vendredi 9 décembre 2016

Les jeunes de Darbonne et la problématique du sida

À Darbonne, les jeunes du club réfléchissent
sur la problématique du Sida

Le 1er décembre est consacré à la célébration de la journée mondiale de la lutte contre le sida. Dans plusieurs pays et particulièrement en Haïti, des nombreuses activités sont réalisées sur cette pandémie qui, selon le rapport d’ONUSIDA de 2014, près de 36,9 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde. Ce qui est le plus inquiétant, c’est que durant cette même année, selon ce même rapport, environ 2 millions de personnes ont été nouvellement infectées, soit 5600 nouvelles infections par jour dont un tiers concerne des jeunes de 15 à 24 ans.


C’est dans ce contexte particulier que les jeunes du club de débat de Darbonne ont été invités à réfléchir ce vendredi 2 décembre 2016 sur cette problématique. Dans la salle de lecture de la bibliothèque Rasin Lespwa, plus d’une trentaine de jeunes du club et autres invités sont réunis. Mais c’est Merline Somerville, ancienne débatteuse du club, qui tenait les commandes. Elle vient, il y a quelques semaines de participer à un séminaire sur le leadership des jeunes filles avec l’ambassade américaine et un module sur la sexualité des jeunes a été développé.
Après une petite mise en contexte de l’un des animateurs, Merline a introduit la séance avec un survol historique sur le sida depuis l’apparition du virus au début des années 80 aux USA et son parcours jusqu'à nous en Haïti. Elle s’ensuit avec cette question adressée aux participants : Quelle différence faite vous entre le VIH et le sida ? Plusieurs réponses sont venues du public, mais on retiendra que le VIH est le virus responsable du sida, tandis que le sida est le stade déclaré de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine. A ce stade la personne atteinte du virus, les signes et symptômes de la maladie commencent déjà à apparaitre.
En ce qui attrait aux modes de propagation de cette pandémie, Merline a expliqué aux jeunes qu’il y a plusieurs moyens de contracter le virus. D’abord, 90 % des cas sont dûs aux rapports sexuels non protégés ; ensuite il y a le contact sanguin. Une femme enceinte portant le virus peut aussi infecter son enfant si elle n’est pas prise en charge par un médecin durant la période de grossesse.
Pourquoi ce sont les femmes et surtout les jeunes qui représentent la catégorie la plus touchée pour le sida dans le monde ? Cette question qui allait susciter beaucoup plus de débat au milieu des participants. Ginette croit que le niveau économique précaire des femmes et de filles n’est pas sans conséquence dans la propagation de ce fléau. Comment imaginer qu’une jeune fille de 16 ans, pour subvenir à ses besoins et parfois aussi ceux de sa famille, soit obligée de livrer son corps  ajoute elle la peine dans l’âme.
Pour Donley et Landie, la famille et l’école ont leur part de responsabilité. Pas de cours d’éducation sexuelle dans les écoles. Que dire des parents qui refusent d’aborder ce sujet tabou avec leurs enfants ?
En guise de propositions, Merline a exhorté les jeunes à pratiquer l’abstinence qui selon elle, est le moyen le plus efficace pour se protéger contre les MST et les grossesses précoces non désirées, afin de ne pas hypothéquer leur avenir. On est jeune, l’avenir nous appartient, on aura tout notre temps, a-t-elle conseillé à ce public de jeunes très attentif à son message. Sinon, elle  les encourage à utiliser un préservatif.
Il faut rappeler que la journée mondiale de la lutte contre le sida a été célébrée cette année autour du thème : Levons la main pour la prévention du sida !

Max Grégory SAINT FLEUR
Animateur du club de Darbonne   

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