le collège Saint-Louis de Bourdon (CSLB) a frappé encore un grand coup le samedi 12 mars, en remportant, pour la deuxième fois consécutive cette année, le tournoi de débat inter scolaire organisé sous le leadership du club de débat de Christ-Roi. Après le premier gagné, le 30 janvier dernier, contre l’institution Georges Marc (lire l’article http://vaguedufutur.blogspot.com/2016/03/un-veritable-tour-deforce-le-club-de.html ), la même école est championne de la deuxième édition, face à une vaillante équipe du Nouveau collège Bird. Quinze matches ont été joués au cours de cette longue journée, arbitrés par une douzaine de juges qui sont soit des animateurs d’autres clubs de la capitale et soit des étudiants formés par FOKAL à cet exercice.
Linda, Thafaina, Mie Micheline, du collêge St Louis de Bourdon
championnes du tournoi inter scolaire
Ce tournoi a opposé 8 équipes secondaires de Port-au-Prince : les collèges Saint-Louis Roi de France, Saint Louis de Bourdon, Cœur Immaculée de Marie, Nouveau Collège Bird, Institution mixte Sainte Geneviève, les lycées Anténor Firmin, Marie Jeanne, le lycée national de Carrefour-Feuilles. Une délégation de quinze jeunes accompagnés de leurs animateurs sont venus spécialement de Jacmel pour assister à la compétition. De 14 établissements inscrits au préalable, 6 ont désisté à regret pour cause d’examens trimestriels dans leurs écoles. Mais ces 8 écoles avaient tous participé au précédent tournoi de janvier.

Débattre sur les dictatures pour entretenir la mémoire

Cette compétition organisée au CSLB, dans le cadre des activités de la « Semaine de la rencontre des Mémoires Haiti-Argentine », du 8 au 12 mars, sous l’égide de FOKAL (http://vaguedufutur.blogspot.com/2016/03/semaine-de-la-rencontre-des-memoires.html), a été entreprise dans le but de faire réfléchir et débattre les jeunes sur les besoins de justice des populations opprimées par les régimes autoritaires et les modes de résistance des peuples contre les dictatures. Des élèves supporteurs de ces écoles, quelques parents de débatteurs, 2 universitaires argentins participant à la Semaine de la rencontre des Mémoires, étaient venus encourager les débatteurs.
Contre-interrogatoire entre Nouveau Collège Bird et Lycée A. Firmin
Il y avait de la revanche dans l’air. L’enjeu était donc de taille. Les 24 débatteurs dont 16 filles, engagés dans ce tournoi ont effectué des débats passionnants et passionnés, avec des plaidoyers sur l’impact et l’exemplarité des luttes non violentes des communautés et des peuples contre l’arbitraire, et des argumentations fortes sur les conséquences et l’efficacité de l’usage de la force et de la violence pour opérer des changements dans une société. Le sujet principal a été le suivant : « La protestation non violente est le meilleur moyen pour provoquer un changement dans un Etat non démocratique ».

Les débatteuses, des maitresses du jeu

En demi finale, l’équipe du lycée Marie-Jeanne avait été percutant, mais cela n’a pas suffi pour faire la différence, celle de l’institution Sainte Geneviève a échoué de peu au même stade de la compétition qu’en janvier dernier. C’est une équipe redoutable car elle donne beaucoup de fil à retordre à ses adversaires. Une de ses débatteuses Kaïcha Jeanty, a été titrée « Meilleur Débatteur Espoir ». Les débatteurs du lycée Anténor Firmin sont une force montante à surveiller de prés. Les équipes des autres établissements ont démontré du potentiel, car elles progressaient au fur et à mesure qu’ils jouaient des matches.
Contre-interrogatoire entre
Institution Sainte Geneviève et Collège Coeur Immaculée de Marie
L’équipe féminine du collège Saint-Louis de Bourdon a fait coup double : elle a non seulement remporté les 5 matches à jouer de la compétition, mais encore l’une de ses débatteuses, Tafaïna Saint-Louis, a été sacrée « Meilleur Débatteur » du tournoi. Une prouesse qui mérite d’être saluée. La performance de l’équipe du Nouveau Collège Bird, un autre ténor de la compétition, est également à féliciter, car elle a montré une force de caractère et d’engagement qui les a permis de se hisser en finale.

Le club de débat de Christ-Roi, un modèle à suivre

Les jeunes coaches de ces 8 équipes ont beaucoup de mérite. Ce sont tous des anciens débatteurs et débatteuses, pas plus loin que l’année dernière pour certain-es. Ils/elles se sont dévoués pour encadrer leurs jeunes camarades dans la préparation de ce tournoi. Une pensée spéciale pour 5 jeunes filles du club de Christ-Roi qui se sont dévouées pour aider les organisateurs dans la logistique de l’événement qui a terminé très tard (7h pm). Tous ces jeunes ont contribué par leur générosité à la réussite de cette journée de compétition.
L'animateur A. Désir du club de débat de Christ-Roi,
réalisateur du tournoi
Alfred Désir et Joel Lazard, les 2 animateurs du club de Christ-Roi et promoteurs de ce tournoi inter scolaire, bénéficient à présent d’un vivier important de débatteurs, surtout de débatteuses, talentueux, expérimentés et déterminés (car participer à 2 tournois de débat en l’espace de 2 mois forge assurément l’esprit de combativité).

Jean-Gérard Anis
Coordonnateur du Programme Initiative Jeunes


mercredi 9 mars 2016

Paroles de Jeunes est présenté à la communauté de Darbonne

Le club de débat de Darbonne du Programme Initiative Jeunes de Fokal a reçu ce vendredi 4 mars Jean-Gérard Anis, le coordonnateur du programme, pour une présentation du livre Paroles de Jeunes, à la demande de Maxandre Bien-Aimé et de Max Grégory saint-Fleur, les 2 animateurs du club de débat implanté dans cette communauté. 

L’objectif de cette présentation a été de faire connaitre le livre à la communauté, auquel ses jeunes ont contribué, d’orienter les jeunes vers sa lecture dans la bibliothèque Rasin Lespwa de Darbonne où 2 exemplaires sont disponibles, d’avoir des réactions des gens de la communauté sur le livre.
Environ soixante-dix personnes des 2 sexes ont été au rendez-vous. Parents, élèves, débatteurs, étudiants journalistes, représentants d’associations, tous ont été attentifs et très intéressés par la présentation de ce livre « fait pour les jeunes et par les jeunes ».

Naissance du projet et consultation nationale des jeunes

La mission principale de Fokal est d’aider les jeunes Haïtiens et Haïtiennes, c’est son axe prioritaire qui traverse tous ces programmes. C’est dans ce but que le Programme Initiative Jeune naît en 1996, qui a évolué et fête cette année ses 20 ans d’existence. « Il est rare de voir un programme durer autant dans ce pays, sans discontinuité » a précisé le coordonnateur du projet.
Paroles de Jeunes, est le premier livre dédié à la jeunesse faite par les jeunes en Haïti »,  a déclaré fièrement J-G Anis, responsable du projet à Fokal. "Il a été rédigé sur la base des 13 consultations menées auprès des jeunes dans diverses régions du pays des clubs de débat du pays. Dans ce livre, la jeunesse haïtienne parle de ses préoccupations, de ses frustrations, de ses espoirs sur le pays et leur avenir."

Pour en savoir plus sur la genèse du livre et la consultation nationale des jeunes, allez à http://vaguedufutur.blogspot.com/2014/08/les-400-voix-de-la-jeunesse-haitienne.html

Pour avoir un aperçu du contenu de l’ouvrage, allez à http://vaguedufutur.blogspot.com/2015/12/paroles-de-jeunes-est-enfin-disponible.html

Le livre a été distribué gratuitement dans toutes les zones d’implantation des clubs de débat de Fokal, notamment dans les bibliothèques publiques et de proximité, les établissements secondaires disposant d’une bibliothèque ou d'un coin de lecture, des universités publique et privée, des organisations de la société civile, des organismes de droits humains, des institutions  internationales, certains ministères (Jeunesse et sport, Culture, Tourisme, Education), des associations travaillant avec des jeunes, etc.

Ce que les jeunes de cette consultation espèrent, c’est d’être entendus. C’est pourquoi Fokal veut rendre ce livre disponible partout et pour tous. Selon le coordonnateur, la plus grande perspective de ce livre, c’est qu’il soit utilisé par les responsables ou toute personne voulant aider les jeunes dans leur avenir.

Questions et réactions du public

La présentation a été suivie des échanges passionnants avec le public. Les questions et les témoignages fusaient. Verbatim.

- Pourquoi appeler ce livre aussi, « Livre blanc de la jeunesse » ?
C’est une appellation que nous avons utilisé à l’interne pour nommer le livre. Par définition, un livre blanc est un recueil d'informations destiné à un public déterminé pour l'amener à prendre une décision sur un sujet particulier. […] Il permet aussi à des institutions privées ou publiques à but non lucratif comme les ONG de publier un message officiel sous forme d'état des lieux sur un domaine d'intérêt public. Dans notre cas, c'est d'amener les décideurs de ce pays, les institutions et les organisations œuvrant pour la jeunesse haïtienne d'entreprendre des initiatives pour ce même public.

- Le livre est-il disponible à l’achat ?
Il est en vente également dans les librairies de la capitale. Non, ce n’est un non-sens de vendre le livre alors que nous disons qu’il est disponible pour tout le monde, comme l’a fait remarquer un journaliste présent.

- Quelles sont les visions politiques de Fokal ?
La fondation n’a pas une vision politique, au sens politique politicienne, mais une politique jeunesse qui s’incarne dans ses différents programmes-maison à destination des jeunes. Le programme de débat, les bibliothèques de proximité, les bourses d’études aux étudiants, concourent tous à aider les jeunes à développer leurs capacités et à s’émanciper.

- Quand l’impact du livre se fera t-il sentir ?, s’inquiéta un jeune.
Nous aimerions que son impact se fasse sentir le plus rapidement possible. D’abord chez les jeunes qui devraient y trouver des motifs de réflexion sur eux-mêmes et sur le pays; ensuite chez les décideurs pour qu'ils engagent de véritables actions en leur faveur.

- Est-ce que les solutions présentes dans le livre paraissent plus concrètes ?
Plus concrètes par rapport à quoi ? Bien entendu, les pistes de solutions que les jeunes consultés ont proposées pour chaque problématique sont concrètes. Elles sont précises, réalistes, réalisables. C’est ce qui fait d’ailleurs la puissance du livre. On oublie trop vite que les jeunes peuvent être également une force de propositions aux problèmes du pays.

- Quelles solutions propose FOKAL pour les jeunes ?
Dans ce livre, Fokal n’a pas proposé de solutions pour les jeunes. Au contraire, ce sont les jeunes qui proposent des solutions. Fokal s’est fait seulement leur porte-parole à travers Paroles de Jeunes.

- Ne trouvez-vous pas que le livre est inachevé parce qu’on n’a pas consulté les jeunes du Nord-ouest et du Nord-est ?, questionna une jeune fille.
Oui et non. Oui, parce qu’on aurait pu faire plus de consultations, touché plus de jeunes, plus de communautés. Mais il a fallu être réaliste. Nous avions des limitations de temps et de budget. D’un autre coté non, puisque nous avons atteint nos objectifs prévus.

- Est-ce que Fokal a l’intention de s’étendre dans le Nord-ouest et le Nord-est ?, renchérit un autre.
J’espère bien qu’un jour ou l’autre Fokal interviendra dans ces 2 départements non encore touchés par ses programmes. Il n’est que d’attendre.

- Pourquoi d’autres zones n’ont pas été touchées par les consultation?, insista un camarade.
Les communautés touchées sont toutes des zones d’implantation des 14 clubs de débat de notre réseau. Ils ont servi comme ressources logistiques pour préparer les consultations et comme points de rencontre pour les jeunes. Malheureusement, dans les autres départements, nous ne disposions pas de ces ressources-là sur place. Malheureusement,  Fokal n’a pas (encore) de clubs dans ces départements : Nord-ouest, Plateau Central, Nippes et Nord-est. Nous mettrions trop de temps à y organiser ces consultations. Or, nous n’avions plus ce temps-là

- Est-ce que le livre sera disponible en format électronique ? Si oui, quand ?
Fokal y réfléchit déjà à cette possibilité. Malheureusement, je ne peux pas vous dire quand.

- Qu’est-ce qui va se passer après ? a demandé une élève.
Nous travaillons avec les clubs à transformer certaines de ces propositions en actions. Autrement dit, les clubs pourront organiser des journées de sensibilisation dans leurs communautés respectives sur des problématiques traitées dans  Paroles de Jeunes, afin de donner encore plus d’écho à leurs paroles.

- Comment l’école peut utiliser le livre ? Comment le livre peut-il aider la communauté ?, s’est interrogé un parent.
Ce livre peut être utilisé comme outil pédagogique, car il renvoie à beaucoup de sources, et aussi comme ouvrage de référence sur certains thèmes intéressant les jeunes en général, par exemple la question de l’égalité des sexes, des loisirs, de la culture, du bilinguisme à l'école…

Le livre adresse aussi des problèmes ou des préoccupations de la communauté, par exemple les questions de conditions de vie, d’habitat et de transport, d’emploi et de formation, de discriminations et de préjugés, de droits et de santé sexuels, des religions… Les réflexions et les propositions des jeunes peuvent constituer des tremplins vers des projets ambitieux si la communauté veut agir sur ces problèmes.
D’ailleurs, à la fin du livre, un chapitre est consacré à la manière dont on peut l’utiliser.

- Est-ce que n’importe qui pourrait reproduire le livre ?, a voulu savoir un élève.
Le livre est enregistré au Bureau Haïtien des Droits d’Auteur (BHDA) et est protégé par un copyright. Ces diapositifs donnent à Fokal le droit de poursuivre devant la justice, en Haiti ou à l’étranger, quiconque le vendrait illégalement, ou en ferait une reproduction illicite, sans son autorisation.

- Pourquoi le livre ne sera pas disponible dans toutes les écoles du pays ?
Nous avons fait le choix juste et sensé de donner gratuitement 1 à 2 exemplaires de l’ouvrage uniquement aux établissements secondaires disposant d’une bibliothèque ou d'un coin de lecture. Ainsi, nous évitons que le livre demeure la propriété d’un professeur ou demeure sur le bureau d’un directeur, dans une école, sans possibilité que les jeunes y aient accès.

- Pourquoi le livre est-il en vente dans les librairies ?
Pourquoi pas ? Vu qu’on n’a pas la possibilité de donner un exemplaire à chaque individu, on permet à des personnes intéressées de se l’approprier autrement, grâce à un petit effort financier. Cependant, la vente lucrative n’est pas la motivation de la fondation.

- Quel a été le coût de publication du livre pour Fokal?
Beaucoup d’argent, que la fondation a supporté seule. Il faut compter les frais d’organisation des consultations, d’édition et d’impression. Je dirais dans les trente mille dollars américains environ.

- Quelles sont les recommandations prioritaires de Fokal dans ce livre ?
FOKAL n’a pas fait de recommandations dans le livre. Néanmoins, il exhorte tout un chacun à le consulter, à s’approprier la parole des jeunes pour agir dans l’intérêt de la jeunesse haïtienne toute entière.

- Quels sont les retours espérés du livre ?
Comme les jeunes, on y met beaucoup d’espoirs : l’espoir que les paroles des jeunes soient vraiment entendues par tous ceux et toutes celles à qui le livre est adressé, que l’Etat, les responsables politiques, les institutions publiques, les organisations non gouvernementales et non étatiques agissent pour satisfaire les besoins de cette catégorie la plus importante de la population haïtienne.

- Est-ce que FOKAL compte refaire une consultation ?
On verra. Mais nous considérons les activités de débat dans les clubs comme des consultations sur des thématiques spécifiques.

Visions et perspectives du livre

Les jeunes ont applaudi l’initiative de venir présenter le livre à la communauté, de les faire découvrir son contenu et ses « secrets », au point qu’un jeune étudiant se disant leader d’un groupe de jeunes déclare qu’il ne partira pas sans un exemplaire de « Paroles de Jeunes ».

Une militante féministe, représentante d’une association de femmes à Léogane, s’est dite ravie que le club de Darbonne ait traité du thème « Egalité des genres ». Elle a ajouté que les jeunes filles doivent considérer les enseignements du livre sur l’équité de genre  pour définir leur place et leur avenir dans la société haïtienne. Elle a exhorté les filles à rester à l’école le plus longtemps possible.
Ce qu’il faut retenir, c’est que la vente du livre n’a pas un intérêt lucratif pour Fokal et que le livre n’est pas uniquement une sorte de recueil des réactions des jeunes sur des sujets de la société mais aussi un outil de réflexion et de décision afin d’améliorer la vie, l’avenir des jeunes Haïtiens ainsi que de la société en général.

Fokal réitère ses remerciements aux jeunes filles et garçons de Darbonne qui ont contribué à la réalisation du livre « Paroles de Jeunes ».

Jean-Gérard Anis
Coordonnateur du Programme Initiative Jeunes

Jessica Saint-Louis
Étudiante en 3e année à Sciences Po Rennes (France)
Stagiaire à la FOKAL

vendredi 4 mars 2016

Le club de Cote-Plage affiche ses ambitions pour ses 15 ans d’existence

Fondée en Novembre 2001 par les animateurs Jacob Gateau et Emmanuel Tranquille, Le club de débat de Côte-Plage a vu s’épanouir toute une génération de jeunes. Timides pour la plupart au commencement, ces jeunes ont pu au fur et à mesure, acquérir les armes de la dialectique, se construire une vision plus juste des réalités du monde, apprendre à exprimer ce qu’ils pensent et enfin comprendre l’importance de la tolérance. Cette année, pour célébrer ses 15 ans d’existences, le club entreprend toute une série d’activités qui ont commencé le 30 décembre 2015 et qui prendront fin le 31 décembre 2016.

·         La Fête de fin d’année : Organisée traditionnellement depuis 5 ans, la fête de fin d’année a eu lieu cette année au « Jardin du Destin », un petit restaurant assez chic qui est situé à  Côte-plage 18, avec une vingtaine de jeunes. Cette rencontre fut l’occasion de dresser un bilan des activités du club ces deux dernières années, de faire le point sur les échecs successifs du club aux derniers tournois nationaux. Ce fut aussi une occasion pour des anciens du club de venir partager leurs expériences avec les jeunes. Ce fut 3 heures de plaisirs, de fraternité, de plaisir où ils ont discuté ensemble, toutes générations confondues, des problèmes du club, mangé et dansé ensemble.

·         Retrouvailles et Témoignages : Pour marquer cette célébration, les animateurs se sont engagés à retrouver des anciens débatteurs, certains d’il y a 15 ans, d’autres d’il y a 10 ans, et enfin des années plus récentes, pour témoigner de ce que le programme débat leur a apporté et de la manière qu’ils/elles ont pu se construire grâce au débat. Un recueil de ces témoignages sera publié  sous peu.

·         Une tournée des clubs pour des matchs de débat : Afin de stimuler le sens de la compétition chez les jeunes, le club établit un challenge où chaque mois il affrontera un autre club de débat du réseau. Le 1er challenge a eu lieu le samedi 27 février.  Deux équipes de Côte-plage se sont déplacés pour aller affronter deux équipes du club de Christ-roi autour du sujet : « La violence peut être un moyen légitime d’expression politique ».
  
Le deuxième match aura lieu le 12 mars face au club de la BMC. Les autres se feront au gré des planifications avec les animateurs respectifs des différents clubs
 
·         Une formation aux techniques du débat : Une formation sera effectuée à la mi-mars, pour les membres du club (Rappel) et aussi pour les délégations d’écoles qui seront invitées à bénéficier de ce programme.


·          Deux tournois en perspectives : Le premier, à la fin du mois de mars  avec les membres du club et le second, qui sera un tournoi de débat interscolaire, à la fin du mois d’avril.

D’autres activités se préparent pour le deuxième semestre de l’année, le tournoi national étant la priorité, beaucoup d’efforts sont déployés afin de mettre le club au niveau où il était il y a trois ans.


Gutenberg Destin
Animateur du club de club de Côte-Plage

jeudi 3 mars 2016

Duels de débat entre un Christ-Roi dominateur et un Cote-Plage accrocheur

C'est sur un résultat égal, 1 nul et 1 victoire que se sont terminés, les 2 duels de débat opposant 2 équipes de Côte-plage contre 2 de Christ-Roi, samedi 27 février 2016, à Bourdon. L’objectif de ces duels amicaux entre ces 2 clubs, opérés depuis l’année dernière, est vu de deux manières par ces 2 clubs en compétition.

Du côté de l'équipe de Pyepoudre, suivant les déclarations de l'animateur Afred DÉSIR, un peu plus tôt avant le match, il est a précisé que l'objectif était clairement d'évaluer les jeunes débateurs, en identifiant les choses à corriger, leur permettant toutefois de mieux expérimenter les différents aspects du format Karl Popper, pour une bien meilleure pratique du jeu à l'avenir. En outre, selon Gutenberg DESTIN et Magalie CIVIL, les 2 animateurs du club de Cote-Plage, ces déplacements leur ont valu d'abord la possibilité et le mérite de lancer la caravane des 15 ans de leur club, en créant un climat de challenge permanent chez leurs débatteurs, pour les préparer au tournoi interne du club qui doit avoir lieu à la fin de ce mois de mars. Et au final, "l'objectif est de familiariser les différents clubs", ont-ils affirmé.

Avec la présence de 12 jeunes, majoritairement  débutants, répartis en quatre équipes de trois joueurs chacune, le double duel s’est déroulé  de fort belle manière, en même temps dans 2 espaces différents du Centre culturel Pyepoudre. Un seul juge officiait dans chaque match. Quoique disposant de débatteurs débutants pour la plupart, le choc des deux clubs rivaux a tenu ses promesses.  Rigoureusement, en dépit des petites ambiguïtés identifiées par les juges, les débateurs de chacune des équipes respectives  ont défendu leur position de l'énoncé : «La violence peut-être un moyen légitime d'expression politique».


Deux fois malmené dans 2 précédents duels en 2015, par un club de Christ-Roi dominateur (5-2 à Bourdon, et 1-0 à Carrefour), Côte-plage a enfin freiné la roue de l’échec en sauvant in extremis un match dans le double de ce week-end du 27 février (1-0 &  0-1).

Mais, dans la grande salle, c'était tout le contraire. Le feu du débat semblait s’allumer un peu plus à chaque seconde au cœur des débateurs des deux équipes, au point d’avoir été ovationné chaudement par le public. De ce fait, suivant les réactions après match, nombreux sont ceux qui retiennent les noms: Domerçant Wood Kervens et Darling Moreau, 2 débatteurs qui, à leur avis, sont les deux révélations des 2 duels. D’aucuns pensent  que les deux auront tous une forme bien plus étincelante lors des prochains matches qu'ils auront à jouer durant leur carrière de débatteurs.

Par ailleurs, cette activité a été une belle réussite en raison de la performance de ces jeunes débatteurs dans la présentation des cas qu'ils ont défendus rigoureusement avec leurs arguments.  "C'est l'un des meilleurs parmi les multiples moyens de boucler un mois au sein d'un club,  en faisant évaluer la capacité des jeunes", a lâché une personne du public. Sans l'ombre du doute, il n'y a pas de meilleur moyen que la pratique du débat pour évaluer un débatteur débutant, et pour identifier ses nouvelles potentialités.

Puisse de beaux duels pareils se renouveler longtemps et toujours à la pleine satisfaction des jeunes, à la santé des clubs, et au bourgeonnement de cet espoir durable qui fera  accroître la vie du débat!

Joe Jean-Charles
Responsable communication
Club débat de Christ-Roi

Revu et corrigé par Jean-Gérard Anis
Coordonnateur du Programme Initiative Jeunes
FOKAL

Semaine de la Rencontre des mémoires Haïti – Argentine

La Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL) soutient, du 8 au 12 mars 2016, un ensemble d’activités qui permettront de revenir sur le voyage d’études en Argentine « la rencontre des mémoires » effectué en juin 2015 par des acteurs et des actrices de la société civile d’Haïti à Buenos Aires. Ces différentes activités s’organisent autour d’un dialogue entre Haïti et la république d’Argentine, qui a connu plusieurs périodes de dictatures depuis 1955 dont quatre juntes militaires de 1976 à 1983.

En juin 2015 en effet, des membres de la société civile, créateurs et créatrices, activistes des Droits Humains, enseignant(e)s-chercheur(e)s d’Argentine, du Brésil, du Chili, de France, et d’Haïti s’étaient réunis à Buenos Aires autour d’une question centrale :
comment se construisent, se disent, s’agencent, s’oublient, se fabriquent certaines mémoires ? Les organisateurs et les organisatrices de cette rencontre, l’Université Nationale du Général Sarmiento (UNGS), l’Espacio Eclectico, l’Université Paris-Diderot, l’Université Paris 8, Kompost et FOKAL ont eu le souci d’interroger, de questionner et de partager de façon à ce que les voix différentes et dissonantes habitent l’espace et donnent à penser leur mise en commun. Ils ont permis aussi qu’émergent des expériences diverses et que s’échangent des manières plurielles d’élaborer les mémoires. Une variété d’expériences dans les secteurs de l’Etat, de la justice, de la société civile, de l’université …  et des échanges sur différents outils et méthodologies avaient nourri les réflexions et les débats, au cours de cette rencontre. Des visites avaient également été organisées sur les "lieux de mémoire".
Près de 9 mois plus tard, cette semaine d’échanges du 8 au 12 mars réunira à Port-au-Prince des membres de la société civile, les organisations des Droits Humains, des enseignant(e)s-chercheur(e)s, des étudiant(e)s et des créateurs et créatrices d'Haïti, d'Argentine et de France qui interviendront sous différentes formes : conférences, tables rondes, exposition, projections de documents vidéos, performances artistiques.
Pour accueillir cette riche et enrichissante programmation, les décors seront plantés à la salle FOKAL UNESCO, à l’Atrium de FOKAL et à la Bibliothèque Monique Calixte, à l’avenue Christophe, mais aussi au Centre Culturel Katherine Dunham à Martissant et au Centre Culturel Pyepoudre à Bourdon. Le collège Saint Louis de Bourdon pour sa part, sera le théâtre d’un tournoi de débats autour de la dictature entre 14 équipes issues chacune d’une école secondaire de la capitale, selon le thème suivant : « quand la démocratie est en danger... ».  
La rencontre des mémoires s’organise à un moment où des juristes, des professionnels des médias, des organisations des Droits Humains en Haïti et des enseignants-chercheurs partagent leurs travaux et leurs réflexions sur les questions de la mémoire, de la justice et des Droits Humains. La parution de l’ouvrage collectif « Haïti, De la dictature à la démocratie ? » le 16 février aux éditions Mémoire d’encrier ou encore le cycle de conférences « Les voies judicaires pour le renforcement des Droits Humains » organisé en Haïti par le Bureau des Droits Humains en Haïti (BDHH) et Avocats Sans Frontières Canada en attestent. De surcroit, cet ensemble d’activités survient au moment où Haïti se souvient du départ en exil du dictateur Jean-Claude Duvalier le 7 février 1986 ; départ qui a ouvert une possibilité démocratique, il y a 30 ans.
Pour avoir une rétrospective du voyage d’études de 2015 en Argentine, consultez le journal vidéo de la réalisatrice Rachèle Magloire en cliquant ici., ou bien consultez le résumé Vidéo de l’Université du Général Sarmiento ici


Programmation de la semaine d’activités 



·         Journal vidéo de la réalisatrice Rachèle Magloire :

·         Vidéo de l’Université du Général Sarmiento : https://www.youtube.com/watch?v=zfE-qO-ni_k

 fokal

Une année à la tête du PIJ

  cher.es ami.es, Depuis janvier 2022, je suis appelé par la direction de la FOKAL à assumer la charge de la coordination du Programme Initi...