vendredi 31 mai 2013

Le tournoi de débat du club de Camp-Perrin : une expérience réussie

Le tournoi de débat du club de Camp-Perrin a eu effectivement lieu comme prévu dimanche 26 mai au Collège Cœurs Unis. Nous rappelons que huit (8) équipes y ont participé et que l’énoncé retenu était le suivant : «  Le vote électronique doit être utilisé pour les élections présidentielles et législatives en Haïti ». Les activités ont débuté à onze heures A.M. Les huit équipes étaient réparties en deux (2) groupes de 4 équipes, chaque équipe jouant contre les 3 autres équipes de son groupe.

L'équipe affirmative de la finale: Renice, Mélissa et Lorentz
Les quatre meilleures équipes du premier tour étaient, selon le protocole du tournoi, automatiquement qualifiées pour les demi-finales. Les  deux équipes parvenues en demi-finales étaient composées de Mélissa Charles (Rhéto du CUC), Sully Renice (Rhéto du CCH ; Collège Claire Heureuse), Lorentz Ménélas (Philo du CUC) pour l’équipe affirmative ; de Béathilde Petit-Homme (Seconde du CUC), Erline Lorsémé (Seconde du CUC), Yvelande Jacques (Rhéto du CUC) pour l’équipe négative.

Le vote électronique n’est pas la panacée

L’équipe affirmative, en faveur de l’utilisation du vote électronique dans les élections haïtiennes, a soutenu qu’il faut moderniser le système électoral en Haïti, et que le vote électronique évite les fraudes en permettant la publication rapide des résultats.

L’équipe négative de son coté a rétorqué que le vote électronique est sujet à des manipulations (Ils ont cité des expériences malheureuses enregistrées dans beaucoup de pays), et que pour un pays comme Haïti qui souffre d’un fort taux d’analphabétisme chronique, le vote électronique poserait un problème de participation.

Béathilde Petit-Homme, meilleure débatteuse du tournoi
Ce match a donné lieu à des clashs assez intéressants. Par exemple, pour l’équipe affirmative l’enjeu était principalement la fiabilité des résultats des élections. Mais l’équipe négative s’est érigé contre cette idée, en arguant que la fiabilité dont parle l’équipe affirmative est relative vu que le système du vote électronique est sujet à manipulations, de nombreux cas à l’appui.

C’est l’équipe négative qui a remporté ce tournoi, sur le score de 2 contre 1. Les trois meilleurs débatteurs ont été Béathilde Petit-Homme (130 pts), Yvelande Jacques (126 pts), Lorentz Ménélas (125 pts).

La maitrise du format Karl Popper, un tour de force réussi par les débatteurs

Cela a été un match vraiment digne d’une finale, arbitrée par 3 juges. Les deux équipes ont fait montre d’une bonne maitrise du format Karl-Popper et d’une grande intelligence notamment dans les séances de contre-interrogatoire qu’elles ont su bien utiliser dans les réfutations et dans les reconstructions.

Des débatteurs finalistes saluant les juges
Les supports pour appuyer leurs arguments étaient très nombreux aussi. Tantôt ils se référaient aux déclarations de personnalités politiques, tantôt ils rappelaient des expériences positives ou négatives d’autres pays suivant le cas qu’ils défendaient pour appuyer leurs arguments.

Un tournoi qui a tenu ses promesses

Quoique le nombre de participants présents à ce tournoi, (trente-huit), ait été  inférieur à ce qui était attendu (une centaine environ) à cause de trois événements qui nous ont concurrencé ce même jour (la fête des mères, La finale du championnat de football interscolaire et les cérémonies de Première Communion à Camp-Perrin), le tournoi de débat du club de Camp-Perrin a été une expérience positive à bien des égards.

L'équipe championne du tournoi: Béathilde, Erline et Yvelande
La principale retombée positive du tournoi est qu’il a permis de découvrir un réservoir de jeunes débatteurs de qualité qui sont des ressources importantes pour le club. Puis le sang-froid chez certains, la détermination manifestée dans les contre-interrogatoires chez d’autres ou encore la logique implacable dans les argumentations, la capacité à réfuter rapidement, les bons exemples pour appuyer une position, le sens de l’humour ont été les points forts observés chez les débatteurs.

Les jeunes ont été heureux d’avoir relevé ce défi qui s’imposait à nous. Décision a été prise d’ailleurs dans le club de réaliser un tournoi semblable tous les deux mois.

Conclusion et remerciements

Nous remercions Jean-Gérard Anis, coordonnateur national des Programmes Initiative Jeunes de FOKAL qui nous a encouragés tout le long du processus d’organisation de ce tournoi et qui nous a non seulement aidé par ses conseils, mais aussi en nous fournissant les documents dont nous avions besoin.
 
Les juges: Fresnel Gay, Pierre Sony Daudier et Rebert Vital
Sincères remerciement aux juges Rébert Vital, Pierre Sony Daudier et Fresnel Gay. Ces deux derniers font partie d’un groupe de juges formés récemment par Anis dans le sud. Ils constituent déjà des ressources sures pour notre club et ont d’ailleurs répondu à cœur joie à notre invitation. Ils ont fait preuve d’une grande lucidité dans leurs verdicts et surtout les commentaires d’après-match.

Merci à tous les jeunes qui ont participé soit comme débatteurs, soit comme simples assistants à ces joutes.

Alex Sylné

Animateur du club de Camp-Perrin

vendredi 24 mai 2013

Le débat de démonstration, un détecteur de talent au club de Camp-Perrin


En prélude au tournoi de débat du club de Camp-Perrin, les animateurs ont organisé un débat de démonstration dimanche 19 Mai au Collège Cœurs Unis (CUC), sur le sujet suivant : « L’instauration du  baccalauréat allégé en Haïti est justifiée ». Cet énoncé avait déjà fait l’objet de discussions lors de notre dernière journée de formation sur les techniques de débat Karl-Popper (KP), le 5 Mai dernier. Il nous avait servi de modèle pour initier la plupart des jeunes du club au débat.


Une heure avant le début du match, un extrait du film «  The Great debaters » de Denzel Washington, a été projeté pour les participants dans l’objectif de les porter à être plus efficace dans leurs interventions dans un  débat. Sans entrer dans les détails du match, la trentaine de participants présents ont eu droit à un débat d’une très bonne qualité, surtout qu’il faut tenir compte que les 6 débatteurs sont des débutants. Des progrès sensibles ont été observés, particulièrement dans le contrôle du contre-interrogatoire.

L’équipe affirmative composée de Béathilde Petit-Homme, Lorentz Ménélas et Mélissa Charles a surtout axé sa position sur le fait que le bac allégé contribuera à la modernisation de l’éducation en Haïti ; L’équipe négative représentée par Yvelande Jacques, Lorgine Jean et Bee-Lovemy Marcelin a argumenté surtout que le bac allégé décourage les élèves à étudier.


Deux personnalités importantes ont assisté à ce débat d’exhibition : Jean Daniel Méard, directeur du CUC, et Rébecca Gerlus, née de parents camp-perrinois, mais a grandi surtout à Port-au-Prince. Elle dirige l’Agence Internationale de Jeunes et de Jeunes adultes, qu’elle a fondée et dont la mission est de constituer une plate-forme internationale de ressources pour les jeunes haïtiens, selon ses dires.

Jean Daniel Méard qui a assisté pour la première fois à un match de débat, a considéré, avec beaucoup d’enthousiasme et de satisfaction, que cette activité est un exercice très important pour les jeunes. Rébecca Dorlus a été très heureuse d’assister au match d’exhibition. Fille d’éducateurs, elle dit avoir fait connaissance avec le débat à la fois dans sa famille dès sa plus tendre enfance, avec son père surtout, mais aussi au cours privé Edmé où à partir de la 3e et de la 2e, on pratiquait le débat.
Jean Daniel Méard, directeur du CUC

Après qu’elle ait félicité les jeunes pour leur performance, elle nous a avoué que la pratique du débat l’a servie dans beaucoup de circonstances de sa vie professionnelle. Aussi, a-t-elle encouragé les jeunes à prendre au sérieux cette activité. Les commentaires rigoureux qu’elle a faits sur le match n’ont laissé aucun doute sur ses performances de juge et son amour pour le débat.

Elle s’est dite disposée de manière bénévole à servir les jeunes du club. Il ne nous reste qu’à lui apprendre le format DKP, pour qu’elle constitue une ressource complète pour notre club.

Alex Sylné
Animateur du club de Camp-Perrin

jeudi 23 mai 2013

Frénésie de débats dans les clubs du réseau de FOKAL


Pas moins de trois (3) clubs du réseau de FOKAL sont en train d'organiser leur tournoi local de débat ce week-end: Christ-Roi et BMC ce samedi 25 mai, Camp-Perrin dimanche 26 mai. Cette frénésie est due au fait que les clubs se préparent les débatteurs au grand tournoi national de débat en juillet à Jacmel. Les clubs de Jacmel et de Jérémie prévoient de réaliser le leur en juin prochain. 

Le tournoi au club de débat de Camp-Perrin aura lieu dimanche 26 mai 2013 au Collège Cœurs Unis de Camp-Perrin, à partir de 10h am. La résolution du tournoi est la suivante: Le vote électronique devrait être utilisé pour les élections législatives et présidentielles en Haïti.
Débat au club de Santo

Le tournoi du club de Christ-Roi a lieu samedi 24 mai 2013, à l’école congréganiste de Christ-Roi, à partir de 10h am. Le sujet de ce tournoi est le suivant : Le recours à la violence est justifié en cas de lutte contre l’oppression.

Le tournoi du club de BMC se fera à FOKAL, également ce samedi 24 mai, à partir de 1h pm. La résolution est la suivante : On devrait instaurer des cours de sexualité dans les écoles en Haïti.
Ces tournois locaux de débat ont pour objectifs de renforcer les compétences des jeunes à débattre, identifier les meilleurs débatteurs pour constituer l’équipe qui va représenter le club, habituer les débatteurs à l’esprit de compétition, indispensable pour une bonne performance.

Débat au club de Jacmel
Cependant, il y des particularités qu’il convient de souligner dans ces compétitions locales de débat : 70% des débatteurs engagés dans ces tournois sont des filles. Ce sont des proportions inégalées et inédites jusqu’à présent : 62 %  de débatteuses au club de Christ-Roi, 33 % au club de BMC. La palme revient au club de Camp-Perrin où la quasi-totalité des équipes sont constituées uniquement de filles, soit 95 %.


Le tournoi de camp-Perrin dévoile une autre particularité : au tour éliminatoire, les matches de débat seront à élimination directe, autrement dit chaque équipe y jouera un match. En cas de victoire, elle sera automatiquement qualifiée pour le tour suivant. L’équipe perdante disparaît du tournoi.
Débat au club de Darbonne
Cette frénésie de débats dans les clubs inaugure une nouvelle dynamique que les animateurs et animateurs insufflent à leur club. On peut s’attendre rapidement à une amélioration significative de la qualité des débats lors des compétitions régionales et nationales, une attraction exponentielle et un intérêt plus marqué des jeunes pour le débat.

Jean-Gérard Anis
Coordonnateur national du PIJ

mercredi 15 mai 2013

Les jeunes du club de Darbonne, à l’école, à l’épreuve du débat


Les animateurs du club de débat de Darbonne (Léogane) ont organisé deux journées de formation sur le format du débat Karl Popper, les samedis 14 et 20 avril 2013, à la bibliothèque Rasín Lespwa de Darbonne, espace habituel de réunion du club. Ces 2 samedis consécutifs de formation se sont achevées le samedi suivant par un tournoi de débat avec les participants.


Ces activités ont visé à préparer les débatteurs du club au tournoi régional que FOKAL organise le 15    juin prochain, et à permettre à ces jeunes soit de  les faire découvrir le débat aux nouveaux membres, des jeunes venant de différentes écoles (Lycée Anacaona de Léogane, Ecole St esprit de Darbonne et du collège St Jean) soit de renforcer les compétences des membres déjà actifs du club.

A l’école du débat

Lors de la première journée de formation, le samedi 13 Avril, deux anciens débatteurs du dit club, Jefté Télisma et Nerline Toussaint, ont présentés le débat et ses différents principes aux participants qui étaient au nombre de 15 (10 filles et 5 garçons) Des réponses aux diverses questions comme: Qu’est-ce que le débat? Comment faire un débat? Comment réussir un match de débat? Pour ce faire, les jeunes formateurs et l'animateur principal Maxandre ont tour à tour utilisé la méthode participative, des ateliers de travail composés de trois personnes. Des documents de supports leur ont été aussi distribués.

                      
A la deuxième journée, il y a eu présentation du format Karl Popper : La façon dont les débatteurs doivent présenter les arguments, effectuer la réfutation, la reconstruction des arguments et le rôle des orateurs. Les participants ont compris se montraient très motivés et ont fait des exercices de construire les arguments et  préparer la réfutation sur des sujets proposés par les animateurs comme : « Les préservatifs devraient être disponibles à l’école ».

A l’épreuve du débat

Après ces deux semaines, les jeunes se sont sentis prêts pour le petit tournoi de débat que le club avait programmé le samedi 27 avril. Les trois équipes participantes, intégrant chacune un débatteur novice et une autre expérimentée, ont disposé d’une semaine pour effectuer les recherches et préparer leurs arguments pour débattre de cet énoncé: « L’Etat devrait sanctionner l’utilisation du téléphone portable dans les voitures ».                                                                 


Le premier match n’a pas été trop performant à cause de l’inexpérience des débatteurs, caractérisée par un manque de confiance en eux-mêmes. Par contre, les deux matchs suivants, y compris la finale, ont révélé les aptitudes des jeunes au débat. Si pour certains, ce petit tournoi a été une nouvelle expérience, pour d’autres il a été pour eux l’occasion de renforcer leurs acquis comme Charlancia, Sloane, Roseberline qui ont déjà participé à un tournoi du débat.

Deux des équipes, ont donné au public une excellente prestation. Les membres du jury ont témoigné qu’ils ont assisté à un vrai match de débat  tout en soulignant les failles de chaque joueur de chaque  équipe puisqu'on a été en pleine préparation pour le tournoi régional.

L’équipe affirmative, favorable à l’énoncé, a soutenu que cette sanction diminuerait l’attention du chauffeur, réduisant du même coup le taux d’accident de voiture. L’équipe négative, opposée à l’énoncé, a affirmé que le téléphone portable est devenu indispensable.


Ces arguments ont suscité un ensemble de questions intéressantes que les débatteurs ont utilisé durant la dernière intervention: Est-ce l’utilisation du téléphone qui occasionne ces accidents ? Ils ont répondu la détérioration des réseaux routiers en sont aussi responsables. Est-ce que les chauffeurs ne pourraient-ils pas s’arrêter pour prendre les appels ? Ils ont affirmé que les chauffeurs n’éprouvent aucun respect pour les passagers. L’Etat doit-il sanctionner le chauffeur aussi bien que les passagers ? A cette question, les jeunes disent que selon le sujet, l’État  ne devrait pas sanctionner les passagers.

Des débatteurs prêts pour le grand saut

Pour cette grande réalisation, les animateurs se sont montrés satisfaits, car les jeunes ont fait preuve d’une bonne maitrise du format Karl Popper. Ainsi, ils ont trouvé des débatteurs prêts à représenter le club de Darbonne dans les tournois à venir. Des débatteuses comme Sloane, Charlancia, Roseberline, et Sandrine une débatteuse très prometteuse, selon les dires de plus d’un et qui était aussi proclamée meilleure débatteuse. Les jeunes des écoles ont félicité les animateurs d’avoir pensé à eux, et ils les encouragent  de continuer à inviter d’autres jeunes  à venir prendre part à ce genre d’activités.


Selon Edvard,  l’un des participants venus du Lycée Anacaona de Léogane : « Après cette formation sur  le débat je commence à comprendre certaines choses sur la vie en équipe et me permet de savoir comment prendre position  par rapport à d’autre idées ». De cette deuxième édition du tournoi au club, les animateurs ont définitivement compris la nécessité de ce club de débat dans la communauté.

Maxandre Bien-Aimé
Animateur du club de débat de Darbonne

Avec l’aimable collaboration de Jefté Télisma
Membre du club

lundi 13 mai 2013

Le camp d'été 2013 de FOKAL aura lieu à Jacmel


Le camp national d'été 2013 de FOKAL prendra place à Eco-Resort des Orangersà Jacmel, du 23 au 27 juillet prochain. 
Une vue du jardin avec la piscine de Eco-Resort

Jacmel 

Jacmel, chef-lieu du département du Sud-est, principale ville touristique du pays. Son carnaval haut en couleurs, son artisanat mondialement connu, ses plages, la courtoisie de ses habitants, en font une destination très prisée des touristes locaux et étrangers.
Une photo du défilé du carnaval national à Jacmel en 2011
Le département est un grenier à fruits (mangues, mandarines, oranges, citron, figue ti malice, quenêpes, ananas, sapotille, cachiman, noix de coco…), d’agrumes. Son café est l’un des plus appréciés du pays.
Jacmel se trouve à 80 kms, soit à 2 heures de voiture de P-au-P, par la route de l’Amitié construite par les Français et inaugurée en 1984. C’est une route montagneuse, sinueuse, escarpée avec de nombreux virages. A mains endroits, elle est bordée de falaises et de flancs de montagnes. La route en elle-même est une attraction, une sorte de montagne russe.

Jacmel regorge de sites à visiter : de nombreuses plages (Congo-Plage, la Saline, Cyvadier, Raymond-les-bains, Ti Mouillage, Kabik), le centre-ville historique (maisons Gingerbread, maisons en fonte, manoir Alexandra, marché en fer, l’Hôtel de ville, la maison Bolivar, ateliers et boutiques d’artisanat),  des villages de proximité (Cayes-Jacmel, Marigot), monuments historiques, sites touristiques (Bassin bleu, étang Baussier, Fort Ogé…).  Malheureusement, il va nous falloir faire des choix, car notre séjour à Jacmel ne nous permettra pas de tout visiter.

La ville est actuellement en plein chantier avec de nouvelles infrastructures de loisirs et de services en train d’être reconstruites ou réhabilitées (centre de convention, promenade de bord de mer, marché public, places publiques, aménagement des plages, restauration de l’Hôtel de ville, réhabilitation des rues et des entrées est et sud-ouest de la ville). Cependant, le centre-ville est très bruyant durant la matinée, à cause des nombreuses taxi-motos qui y pullulent (une course coute 10 gourdes).

Le site du camp 

Eco-Resort des Orangers, à 4 kms du centre-ville de Jacmel, accessible en transport en commun et taxi-motos. Il baigne dans un environnement très calme, très vert et boisé. Le site est protégé et sécurisé. La rivière des Orangers, sans danger pour la zone, coule à proximité.
Une vue partielle du jardin et des logements à Eco-Resort
Eco-Resort des orangers n’est pas à proprement un hôtel, au sens classique du terme. C’est un espace aménagé servant généralement à accueillir des séminaires, et des réceptions mondaines. Il dispose de chambres, de 2 bungalows, de 2 dortoirs. Certaines chambres sont climatisées, d’autres  sont tout simplement dotées de ventilateurs. Sa cuisine y est excellente.
Une chambre-type de Eco-resort
Le site dispose d’un court de tennis, d’une piscine, d’une salle de conférence climatisée d’une capacité de 200 personnes. Le site est très agréable, très vert, avec un jardin bien aménagé. Les paons laissés en liberté dans le jardin constituent une véritable attraction.

L’internet par Wi-Fi et l’électricité sont disponibles, 24h/24.

Une des salles à manger à Eco-Resort
Pour en savoir plus, parcourez le web en tapant le mot Jacmel.

vendredi 10 mai 2013

Le spectacle « Haïti on ice » en débat au club de Santo


Ce qui fait du débat un instrument utile au fonctionnement de la cité, c’est sa capacité d’appréhender le réel et de projeter une image plus constructive des faits comme des opinions. Dans cette perspective, le club de Santo entendait renforcer les capacités de ses débatteurs, tout en accordant une place de choix aux débats d’actualité.


Notre dernière rencontre du vendredi 5 mai s’est tenue au local du Collège Louverture Cleary. Pendant une heure et demie de travail, les 15 jeunes débatteurs présents ont pris connaissance d’un fait concret de l’actualité qui a soulevé des remous à Port-au-Prince : Le grand spectacle Haïti on ice. Tout le public n’a pas les mêmes opinions sur le sujet. De ce fait, il était important de le présenter aux jeunes du club, passer les différents arguments au crible afin de mieux cerner la réalité.


Le spectacle Haïti on ice était inscrit dans l’objectif global des autorités de relancer Haïti sur la scène mondiale avec une meilleure image, autrement dit montrer notre capacité à organiser des évènements d’importance, ayant un grand impact médiatique et capable d’attirer le public national et international.

En effet depuis le mois dernier, le projet du spectacle Haïti on ice est lancé, mais semble éprouver moult difficultés à se réaliser. Après trois reports, certains questionnent l’importance de ce spectacle de patinage sur glace à Port-au-Prince. Jusqu'à date, le public est encore dans l’attente et les responsables n’ont pas encore fixé la quatrième date pour ce spectacle.


A la lumière de l’éditorial de Frantz Duval et de la réplique de Nicolas Derennes, publiés dans les colonnes du quotidien Le Nouvelliste (respectivement le 25 et le 26 Avril 2013), les jeunes débatteurs ont analysé les deux positions et ont émis leurs opinions. Les jeunes ont su argumenter a leur manière autour de la question : « Le spectacle Haïti on ice, est il justifié ? »

Les débatteurs qui défendaient le spectacle Haïti on ice ont soutenu qu’il est nécessaire d’introduire de nouvelles activités culturelles chez nous afin de favoriser des échanges avec le reste du monde, et du coup faciliter l’éclosion de nouveaux talents en Haïti. Mais pourquoi rechercher de nouveaux talents alors que nous en avons déjà qui n’ont pas reçu d’encadrement,  ont demandé les débatteurs opposés au spectacle ?

D’autre part, l’échange culturel en soi ne nuit pas, mais il est nécessaire à ce que les points d’échange soient compatibles à la situation du pays. Les rencontres Québécoises sont un parfait exemple d’échange culturel pouvant servir d’exemple aux décideurs. Après la réception d’une bonne brochette d’écrivains québécois dans le pays, Haïti sera représentée pareillement au Canada.
  
Les Pro-spectacle ont affirmé également que le spectacle contribuera à donner une image positive du pays. C’est peut être coûteux, mais c’est un bon investissement, ont-ils dit. Et l’argent dépensé pourra être récupéré avec des bénéfices. Dire que le spectacle sera rentable est l’expression d’un souhait, pas une vérité, ont rétorqué les opposants. On n’est pas obligé de tenter l’impossible pour vendre une « image positive du pays. Et l’image d’un pays ne peut être différente de la réalité culturelle de son peuple. Le football est un sport national dans lequel les autorités devraient investir de préférence, alors que nous ne pratiquons pas de sports de glisse en Haïti. 

Les opposants au spectacle ont ajouté que notre climat tropical est inadapté aux sports sur glace. De ce fait, il serait mieux d’organiser des spectacles répondant à nos conditions environnementales. Le budget nécessaire à la transformation du stade Sylvio Cator en patinoire est aussi un argument avancé par les débatteurs. Cette somme pourrait servir à résoudre des problèmes beaucoup plus urgents.

Les jeunes ont réfuté l’idée du climat se basant sur deux faits. D’abord le fait que le spectacle a déjà réussi dans le climat tropical (Martinique entre autres) ; ensuite Haïti a déjà connu le patinage dans le passé, comme le rappelle Raphael Fequière dans sa rubrique « Goutte d’Oh !» de Ticket Magazine.


Le débat s’est terminé avec une envie de continuer. Les animateurs avaient préparé les documents qui ont servi de matière pour faciliter ce débat informel. Nous avons aussi apporté les éclaircissements nécessaires au sujet et encouragé la participation de tout un chacun dans le débat. Cet exercice a prouvé la capacité des jeunes débatteurs à réfléchir rapidement sans préparation aucune, et à se faire une opinion sur des questions réelles faisant l’objet de discussions dans l’actualité.

Les jeunes favorables au spectacle Haïti on ice aimeraient que le spectacle soit réalisé avec succès. Les opposants, sans souhaiter que le soleil d’Haïti ait raison de la glace, ont espèré voir des activités mettant en valeur la culture Haïtienne dans le cadre de la nouvelle politique visant à projeter une image positive de la nation Caribéenne. 

Francklin Louis-Jean
Animateur du club de Santo

mercredi 8 mai 2013

Un nouvel animateur dans le Programme de débat


Un nouvel animateur vient d'intégrer le programme de débat de FOKAL.

Richardson Cadet est le nouvel animateur adjoint du club de Jacmel. Il remplace à ce poste, Elisabeth SAINT-VAL, promue animatrice principale de ce club après le départ de Claude FENTON.

Richardson (35 ans), est en 4e année en Sciences administratives à l’Université Notre-Dame d’Haïti. Toastmaster international  et professeur d’anglais à FOSREF, il a travaillé pour plusieurs organisations non gouvernementales  comme ACDED, PSI Haïti, VIH-SIDA. Il joue du théâtre.


Nous souhaitons Richardson Cadet la bienvenue dans le staff des animateurs et animatrices du PIJ !

Jean-Gérard Anis
Coordonnateur national du PIJ

mardi 7 mai 2013

Les jeunes du club de Camp-Perrin à l’école du débat


Un effectif renouvelé et à la hausse

Le club de débat de Camp-Perrin a organisé, le dimanche 5 Mai 2013, une journée de formation aux techniques de débat pour ses anciens et nouveaux membres, sous la houlette des animateurs Alex Sylné et Rebert Vital. Cette journée de formation a été réalisée dans l’objectif de préparer les jeunes du club à participer activement aux différentes compétitions de débat locales et nationales à venir. Quarante six (46) jeunes, dont (22) garçons  et (24) filles ont participé à cette formation qui s’est tenue au collège Cœurs Unis de Camp-Perrin (CUC), à la fois lieu de réunion hebdomadaire du club.

Les participants à la formation au débat du club de Camp-Perrin 
Présentement, le club compte environ une cinquantaine de jeunes issus principalement quatre établissements scolaires de la communauté. Depuis sa création, le club comptait des jeunes provenant principalement du  CUC et du collège congréganiste de Maznod, alors que maintenant on y retrouve des jeunes d’autres établissements de la commune. Pour anticiper certains départs de jeunes, nous, les 2 animateurs du club Alex et Rebert, avions pris la décision d’organiser plus souvent des recrutements plus ouverts. Dorénavant, le gros du club est actuellement constitué de jeunes qui l’ont intégré peu avant la période pascale.

Joindre théorie et pratique, une bonne méthodologie de formation

Pour introduire les principes du débat Karl Popper au cours de la formation, pour expliquer les discours et le rôle des débatteurs assurer la formation, on s’est appuyé sur un énoncé de débat, inspiré d’une situation récente qui a divisé profondément les Camp-Perrinois : La manifestation violente organisée par les habitants de la troisième section de Camp-Perrin pour réclamer la construction d’un pont sur la Ravine du sud est justifiée. Alliant la théorie à la pratique, les jeunes se sont exercés à construire, à réfuter et à reconstruire des arguments.

Les jeunes justifiant la résolution ont argué que «  pour se faire entendre des autorités en Haïti et pour que la population obtienne satisfaction de ses revendications légitimes, il est important souvent de sortir de ses gonds ». Ainsi en est-il des revendications des habitants de la troisième section de Camp-Perrin ne datent pas d’aujourd’hui, victimes chaque année des crues de la Ravine du Sud. Ils ont surtout évoqué la Constitution qui parle du caractère obligatoirement pacifique de toute manifestation et la Déclaration des Droits de l’homme pour soutenir leur position.



Les participants opposés à l’énoncé ont fait valoir, de leur côté, qu’« on ne résout pas un problème de ce genre par la violence. Pour se faire entendre des autorités, il existe des moyens pacifiques. »

Le débat a pris une tournure très animée quand les partisans des méthodes revendicatives violentes ont soulevé la question, à savoir si une population doit passivement accepter de subir les conséquences du manque d’un service public. Certains d’entre eux ont même évoqué comme support l’Indépendance si chère aux Haïtiens, acquise au prix de la violence.

Leurs adversaires ont vivement rejeté cet argumentaire en rétorquant, de leur côté, qu’une partie de la population, aussi juste et légitime que soit ses revendications, n’a nullement le droit de bloquer toutes les activités d’une commune entière (écoles, commerces entre autres) pour parvenir à ses fins.
Le travail en atelier, une méthode participative dans une formation

Après première courte pause, des ateliers de travail ont été créés dans lesquels six groupes de 8 à 10 jeunes réfléchissent chacun à construire deux arguments soutenant et s’opposant à l’énoncé suivant : L’instauration du baccalauréat allégé est justifiée. Quarante minutes de travail plus tard, en séance plénière, le représentant de chaque atelier a présenté les arguments de son groupe.


Pour les groupes affirmatifs, « Le bac allégé favoriserait un plus grand succès au baccalauréat, les élèves ayant moins de matières à étudier. De plus, « le bac allégé offre une plus grande possibilité de se qualifier dans une branche de la connaissance ». Pour les groupes opposés, « le bac allégé contribue à rendre les élèves plus paresseux. En outre, « le fait qu’en Haïti, c’est la chance qui compte, mais non les capacités réelles d’un étudiant dans tel ou tel domaine, il convient de ne pas les limiter ».


Comme point de clash important, le membre d’un  groupe soutenant l’énoncé a fait remarquer que le bac allégé ne dédouane pas l’élève de sa responsabilité d’étudier toutes les matières, mais facilite sa réussite. En retour, certains membres des groupes opposés ont demandé à leurs adversaires de fournir des statistiques prouvant que les résultats se sont réellement améliorés depuis l’avènement du bac allégé. Débat intéressant qui a l’avantage de faire voir aux bacheliers du club les enjeux de cette décision du Ministère de l’Education Nationale.

Puis, des volontaires se sont improvisés en interrogateurs. C’était l’un des moments les plus forts de la formation, parce que c’est à cet instant que, sans vouloir exagérer, les progrès ont été vraiment palpables au sens que les jeunes ont fait preuve d’une grande perspicacité en posant des questions et en y répondant de manière réfléchie et convaincante. Ces présentations entrecoupées de commentaires et de questions des jeunes et des animateurs ont duré environ une heure.

Comment préparer un tournoi ?

Après une pause-repas, a eu lieu la constitution des équipes qui participeront au prochain tournoi de débat du club dont les demi-finales et la finale se joueront le dimanche 26 mai 2013, au collège Cœurs Unis de Camp-Perrin (CUC). La méthode de formation des équipes a été très simple : chaque atelier précédemment constitué a désigné trois joueurs formant une équipe, ce qui a donné six équipes en tout.

Cependant, comme les autres participants ont manifesté le désir de jouer, deux autres équipes ont été constituées par tirage au sort avec ces derniers. Donc, huit (8) équipes participeront au tournoi du club de Camp-Perrin qui se tiendra le 26 Mai au C.U.C. Les éliminatoires se joueront le vendredi 24 toujours au C.U.C. Nous prévoyons une assistance importante pour l’organisation de ces activités.

Comment préparer un débat ?

Durant une heure, le thème suivant a été abordé : Comment préparer un match de débat ?  L’objectif de cette séquence de la formation a été d’apprendre aux jeunes à respecter les étapes de la préparation d’un match et surtout à savoir travailler en équipe à ce niveau. En effet l’accent a été mis sur l’importance du brainstorming, de la collecte des supports, sur la nécessité que chaque joueur participe activement à la préparation d’un match.


Préparer un débat nécessite également de savoir comment faire un tri des arguments les plus percutants pour justifier la position à défendre, d’anticiper les arguments que l’équipe adverse pourrait avancer et de préparer leur réfutation ainsi que les questions-types qui mériteront d’être posées lors des confrontations directes.

Perspectives du club, résolutions pour l’avenir

A la clôture de la formation, avant de distribuer des documents didactiques sur le débat aux participants, une dernière mise au point sur le club a été effectuée avec les jeunes. Après quelques semaines de tâtonnements, le club a repris son cap mieux qu’avant ou mieux que jamais peut-être. Ces tâtonnements étaient dus aux examens trimestriels se déroulant dans leurs écoles qui, aux dires des jeunes, les préoccupent beaucoup. Il y a aussi le championnat de football interscolaire  qui chaque année, mobilise un nombre important de membres préférant aller soutenir leurs équipes. Pour palier à cette désaffectation, nous envisageons de diversifier nos activités, d’organiser plus souvent des compétitions notamment.

Le moment est venu pour nous d’appliquer ses recommandations de Jean-Gérard Anis, le coordonnateur des Programmes Initiative Jeunes de FOKAL,  qui n’a eu de cesse de nous prodiguer de nombreux conseils comme d’organiser des débats réguliers au sein du club. Nous prévoyons que non seulement le tournoi local, que nous allons organiser bientôt, sera une enrichissante expérience comme l’a été cette journée de formation. Nous prévoyons aussi que notre équipe sera plus que jamais à craindre lors du prochain tournoi national de débat à Jacmel. Les talents qui se sont affirmés ce dimanche 5 mai, au cours de cette formation, nous permettent de le croire.

Remerciements

Nous remercions en particulier le coordonnateur pour ses encouragements incessants. Nous remercions le staff du collège CUC qui a mis à notre disposition toute la logistique nécessaire, dont la bibliothèque Jacques Roumain de l’établissement, à l’organisation de nos réunions. 

Nous remercions également le professeur Rolin Saint-Vil qui a accepté notre invitation à venir suivre cette formation. Le débat surtout les compétences des jeunes au débat, comme il l’a lui-même affirmé,  sont une véritable découverte. Merci aux cuisinières de la cantine du C.U.C Alida et Régine, assistées du gardien du C.U.C qui ont préparé le repas pour nous. Merci à tous les jeunes !

L’énoncé retenu pour le tournoi de débat du club est le suivant : « Le vote électronique devrait être utilisé pour les élections législatives et présidentielles en Haïti. »

Alex Sylné et Rebert Vital
Animateurs du club de débat de Camp-Perrin

lundi 6 mai 2013

Le programme de débat de FOKAL se consolide


Depuis le début de l’année 2013, le Programme Initiative Jeunes (PIJ), ci-devant le programme de débat, l’un des programmes-phare de FOKAL, est entré dans un mouvement de consolidation de ses acquis et bénéficie d’un dynamisme renouvelé, sous l’impulsion de son responsable, Jean-Gérard Anis.
Formation pour juges de débat à Gros Morne en avril 2013
Le PIJ vise de FOKAL l’apprentissage des jeunes Haïtiens et Haïtiennes à la démocratie, à la citoyenneté responsable, à la résolution de conflits, à la tolérance, au respect de l’autre par le débat. Ce programme de débat entend développer chez les jeunes l’esprit critique, des capacités d’expression publique, l’aptitude à faire de la recherche documentaire de façon indépendante, leur leadership naturel et des  capacités d’anticiper et de résoudre les conflits.

Ainsi FOKAL crée les conditions et les opportunité dans son réseau national de 14 clubs de débat pour permettre aux jeunes engagés dans ce programme de discuter de sujets qui affectent leur vie et leur communauté dans une atmosphère de tolérance, de rationalité et de rigueur intellectuelle, valeurs, habiletés et comportements qui sous-tendent les pratiques démocratiques.

Formation pour juges de débat à FOKAL en mars 2013
En effet, en septembre 2012, une réévaluation du PIJ nous a permis de constater que les clubs de débat du réseau confrontent divers problèmes qui plombent leur capacité à organiser des compétitions de débats réguliers, et à maintenir la trajectoire vers les objectifs fixés. Par conséquent, les jeunes accumulent un déficit d’expérience du débat que le seul tournoi national d’été, organisé chaque année par FOKAL, ne permet pas de combler.

Plusieurs actions ont été entreprises depuis février pour faire remonter la courbe. La première a été de former des juges de débat, au standard de l’organisation mondiale IDEA*, dans la communauté où les clubs sont implantés. La formation vise donc à augmenter l’effectif de 13 juges nationaux disponibles pour les débats, à faciliter l’organisation de tournois de débat dans les clubs du réseau, à améliorer la qualité des arbitrages - plus il y a de juges pour un débat, mieux le verdict sera acceptée par les débatteurs.

Formation pour juges de débat aux Cayes en décembre 2012
Plus de 60 nouveaux juges (enseignants, étudiants, bibliothécaires, professionnels, intellectuels ciblés) ont été déjà initiés aux techniques de débat, appris la fonction de juge et formés aux critères pour bien arbitrer un débat, répartis dans les clubs de la région métropolitaine (de Léogane à Fond Parisien), de Cap-Haïtien, des Cayes, de Camp-Perrin, de Jacmel, de Gros Morne. Jérémie sera le dernier club à en bénéficier.

La seconde initiative est d’encourager les clubs à organiser des débats d’exhibition et des petits tournois de débat locaux, ouverts au public. Elle vise à aider les jeunes à avoir une plus grande expérience du débat, à corriger les faiblesses de l’apprentissage des techniques de débat, à améliorer la qualité des débats. Trois clubs ont déjà réalisé le leur, 4 autres (Cayes, Jérémie, Gros Morne, Jacmel) sont annoncés pour ce mois de mai.

Un tournoi régional de débat qui opposera les 8 clubs de la capitale sera organisé le 15 juin 2013 à FOKAL. Il sera ouvert au public. Cette compétition, la première du genre organisée dans le programme a pour objectif de consolider les capacités des jeunes à débattre, et de les familiariser avec l’épreuve de la compétition dont le stress et la fébrilité qui agitent les débatteurs engagés à ce stade révèlent leur fragilité : certains refusent la défaite. Ce qui fausse le jeu. Or, dans le débat comme jeu, il faut bien qu’une équipe perde.

Match de débat au club de Jacmel en avril 2013
Un accompagnement plus rapproché des animateurs des clubs constitue une action principale actuelle du programme. En attendant de bénéficier d’une formation pour renforcer leurs compétences de formateur dans les clubs, durant le camp d’été prévu à Jacmel, le programme leur a fourni de nouveaux ouvrages de débat, une dotation d’Open Society Foundations, maison-mère de FOKAL à New-York, pour améliorer la formation continue aux techniques de débat des jeunes de leur club.

Trois nouveaux manuels de débat [Guide pour débattre dans le style scolaire mondial, Guide pratique des techniques de débat, Comment gagner un débat ?]  viennent s’ajouter au livre Débats, un guide pédagogique édité en 2008 par FOKAL en version livre et DVD, et à d’autres outils dont les a dotés FOKAL pour mieux assurer leur travail et responsabilité au sein des clubs. Cinq exemplaires de chacun de ces titres sont disponibles dans chaque club pour les jeunes.

Jean-Gérard Anis
Coordonnateur des Programmes Initiatives jeunes
FOKAL- Open Society Haiti

* La mission de International Debate Education Association (IDEA - FOKAL en est membre) est de promouvoir la compréhension mutuelle au niveau mondial en soutenant la discussion et la citoyenneté active au niveau local, en mettant l'accent particulièrement sur les jeunes. IDEA cherche à remplir sa mission en offrant aux élèves et aux enseignants l'occasion d'examiner les questions qui affectent leurs vies et leurs communautés, en créant des clubs de débat larges et inclusifs, et des associations indépendantes de débat pour promouvoir, organiser et soutenir l'éducation par le débat. IDEA espère former de nouvelles générations de penseurs critiques, tolérants à des rôles de leadership dans la vie civique et politique. 

Une année à la tête du PIJ

  cher.es ami.es, Depuis janvier 2022, je suis appelé par la direction de la FOKAL à assumer la charge de la coordination du Programme Initi...