lundi 8 juin 2009

Attaque d'étudiants contre FOKAL

Haiti-Violence : Attaque contre l’institution culturelle FOKAL
dans un contexte de manifestations estudiantines pour l’augmentation du salaire minimum
jeudi 4 juin 2009



P-au-P., 04 juin 09 [AlterPresse]--- Des jets de pierre ont été lancés, ce jeudi 4 juin 2009, sur le siège social de l’institution culturelle Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL), objet d’une précédente attaque le 3 juin ayant provoqué le blocage des activités de l’institution et d’importants dégâts matériels, annoncent à AlterPresse des responsables.

Suite à des incidents enregistrés le 3 juin, des individus s’en sont pris à nouveau à la FOKAL en jetant des pierres contre l’institution, qui a subi, la veille, une violente attaque d’une cinquantaine de personnes, rapporte la même source.

Durant cette attaque, en plus du personnel, environ 200 jeunes se sont retrouvés bloqués à la FOKAL, alors qu’ont été cassés des pare-brise de plusieurs véhicules, dont celui de la directrice Lorraine Mangones, des vitres de la bibliothèque de la FOKAL et des panneaux solaires.

« Je suis sous le choc », confie à AlterPresse Danièle Magloire, présidente du conseil d’administration de la FOKAL, dans l’impossibilité de se rendre sur place.

Un juge de paix s’est rendu sur les lieux dans la matinée du 4 juin pour dresser un procès verbal de constat, tandis que des agents de la police ont établi un dispositif de sécurité.

« Il n’est pas question de laisser incendier ou détruire la FOKAL », avertit Danièle Magloire, faisant état de la circulation de tracts contre les responsables de l’institution et son ancienne dirigeante devenue première ministre, Michèle Pierre-Louis.

Ces incidents se produisent dans un contexte de manifestations estudiantines réclamant la promulgation de la loi sur l’augmentation à 200.00 gourdes (environ 5.00 USD) du salaire minimum journalier.

Les étudiants de plusieurs facultés de l’Université d’État d’Haiti, se trouvant dans les parages du siège de FOKAL, participent à ce mouvement.

Dans ce cadre, le quartier a été le théâtre, dans l’après-midi du 3 juin, de violents affrontements entre des unités anti-émeute de la police et des étudiants.

Les étudiants indiquent que deux de leurs camarades ont eu les jambes fracturées.

Entre-temps, un sit-in est annoncé pour le 5 juin à Port-au-Prince par des organisations du secteur ouvrier et d’autres mouvements sociaux en faveur de la promulgation de la loi sur l’augmentation à 200.00 gourdes (environ 5.00 USD) du salaire minimum journalier. [gp rc apr 04/06/09 12 :00]

Source Alterpresse, sur www.alterpresse.org

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