jeudi 10 juin 2010

Focus sur le séminaire de réflexion aux Cayes


Focus sur Projet Vague du Futur

Du 3 au 6 Juin dernier, le projet Vague du Futur a tenu un séminaire de réflexion pour les jeunes haïtiens des deux sexes. Organisé par la Fondation de Connaissance et Liberté (FOKAL) et l’organisation canadienne Droits et Démocratie, le séminaire de 3 jours a porté sur des discussions sur l’état d’Haïti après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 et sur ce que les jeunes de pays peuvent faire pour améliorer la situation. La centaine des participantes qui viennent de 7 villes du pays (Camp-Perrin, Cayes, Fonds Parisien, Gros Morne, Jacmel, Jérémie, Léogane, et de 8 quartiers de Port au Prince ( Centre-ville, Christ-Roi, Cote-Plage, Martissant, Mon Repos et Santo) sont des jeunes du club de débat dans leurs villes respectives accompagnés de leurs responsables. Ils ont entre seize et trente ans. Le séminaire s’est déroulé aux Cayes, au campus de la Caritas à Laborde.

Le matin, les jeunes ont démarré leur journée avec le sport (gymnastique, football, ping-pong, saut à la corde, …) dès à 5h du matin. À la suite des loisirs, chaque jour les jeunes ont focalisé leurs réflexions sur un des grands thèmes concernant les jeunes d’Haïti actuellement ; la reconstruction, la décentralisation, et l‘école dans ce pays. Pour mieux les comprendre et les traiter, les sujets sont introduits par un intervenant, suivis d’une discussion sur son exposé, la formulation de trois questions germaines, un atelier pours les jeunes pour répondre aux questions, et finalement la présentation des résultats des réflexions des jeunes.

Le premier jour du séminaire, Lucy Couet, coordonnatrice du projet Parc Martissant à FOKAL, aborde le sujet de la reconstruction avec les jeunes. Dans son exposé, elle a comparé la notion de reconstruction des immeubles contre la refondation des idées, des valeurs, et de la mentalité des Haïtiens. Ensuite, les jeunes eurent à répondre aux questions suivantes : « Quoi reconstruire pour les jeunes ? », « Quel rôle les jeunes peuvent jouer dans la reconstruction d’Haïti ? ». Concernant ces questions-ci, les participants ont identifié des systèmes éducatifs, des hôpitaux, des centres loisirs et de culture, des écoles professionnelles, comme quelques espaces les plus importants à reconstruire. Les jeunes espèrent devenir agents d’alphabétisation, des défenseurs de l’environnement, des participants aux activités civiques, politiques, et sportives.

Au deuxième jour, les réflexions se sont concentrées sur la décentralisation d’Haïti. Jean-Marie Pierre, le Directeur du bureau de l’Action Civique au Ministère de la Jeunesse, des Sports, et de l’Action Civique, a introduit le thème. À cause d’une gouvernance mal adaptée, les ressources de l’État étaient fortement concentrées à la capitale, la province manquant cruellement de services publics (inclus l’éducation et le transport) bien avant le tremblement de terre. Pour adresser ce grand problème historique, on a posé, par exemple, aux jeunes la question suivante : « Quel(s) bénéfice(s) la jeunesse haïtienne peut tirer de la décentralisation ? » Ils ont constaté que la création des emplois partout, la diminution de la délinquance, plus de temps pour loisirs, une relance de l’économie, et l’opportunité pour les jeunes bien éduqués de demeurer à la campagne constituent plusieurs bénéfices.

Enfin, le troisième jour le sujet de a porté sur l’éducation, particulièrement sur le rôle des écoles à assurer les fondements et l’avenir d’une nation. Actuellement, les écoles haïtiennes sont surchargées d’élèves et il faut construire davantage. De plus, le montant que l’état dépense pour les élèves (vingt euros par élève par mois contre 900 euros par élève par mois en France) n’est guère suffisant pour justement bien les former. A la question centrale : « Que doit faire l’Etat pour améliore l’école en Haïti », les jeunes ont priorisé la formation des cadres de l’éducation, la construction des écoles parasismiques, et la supervision de la préparation des cours.

Le séminaire a visé à créer un espace de parole pour les jeunes où ils peuvent adresser des préoccupations dans leurs vies. En plus de ça, Vague du Futur offre une opportunité aux jeunes en leur donnant la capacité de créer des changements positifs. Actuellement, les responsables des clubs doivent entreprendre avec les jeunes des initiatives d’actions de plaidoyer et mettre en œuvre des pistes de travail sur les thèmes sélectionnées traités au cours du séminaire.


Adeola Olagunju

Assistante des programmes

Open Society Institute - Washington

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