vendredi 26 février 2010

De nouvelles secousses attendues en Haiti

Haiti-Séisme : De fortes chances de secousses de magnitude 5 ou plus entre février et mai 2010

jeudi 25 février 2010

http://www.alterpresse.org/IMG/arton9303.jpgP-au-P., 25 fév. 2010 [AlterPresse] --- Il existe 80 % de chances pour que la république d’Haïti reçoive des répliques de magnitude 5 ou supérieure dans les 90 jours, c’est-à-dire entre la fin du mois de février et celle du mois de mai 2010.

Telles sont les prévisions de l’institut de géophysique des Etats-Unis d’Amérique (U.S. Geological Survey / Usgs) dans une analyse de contingences, basée sur les caractéristiques des séquences de l’après séisme du 12 janvier.

Ces prévisions ont été rendues publiques le mardi 23 février, plus de 40 jours après le séisme dévastateur du 12 janvier 2010 dont le bilan pourrait avoisiner les 300 mille morts, selon le président René Garcia Préval.

Entre février 2010 et février 2011, la probabilité d’atteindre une magnitude de 5 points ou supérieure est de 90%.

Pour les périodes considérées (90 jours et le reste de l’année 2010), l’institut américain de géophysique estime respectivement à 15 et 25 % des probabilités de connaître une magnitude de 6 ou supérieure, tandis qu’elles sont de 2 et 3 % pour une magnitude égale ou supérieure à 7 points.

Déjà, les lundi 22 et mardi 23 février, 4 répliques (2 quotidiennement), de magnitude 4 et dont l’épicentre était situé à 30 kilomètres au sud-ouest de la capitale Port-au-Prince, ont été ressenties. Ce qui a suscité la panique chez la population. Depuis le 12 janvier, environ 130 répliques ont été enregistrées dans divers départements géographiques du pays.

Toute secousse d’une magnitude supérieure à 5 points sur l’échelle de Richter sera largement ressentie et risque de provoquer des dommages, particulièrement dans les structures vulnérables déjà endommagées.

Une faille géologique, à l’origine du tremblement de terre du 12 janvier, fait partie d’une zone sismiquement active, comprise entre les plaques tectoniques de l’Amérique du Nord et des Caraïbes, explique l’Usgs qui recommande l’adoption de précautions.

Toute personne se trouvant dans la région métropolitaine de Port-au-Prince se doit d’observer des dispositions relatives à sa sécurité personnelle en cas de tremblement de terre, c’est-à-dire avoir toujours à l’esprit quelles actions entreprendre quand la terre commence à trembler. Les espaces ouverts sont généralement sécuritaires. Si vous êtes à l’intérieur d’une maison, veillez à s’étendre sur le plancher, à s’abriter sous un bureau vigoureux ou sous une table et attendre que le tremblement cesse. Il ne faut pas se risquer à l’extérieur, jusqu’à ce que le mouvement cesse”, indique l’institut américain de géophysique.

Seuls des ingénieurs qualifiés peuvent déterminer dans quelle mesure une structure endommagée est sécuritaire et ne présente aucun risque pour une réoccupation. La règle générale à suivre est la suivante : “si une structure ne semble pas sûre, elle n’est pas probablement sûre. Entrer dans des structures évidemment endommagées ou les réoccuper devrait être évité”.

Ces risques peuvent être réduits au minimum à l’aide de plans (de conception) de constructions résistant aux tremblements de terre et avec des pratiques de construction qui appliquent les résultats d’une évaluation de danger de tremblement de terre. Il est prouvé que des efforts de sensibilisation sont avantageuses ou réduisent les pertes à éviter, ajoute l’institut américain de géophysique.

Une politique de sécurité sismique dans la région (comprenant Porto Rico, la Jamaïque, la République Dominicaine, la Martinique, la Guadeloupe, le long des côtes du Venezuela, la jonction des Caraïbes avec les pays d’Amérique du Sud et la proximité de Trinidad et Tobago) doit reposer sur des codes de construction établis sur les risques sismiques.

Le Bureau haïtien des mines et de l’énergie (Bme), qui avait fait état de la poursuite des répliques durant toute l’année 2010 en Haïti, invite la population à ne pas se risquer dans des maisons fissurées.

Avec l’aide de la coopération canadienne, 3 stations sismologiques, mesurant les tremblements de magnitude située entre 0 et 4 points, ont été installées à Port-au-Prince, Léogane (Ouest) et Jacmel (Sud-Est), directement affectées par le séisme du début de l’année, annonce le gouvernement. [rc gp apr 25/02/2010 16 :00]

Tiré du site de Alterpresse, http://www.alterpresse.org



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