vendredi 16 février 2018

Les jeunes de Darbonne débattent sur la non-violence

Deux équipes finalistes du tournoi de débat organisé par les responsables du club de débat de Darbonne décembre 2017, a offert le 26 janvier dernier, un match par devant  50 élèves, en majorité des filles, de l’Institution Mixte Maison-Œuvre et le Lycée Anacaona de Léogane. Cette activité a été réalisée en collaboration avec les responsables de la bibliothèque Marie Claire Heureuse en vue de célébrer la journée de la non-violence scolaire et d'inviter les jeunes à faire partie du club de débat de la bibliothèque Rasin Lespwa.


Le sujet sur lequel portait le débat était: La non-violence est le meilleur moyen de lutter contre l'oppression. L'équipe affirmative qui défend le sujet, composée de Frantzo, Melina Desulmé et Silas Bellevue a avancé deux arguments pour soutenir sa position. Selon eux, la non-violence crée une atmosphère de  paix puisqu’elle aide beaucoup mieux que la violence dans la résolution des conflits. La lutte de Gandhi contre l’occupant britannique de son pays l’Inde, est un bel exemple. Il a manifesté pacifiquement contre l’oppresseur anglais en conseillant le peuple de l’Inde de ne pas répondre à la violence par la violence. La violence fait trop de dommages collatéraux  surtout lors des manifestions des opposants à une politique répressive dans un Etat.

Leur deuxième argument soutenait l’idée que la non-violence attaque les vrais problèmes, car elle essaie de résoudre les conflits mais non pas de les multiplier ou d’éliminer les responsables du conflit.  Elle cherche des alliés non pas des ennemis. Ainsi chercher à résoudre les causes de l’oppression donne beaucoup plus de résultats que de chercher à se venger de l’oppresseur. Agir différemment reviendrait à mettre de l’huile sur un feu pour l’éteindre.
 Cependant, l'équipe adverse composée de Jeff LOUIS, Walguens Simon et d’Angeline Eustache, a présenté un argument pour soutenir son cas. Pour elle, la lutte armée est historiquement la plus efficace. La non-violence ne crée pas une atmosphère de paix. Au contraire, le pouvoir de l'oppresseur augmente considérablement quand l'opprimé ne fait rien. Enfin en politique, l’oppresseur acceptera de vous entendre si et seulement s’il vous voit capable de  lui rendre la monnaie de sa pièce. Il a été toujours ainsi.

L'équipe affirmative a réfuté le seul argument de l'équipe négative, en leur rétorquant que même quand la lutte armée est historiquement plus efficace, elle ne procure pas la vraie paix, l'entente, l’harmonie entre deux individus ou deux pays. Cela crée plutôt des ennemies acharnés qui veulent toujours se venger les uns des autres.

La satisfaction brillait dans les yeux des jeunes présents à ce match. A la fin, ils ont donné leur point de vue et ont manifesté le désir de devenir débatteur eux aussi. Maranatha Innocent, une élève de NSIII, a félicité les deux équipes puis a fait savoir que le club de Darbonne doit réaliser beaucoup plus d'activités sur le débat avec les jeunes de la commune afin qu'ils puissent eux aussi profiter du débat. Maculove Mentor, elle a félicité l'audace dont les jeunes débatteurs ont fait preuve durant le match. Ainsi souhaiterait-elle  faire partie du club de débat de Darbonne. Destiné Jean Robenson pense que ce groupe de débat aiderait les jeunes à développer certaines capacités tant dans la recherche documentaire et la prise de parole en public.


Madame Judeline, l'animatrice de la bibliothèque Marie Claire Heureuse a souligné que ce serait bénéfique pour les jeunes du nouveau secondaire d'intégrer le club de Darbonne et  l'accès à l'espace de la bibliothèque ne leur sera pas refusé dans le cadre des rencontres.

Les jeunes présents ont manifesté un intérêt extraordinaire pour le débat après avoir suivi cet exercice de débat réalisé dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la non-violence scolaire. Beaucoup d'entre eux ont répondu positivement à l'appel de faire partie du club de débat de Darbonne. Les animateurs se sont dits satisfaits et entament des négociations auprès des responsables de la bibliothèque Marie Claire Heureuse afin d'avoir une annexe du club de débat de Darbonne dans son enceinte.


Jefte THELISMA

Animateur du club de débat Darbonne.

lundi 5 février 2018

WSDC: Débattre dans le format World School Debating Championship [2]


LA REFUTATION

Deux argumentations opposées ne font pas un débat. Il faut qu’il y ait interaction entre les argumentaires. Autrement dit, vous devez attaquer frontalement les arguments de l’adversaire. C’est ce qu’on appelle une réfutation.

C’est l’une des parties les plus passionnantes, la plus cruciale du débat. C’est la réfutation qui distingue le débat de la parole publique ordinaire, en donnant aux participants la possibilité de critiquer ouvertement les arguments de leurs adversaires.

Quoi réfuter ?

Le but de la réfutation est de démonter l’argumentaire de la partie adverse. Votre rôle n’est pas de juger l’argumentaire de l’adversaire (par exemple en lui reprochant d’avoir dépassé son temps de parole, ce qui n’affecte le caractère persuasif de son argumentaire) ni de remplacer le juge (par exemple en relevant que tel argument n’est pas illustré, au lieu de dire que l’absence de preuve est la preuve de la non véracité de l’argument).

Vous devez réfuter l’argumentaire de votre adversaire, en discréditant toute notion ou affirmation, ses définitions, les exemples, les statistiques et tout autre élément contribuant au caractère persuasif de son argumentaire.

Le thème
Attaquer les idées et hypothèses qui sous-tendent l’argument



La définition
- Faites clairement savoir que vous contestez la définition de votre adversaire
- Expliquez en quoi la définition est incorrecte
- Remplacez leur définition par la vôtre
- Expliquez en quoi votre définition évite les écueils de celle de l’opposition



Un argument
1. identifier l’argument ou l’idée que vous attaquez. Ce qu’ont dit vos adversaires.
2. indiquer quelles sont les limites de l’argument. Pourquoi c’est faux ?
3. montrer comment votre équipe répond au problème que vous avez identifié dans l’argument de l’adversaire. Ce que nous avons dit.
4. reliez la réfutation à votre propre argumentaire, au risque de perdre l’initiative. Pourquoi ce que vous dites est vrai ?

Les exemples et les statistiques
Si vous réfutez des exemples et des statistiques, vous devez constamment examiner et discuter la pertinence et le contexte dans le débat

Une réfutation
Vous devez répondre à l’attaque de vos adversaires, mais veiller à ne jamais explicitement présenter la réfutation d’une réfutation comme une question-clé du débat

Remarque : Vous devez consacrer la majeure partie de votre temps de parole à réfuter, particulièrement les 2e et 3e orateurs.

Motifs-clés de réfutation et astuces

Voici certaines raisons courantes pour lesquelles vous devez réfuter un argument :

a.       Absence de pertinence logique : examiner ce que l’opposition doit prouver et déterminer si elle le fait effectivement. La concession peut être une technique de réfutation efficace.

b.      Insignifiance. La technique de réfutation la plus adaptée est la marginalisation par distinction, c-à-d on fournit une base sur laquelle distinguer un argument ou un exemple en rapport à la question directement débattue.

c.       Inexactitude factuelle. Les faits inexacts peuvent servir de base à la réfutation si elles influent substantiellement sur l’argument avancé.

d.      Affirmation sans fondement. Une simple affirmation, une vague déclaration sans justification efficace, autrement dit sans preuves, est un motif de réfutation.

e.      Hypothèses sous-jacentes. Contester les hypothèses qui sous-tendent l’argumentaire de vos adversaires.

f.        Causalité. Quand une équipe cause qu’une tendance (par exemple la tendance à regarder des films violents) provoque une autre tendance (par exemple la tendance à être une personne violente). Le moyen le plus puissant de l’exprimer dans une réfutation consiste à fournir et à appuyer une autre explication du fait que les tendances vont ensemble.

g.       Contradictions. Un orateur concède une idée, mais un autre membre de la même équipe essaie de s’opposer à la même idée. C’est une incohérence.

h.      Présentation erronée. C’est une forme de réfutation qui consiste simplement à réduire ou à déformer les arguments de vos adversaires, au point de les rendre méconnaissables et de les vider de leur substance, puis à les traiter comme s’ils étaient d’une inexactitude évidente. C’est risqué !



Le Style

Quelques règles pour présenter efficacement vos idées.

1.       Etre soi-même

Parlant de style, l’aspect le plus important n’est pas ce que vous devez faire, mais ce que vous devez être. Vous devez donc apprécier ce que vous êtes ! N’adoptez pas une personnalité différente ni un style d’élocution différent.

2.       Présentation visuelle

·         Votre style se manifeste dés que votre équipe entre en salle de débat. La ponctualité est de mise. Dès que le président vous annonce, vous devez prendre la parole au risque d’entacher votre crédibilité. Un juge a le droit de sanctionner un orateur qui retarde la prise de parole après avoir été annoncé.
·         Contact visuel. Un débatteur doit cibler des personnes parmi l’auditoire et maintenir un contact visuel avec celle-ci pendant un certain temps. Il doit éviter de lire ses notes / de cligner des yeux entre les notes et le public / de s’adresser à ses adversaires, en les vouvoyant / de regarder ailleurs dans la salle
·         Geste. Les gestes sont naturels dans une conversation. En tant que débatteur, vous devez vous efforcer d’avoir l’air naturel pour paraitre crédible et sincère. Libérez donc vos mains autant que possible, et donnez libre cours à vos gestes !
·         Posture. Aucune règle ne vous oblige à restez scotché sur place pendant toute la durée de votre discours.  Déplacez-vous donc dans un but précis. Toutefois vous devez éviter tout mouvement répétitif ou distrayant

3.       Présentation verbale

Vous devez toujours viser à exprimer vos idées aussi simplement et clairement que possible, à l’aide d’un langage simple et des phrases courtes.
·         Eviter le vocabulaire complexe dans la mesure du possible
·         Introduire les acronymes, en prenant soin de fournir la signification de tout acronyme que vous utilisez la première fois dans votre discours (OMS= Organisation Mondiale de la Santé)
·         Expliquer les termes techniques
·         Répondre à toute question rhétorique, c-à-d à toute question que vous posez à vous-même pendant  votre discours
·         Eviter de faire de l’humour, de faire des plaisanteries isolées,  du sarcasme


Remarque : Le public et les juges réagissent mieux aux débatteurs qui argumentent réellement, et moins à ceux qui lisent leurs arguments à partir des notes. Notez les repères et les sous-titres pour maintenir la structure interne de votre discours.

PIJ – FOKAL  Novembre 2017

jeudi 1 février 2018

WSDC: Débattre dans le format World School Debating Championship [1]


I. LA DÉFINITION

Il est impossible de débattre sans comprendre d’abord la signification de la motion. Les 2 équipes doivent élaborer une définition de la motion aux fins du débat.

L’objectif de la définition est d’expliquer ce qu’un mot signifie pour votre débat. L’équipe de la proposition doit présenter une définition de la manière aussi claire et simple que possible de ce que signifie la motion pour l’équipe.

Pour définir valablement une motion:

1.       Définissez les termes de la motion, et non pas chaque mot, autrement dit ne pas définir chaque mot individuellement.
2.       Ne définissez pas les termes métaphoriques littéralement
3.      Ne donnez pas des définitions trop compliquées, ni sorties des dictionnaires usuels, au risque qu’elles perdent de sens
4.       Soyez prêts à donner des exemples pour expliquer votre définition

II. LE CRITÈRE
C’est le point clé de la définition qui permet de clarifier et simplifier le sens des mots et des concepts (par ex. démocratie, féminisme) dans un débat, quand aucune définition unique ne peut le faire. Le critère est un moyen de clarifier le fardeau de la preuve pour l’équipe de la proposition.
 Les critères sont contenus dans la définition et doivent être mis en place en même temps qu’elle. Il faut des critères, car sans eux, votre argumentation manquera de précision et vous pataugerez dans les généralisations. Si vous avez des critères, chacun d’eux doit être prouvé à la fois par le 1er et le 2ème orateur de l’équipe. Les critères sont bien plus utiles dans les débats nécessitant des jugements de fait.
 Établissez-les clairement dés le départ. Utilisez-en aussi le moins possible.
III. L’APPROCHE ARGUMENTATIVE OU THÈME

Un thème est une idée simple, concise et unificatrice qui exprime la teneur ou l’orientation, bref l’idée principale de votre argumentation. En clair, il faut dire ce que cherchez-vous à démontrer en soutenant (ou bien en vous opposant à) la motion.

Idéalement, un thème explique 2 points :
-          Pourquoi vous considérez la motion comme vraie (le pourquoi) et,
-          En quoi la motion est vraie ? (le comment)

Le thème doit être déclaré au moins une fois dans le discours de chaque orateur. A la fin de chaque argument, il est important d’expliquer très clairement de quelle manière cet argument soutient l’idée principale. Les meilleures façons d’introduire le thème sont les suivantes :

-          « Notre thème pour ce débat est … »
-          « Le point crucial de notre raisonnement est le suivant … »
-          « Aujourd’hui, notre équipe va vous montrer que… »
-          « Ce soir, la raison fondamentale pour laquelle nous soutenons (ou bien nous nous opposons) à la motion est… »

IV. LE MODÈLE

La position la plus simple d’une équipe de la proposition consiste à donner un modèle, c-à-d une proposition, une politique spécifique des mesures qui doivent être prises ou bien qui doivent être mises en œuvre. Par exemple, si vous soutenez la peine de mort, vous devez décider qui doit être exécuté et comment.

Le modèle implique une politique spécifique à mettre en œuvre par les institutions gouvernementales. Par contre, on ne demande pas à l’équipe de la proposition de rédiger un texte de loi. Il est inutile de créer un modèle si vous n’allez pas vous y référer. Il doit étayer vos arguments.

L’équipe de l’opposition doit souvent répondre en utilisant son propre modèle, autrement dit une alternative, sauf si le statu quo est difficile à défendre. Dans de nombreux débats cependant, l’équipe de la proposition n’a pas du tout besoin de présenter une alternative. Le point important pour l’opposition ne consiste pas à proposer un modèle alternatif, mais si elle a intérêt, d’un point de vue stratégique, à présenter une alternative.

Si vous critiquez ou réfutez le modèle de l’équipe de la proposition, vous devez montrer ensuite en quoi leur modèle ne fonctionne pas.

V. LES ARGUMENTS

Un argument est un point clair soutenant votre point de vue de la motion. Il n’est pas nécessaire de présenter beaucoup d’arguments pour défendre votre position. A la rigueur 3, rarement 4. Pourquoi ?

-          Il n’est pas nécessaire de remettre en question tous les problèmes contenus dans la motion.
-          Faites attention à ne pas tomber dans le piège de vouloir rendre votre argument irréprochable, en exagérant les avantages de sa proposition
-          Soyez précis, en évitant de couvrir trop d’idées.

VI. La structure de base d’un argument

  1. Le label ou un grand titre. Il s’agit d’une déclaration brève et simple de ce qu’est votre argument. Il s’agit d’une simple référence pour vous, le jury et l’équipe adverse qui permet d’identifier ou de signaler cet argument. Cette déclaration prend la forme d’un slogan, d’un proverbe connu, d’un principe universel, d’une citation célèbre.
  2. L’explication. C’est le raisonnement théorique ou abstrait de comment et pourquoi votre argument est généralement vrai.
  3. La justification ou preuve. Les exemples constituent le moyen le plus simple et le plus courant de justification. Cependant, pour être utiles, ils doivent être :
-          Réels, c’est-à-d pas hypothétiques.
-          Généraux. Les incidents relativement isolés n’afficheront pas une vérité générale.
-          Significatifs, c’est-à-d suffisamment importants. Evitez à tout prix les anecdotes personnelles, des exemples insignifiants. Ils n’apporteront rien au soutien de votre argument.
  1. Le raccord (ou tieback) montre exactement, c-à-d par des liens clairs et explicites comment cet argument soutient vos points de vue.
VII. LES EXEMPLES

Votre argument est généralement plus solide si vous pouvez le justifier avec plus d’un exemple.  Pourquoi ?
  1. Plusieurs exemples ajoutent généralement de la crédibilité à votre argument.
  2. L’utilisation de plusieurs exemples vous donne un avantage stratégique clair.
La meilleure approche lorsqu’on utilise de multiples exemples est très simple : choisir un exemple, l’analyser de manière exhaustive, puis énoncer la liste des autres exemples avec une brève explication.

Les meilleurs exemples sont les suivants :

  1. Les statistiques. Si vous choisissez de les utiliser, il est important qu’elles paraissent crédibles, en indiquant leur source ou toute autre information pertinente.
  2. Les accords internationaux pour montrer la volonté collective internationale sur une question particulière.
  3. Les événements internationaux. Ils peuvent être des sources d’information fiables 
Evitez les exemples tirés de sa vie personnelle. Ils n’apportent rien du point de vue stratégique, et les orateurs manquent de crédibilité si leur justification ne vient que de l’expérience personnelle. Les orateurs doivent éviter, si possible, d’utiliser des données relatives à l’endroit d’origine de leur opposition, car cette dernière risque d’être beaucoup mieux informée que vous sur ces exemples que vous ne l’êtes.

VIII. STRUCTURE D’UN DISCOURS

Il est nécessaire d’introduire vos arguments préparés dans un discours structuré. Chaque orateur a un discours structuré qui lui est propre, et par lequel son rôle est défini.

Les premiers orateurs présentent la façon dont leur équipe comprend la motion et la première moitié des arguments de leur équipe.

Le discours de la première proposition suit les étapes suivantes :

  • Une introduction formelle : salutation rapide et introduction du débat dans son ensemble
  • La définition, et toute autre clarification pertinente
  • L’approche argumentaire de l’équipe, c-à-d ce que l’équipe va démontrer
  • Le modèle
  • La division de votre argumentation : répartir les arguments entre le 1er et 2ème orateur
  • Un aperçu de l’argument
  • Les arguments
  • Un résumé (ou synthèse) des arguments
  • Une conclusion : rappeler au public, de façon succincte et percutante, votre point central. Vous pouvez utiliser une citation, une idée, un triplet ou 3 idées regroupées pour obtenir un effet dramatique. 
La première opposition a les fonctions suivantes :

  • Une brève introduction
  • La réfutation des arguments de la proposition (définition, modèle, arguments)
  • L’approche argumentaire de l’équipe de l’opposition
  • La division
  • Un aperçu de l’argument
  • Les arguments
  • Un résumé des arguments
  • Une conclusion
Les deuxièmes orateurs de la proposition et de l’opposition doivent réfuter les arguments de leurs adversaires et poursuivre l’argumentation de leur équipe :

  • Une brève introduction
  • La réfutation
  • Un lien avec l’approche argumentaire de l’équipe
  • Un aperçu de l’argument
  • Les arguments
  • Un résumé des arguments
  • Une conclusion
Les troisièmes orateurs doivent passer la plupart de leurs discours à réfuter. Ils doivent également résumer de manière détaillée l’idée générale et éventuellement l’approche de base de l’argumentaire, mais également récapituler les idées-maitresses des premier et deuxième orateurs.

Le Discours de réplique n’a pas une structure particulière. Il explique comment votre équipe a gagné le débat. Vous devez considérer le DR comme une interview a la fin d’un match gagné. Vous pouvez insister sur les raisons objectives de votre victoire et apporter des critiques constructives sur l’approche de vos adversaires en expliquant pourquoi ils ont perdu.

PIJ – FOKAL  Novembre 2017