jeudi 11 février 2016

Le club de Jérémie à la rencontre des parents des débatteurs

Le club de débat de Jérémie a organisé, samedi 6 février 2016, une rencontre avec plus d’une quarantaine de parents des jeunes du club, à l’Alliance Française dans la ville, un espace plus accessible pour les participants, dans l’objectif de faire découvrir le club, de leur expliquer la nature et les attentes du programme de débat et enfin de les mettre en confiance.
Auparavant, nous les 2 animateurs du club, Waldinde Germain et Madrine Gay, avions lancé des inscriptions dans 8 écoles secondaires de la ville Dans chacune de ces écoles, cinq jeunes ont été inscrits. La quarantaine d’inscrits ont rempli un formulaire et nous leur avons remis une lettre qui invitait leurs parents ou personnes responsables à la rencontre du 6 février.

Au jour J, à 4h30 pm, la rencontre a débuté avec les salutations d’usage envers les 43 participants, Ensuite, Waldinde a précisé pour les parents l’objectif principal de la rencontre : communiquer l’horaire du club et les différentes activités qu’on y effectue.

Horaire et activités du club

Le club se réunit au Centre Numa-Drouin tous les samedis à 4h à 6h pm au Centre Numa Drouin. L’activité primordiale du club est le débat. Cette année 2016 inaugure les 20 ans du programme de débat de FOKAL. Créé en 1996 mais démarré en 1997, ce programme est établi comme un outil pour l’apprentissage des jeunes à la démocratie, à la citoyenneté, à la résolution de conflits, à la tolérance, au respect de l’autre, et au maniement des concepts philosophiques liés à l’argumentation et au raisonnement. Mais, à côté de cela, on inculque aux jeunes des valeurs leur permettant de s’intégrer dans le développement de leur communauté, a expliqué Waldinde.
Puis, Madrine a communiqué les différentes activités que le club a organisé au cours des semaines à venir: séminaire sur le débat à l’Université Publique de la Grand’Anse, tournoi de débat interscolaire, conférence sur le droit de la femme, conférence sur l’Organisation Internationale de la Francophonie et sa Secrétaire générale, préparation et participation au tournoi régional, accueil du coordonnateur Jean-Gérard Anis, préparation et participation au tournoi régional, présentation du club et match d’exhibition sur l’une des chaînes de télévision de la ville, le livre « Paroles de Jeunes »…

Réaction des participants

Après cette courte présentation, les parents ont posé beaucoup de questions pour mieux comprendre.

Combien de membre qu’il y a dans le club ? a questionné Marie Darline, un nouveau membre du club.
Nous sommes réduits à une vingtaine cette année, mais on a été plus d’une soixantaine. Avec les inscriptions que nous venons de lancer nous allons retourner à l’effectif normal.

Vous avez dit qu’on a l’habitude d’avoir plus de 60 membres dans le club. Combien de jeunes vont nous représenter au camp d’été ? insista Marie Darline
Quatre jeunes dont trois joueurs et un(e) de réserve.

En plus du débat et les activités qu’on organise dans le club, ne serait-il pas important d’intégrer un cours de savoir-vivre dans le club ? a interrogé la révérende Sœur Milien Rosalie, qui représentait une jeune du lycée de Jeunes Filles.
Oui, c’est très important, mais nous ne pouvons le faire sans l’autorisation et l’assentiment de nos supérieurs hiérarchiques au niveau de FOKAL. Je vais leur en parler, s’ils nous autorisent nous le ferons bien.

Vous avez dit que ce programme est fait pour les élèves du secondaire, n’est-il pas possible de commencer dès la 7e Année Fondamentale ? a demandé Belris Marie Elna, la mère d’une de nos débatteuses.
Je dis non pour une double raison : la première c’est parce que nos supérieurs demandent que ce soient des élèves du secondaire, la deuxième, à ce niveau, les élèves n’ont pas encore les pré-requis nécessaires leur permettant d’apprendre à débattre.
Quelles sont les conditions d’admission au club ? N’a-t-on pas un frais à verser ? a demandé madame Jules.
Ils n’ont qu’à remplir un formulaire d’inscription et venir à toutes les réunions du club. Il n’y a pas de frais à verser pour faire partie du club.

Quand les jeunes participent au camp d’été, c’est sous la responsabilité de qui ? a voulu savoir Madame Wanise.
Sous la responsabilité exclusive de la FOKAL. C’est pourquoi, 2 semaines avant le départ, une lettre de demande d’autorisation est envoyée aux parents des jeunes. Mais on demande également que les jeunes aient un proche qui puisse les loger à Port-au-Prince.

Que doit faire un jeune qui n’a personne à Port-au-Prince ? a demandé la femme du pasteur Fénis.
Il doit s’entendre avec un autre jeune pour le loger chez lui à Port-au-Prince.

Le club n’a-t-il pas un code de conduite ? a posé Sœur Rosalie.
On ne l’a pas encore. Par contre les jeunes savent qu’ils doivent être ponctuels et réguliers et faire preuve de respect les uns envers les autres. Ce ne sera quand même pas de trop d’élaborer un code de conduite, mais on devra le faire avec les jeunes.

Quelle sanction est réservée pour les jeunes retardataires et ceux-là qui s’absentent sans motivation ? a demandé Madame Wanise.
Rien n’est prévu encore. On va falloir le faire dans le code disciplinaire qu’on aura à élaborer ensemble.
Pourquoi ne pas inviter même les professeurs à venir s’intégrer dans le club ? a demandé Wacline Laguerre, parent du débatteur espoir au tournoi national de juillet 2015, Wogensky Laquerre.
Nnotre clientèle, comme je le disais tantôt, ce sont les élèves du secondaire. Par contre, il y en a qui savent nous aider dans l’arbitrage des matchs quand nous organisons des tournois.

Madame Noël Mauclair Nancy : De nos jours, après la philo, les jeunes ne savent pas quoi faire. Il y en a qui ne savent même pas le domaine dans lesquels ils ont plus de compétences. Dans ce cas, ne peut-on pas réaliser une journée d’orientation professionnelle pour les jeunes avant ou juste après les examens officiels ?

Nous ne pouvons rien faire sans l’autorisation de FOKAL. Je vais leur demander. S’ils nous autorisent, nous le ferons.

Après avoir répondu à toutes ces questions, pour clore la rencontre nous avons remercié les parents et leur a promis la liste des activités que le club va organiser cette année.

Waldinde GERMAIN

Animateur principal du club de débat de Jérémie 

lundi 8 février 2016

Activités autour du livre « Paroles de Jeunes » à Jérémie

Dans l’objectif de faire connaître et de vulgariser le contenu du livre « Paroles de Jeunes », le fruit du travail d’un échantillon de quatre cent cinquante jeunes sous la conduite de certains cadres de FOKAL, publié en décembre 2015, les animateurs du club de débat de Jérémie ont organisé plusieurs activités autour du livre avec des jeunes de la communauté.
Dans un premier temps, les jeunes de la ville qui ont participé à la consultation sur le livre dans le club en mai 2014 ont été conviés à une grande rencontre au Centre Numa Drouin pour leur rappeler le projet, leur présenter le résultat des consultations nationales et les recueillir leurs réactions sur le livre blanc.

Présentation du livre "Paroles de Jeunes" à la communauté jérémienne

Dans un second temps, un exemplaire du livre a été remis à certains cadres et autorités de la ville dont le directeur départemental de l’Education nationale de la Grand-Anse, de certains inspecteurs de l’éducation, le maire fraichement élu, le délégué départemental du département, deux candidats à la députation, des directeurs d’école et des enseignants de la ville.

Les 2 animateurs du club, Waldinde Germain et Madrine Gay, ont effectué pour la jeune assistance un résumé du livre « paroles de Jeunes » en s’inspirant d’un article* publié par Jean-Gérard Anis, le coordonnateur du Programme Initiative Jeunes de FOKAL en charge de cette initiative, de l’introduction de Michèle Duvivier Pierre-Louis, Présidente de FOKAL et de la préface de Danièle Magloire, vice-présidente du conseil d’administration de la fondation, on a résumé le livre ainsi à ces personnalités :

Ce livre « est un projet réalisé par le PIJ de FOKAL qui a mobilisé 22 collaborateurs et cadres de la fondation et 450 jeunes qui ont collaboré à cet ouvrage. Comme le dit Madame Magloire à la page 11, le livre permet de répercuter une parole et d’interpeller ceux et celles qui prétendent conduire la destinée nationale. Les dires de Madame Pierre-Louis ne sont pas différents : « A l’écoute de cette parole, nous avons voulu qu’elle se dise pour la répercuter et la porter le plus loin possible » (p. 9) […] Qu’elle s’incarne, qu’elle ne reste pas vaine, mais se traduise par un engagement », a-t-elle ajouté. « Les résultats de leurs réflexions et de leurs propositions (les jeunes) sont aujourd’hui, l’objet de ce livre », a conclu le coordonnateur du PIJ (p.13).

Le livre a été également présenté à une trentaine de professeurs d'écoles faisant partie de deux associations d’enseignants de Jérémie. De la même manière. le livre a été introduit à nos élèves et aux membres du club avec lesquels les 2 animateurs ont procédé à une lecture-survol.

Dans les salles de classe où nous enseignons Waldinde et Madrine enseignent (10 classes pour les 2), « Paroles de Jeunes » n’est pas passé inaperçu. Au contraire, après l’avoir présenté à chaque classe, un exemplaire y a été remis pour lecture.

Une visite inattendue mais très bénéfique

Ce même samedi 16 janvier, pendant que les animateurs faisaient une lecture collective avec les jeunes du club, ils ont reçu la visite inopinée de Jennyfer Desrosiers, l’animatrice du club de Martissant, champion du tournoi national réalisé à Jérémie en Juillet 2015. Dans le cadre de son travail, elle était venue faire dans le département une campagne de sensibilisation sur le choléra (son origine, ses symptômes, sa prévention et son traitement) qui frappe en cette période les habitants dans la Grand-Anse. Ce qu’elle fit avec joie, pendant en 15 minutes environ, pour les jeunes du club dont les parents et amis sont frappés par le cholera ces derniers jours.

Brève présentation de Jennyfer

Origine du choléra : Le choléra provient du microbe vibrio cholerae. Le choléra existe déjà au Népal, un pays d’Asie, bien avant qu’il fasse la une depuis 5 ans dans le pays. Le choléra, propagé dans un premier temps dans l’Artibonite par un contingent de soldats népalais de la MINUSTAH en Haiti, puis s’est vite propagé dans tout le pays. De toute façon, nous n’avons pas à le craindre mais à le prévenir.

Symptômes : le choléra se manifeste par la diarrhée, le vomissement.

Prévention : Il est l’ami de la saleté et l’ennemi des règles d’hygiène. Pour le prévenir, il faut :
-          Toujours se laver les mains. La moindre négligence peut entraîner le choléra.
-          Traiter l’eau soit avec de l’« Aquatab », du chlore ou par filtration. On utilise cette eau purifiée trente minutes après le traitement.
-          Eviter le vomissement et les matières fécales des gens qui ont contracté le choléra
-        Une maison où il y a eu une personne qui a contracté le choléra doit être décontaminée dans 24 heures de temps.
Si on contracte le choléra, on n’a qu’à se rendre en urgence à l’hôpital ou au centre de santé le plus proche. Pour éviter la déshydratation, on prend du sérum oral.

Réaction des jeunes

« Nous savons entendre des informations sur le choléra, sa prévention mais pas aussi méthodique à la façon dont vous venez de le faire. Ma question, pourquoi les fous qui mangent et boivent n’importe quoi ne contractent-ils pas le choléra ? », a demané Féguerson.

« Parce que tout simplement le microbe n’est pas à leur portée. Il ne faut pas mettre en tête qu’ils sont immunisés par rapport au choléra. », a répondu Jennyfer.

« Après un long trajet, ne devrait-on pas se laver le corps avant de pénétrer dans la maison ? » demanda Laguerre Woogensky, le débatteur espoir de l’année.

Oui, mais ce n’est pas seulement pour le choléra : pour éviter les autres microbes aussi.

« Les animaux peuvent-ils contracter le choléra ? », a voulu savoir un autre débatteur.

Honnêtement, Jennyfer a répondu : « Je n’ai jamais entendu parler de ça ! »

Pourtant, Woogensky avait la réponse : « Dans une émission entendue à la Radio France Internationale animée par Emmanuel Bastille, j’ai entendu dire qu’on a injecté le microbe choléra dans un cochon mais il n’a pas été infecté ».

C’est comme dans mon club, personne n’a la science infuse. Les jeunes apprennent des animateurs, comme ces derniers apprennent d’eux, dixit l’animatrice Jennyfer du club de Martissant.

Donc, ce fut une rencontre inattendue mais très bénéfique !

Waldinde Germain
Animateur du club de débat de Jérémie


mercredi 20 janvier 2016

Concours de plaidoirie sur les droits humains : 3 de nos débatteurs à l’honneur

Trois anciens débatteurs des clubs de débat de Jacmel et de Cote-Plage du Programme Initiative Jeunes de FOKAL se sont illustrés au 1er concours national de plaidoirie sur les Droits Humains ouvert uniquement aux étudiant(e)s finissant(e)s en droit, organisé par le Bureau des Droits Humains en Haiti (BDHH), en partenariat avec Avocats Sans Frontières Canada (ASFC).
Osse-Manuel Recul et Kathia Belony
Les demi-finales et la finale ont eu lieu à la salle d’audience du nouveau palais de Justice de la Cour de Cassation flambant neuf, au Champ-de-Mars, vendredi 15 janvier, de 9h am à 3h pm. Sous la houlette de Jacques Lethan, président du BDHH et de Pauline Lecarpentier, secrétaire générale de l’organisation, 4 avocats militants des droits humains du barreau de Port-au-Prince, et une avocate du barreau du Québec (Canada) ont officié comme juges pour arbitrer les débats.
Une partie de l'assistance
L’un de nos anciens débatteurs s’est particulièrement illustré à ce concours, car il s’est hissé en demi-finale du concours. Il s’agit d’Osse-Manuel Recul, étudiant en 4e année à l’école de droit de Jacmel, ancien débatteur et actuel juge au club de débat de cette ville. Il était face à Katia Benoly, étudiante en droit à la Faculté de droit et des Sciences Economiques de l'UEH, qui défendait la position pour l’encadrement de la liberté de la presse en Haiti.

Pourquoi encadrer la liberté de la presse ?

Katia a défini la presse comme un outil pour informer les citoyens, un acteur et un chantre de la démocratie et a posé le postulat selon lequel « il n’y a pas de liberté sans liberté de la presse ». Elle a articulé sa plaidoirie autour de 3 points essentiels :

Kathia Belony
- les fondements de la liberté de la presse, qui prennent naissance dans les textes de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et la Convention internationale relative à la sauvegarde des droits et des libertés dont Haiti est signataire, qui sont de 3 ordres : la liberté d’expression, la liberté d’opinion, la liberté d’informer;
- l’importance de cette liberté, qui grâce à son pouvoir d’informer, son pouvoir intellectuel, son pouvoir économique et son pouvoir politique hisse la presse au rang de 4e pouvoir qui contrebalance les 3 autres que sont le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire;
- et la nécessité de l’encadrer, car l’exercice de cette liberté, selon elle, comporte des droits mais aussi des responsabilités.

Selon Katia, il faut encadrer la liberté de la presse pour empêcher la divulgation d’informations confidentielles, pour protéger la stabilité du pays, pour responsabiliser les journalistes, pour respecter le secret des hommes et la dignité de l’autre. Elle a jugé que l’écolière mineure surprise en flagrant délit d’activité sexuelle avec un adulte à la rue Hudicourt sur Bourdon a été maltraité par la presse qui n’a pas protégé son intimité ni sa vie privée. Les journalistes l’ont injustement jetée en pâture au public haïtien.

Soupçon de bâillonnement de la presse

Osse-Manuel Recul
Ossé-Manuel Recul s’oppose à cette idée d’encadrement de la liberté de la presse, car il existe déjà un cadre normatif et des dispositions juridiques pour garantir et protéger l’exercice de cette activité. Pourquoi encadrer la presse si elle est indépendante ? Pourquoi rajouter d’autres règles en sus de celles qui existent déjà ?

Selon, Ossé-Manuel, le journaliste exerce librement son métier dans le cadre de la loi. La République l’encadre déjà. Parler aujourd’hui d’encadrer la presse, c’est vouloir la museler. Ou bien elle ne sera ni indépendante ni impartiale.

Si elle reçoit un encadrement économique de l’Etat ou de toute autre entité privée, la presse se sentira dans l’impossibilité d’être impartiale, car la main qui donne commande. Ainsi, on voudrait inciter la presse à violer les droits fondamentaux. Or toutes les mauvaises pratiques dans la société doivent être dévoilées par la presse.

Kathia a rétorqué qu’elle ne veut pas qu’on musèle la presse mais elle souhaite plutôt  qu’on y mette des balises pour protéger le/la journaliste contre les tentations de diffamations sur des personnalités publiques, de manipulations de l’information, pour épargner des vies.

En clair, l’encadrement de la liberté de la presse voudrait dire pour elle de protéger le/la journaliste contre lui/elle-même.

Les leçons du débat

Le jury, après délibération, a accordé la victoire à Katia Belony. Pierre-Philippe Daniel, un très brillant débatteurs a été plus tard dans la journée, sacré "Lauréat du concours de plaidoirie 2015" en gagnant la finale.

Le jury des demi-finales et la finale du concours
Le débat s’est déroulé dans un esprit de fair play entre les débatteurs. Les jeunes ont fait abondance de d’articles de la Constitution et des lois haïtiennes pour étayer leurs arguments. Cela a été un débat très technique, très porté sur les notions de respect de droits humains. Mais ce format de débat avec 2 interventions pour chaque orateur, un plaidoyer de 10 minutes et un discours de réplique de 5 minutes à l’argumentation de l’adversaire, sans pause aucune.

Cependant, 3 éléments dans ce format ont laissé l’auditoire et certainement les débatteurs, frustré :
En premier lieu, la délibération du jury. Selon toute vraisemblance, les 5 juges prennent leur décision ensemble et non individuellement. Autrement dit le vote en faveur de l’un ou l’autre débatteur est unanime ou ne l’est pas. On aurait préféré que la décision soit individuelle pour éviter qu’un juge soit influencé par les autres. La décision du jury serait plus ouverte.

En deuxième lieu, le fondement des décisions. Il aurait mieux valu que les juges expliquent brièvement leur décision, non pas en se retranchant derrière le règlement, mais en expliquant ce qui fonde leur décision dans l’argumentation du débatteur pour qui ils ont voté. Dire qu’on a voté contre tel débatteur parce qu’il n’a pas respecté le règlement, s’apparente à une décision sur vice de forme mais non réellement fondée sur le critère de l’argumentation. Ainsi le gagnant gagne par défaut. Ceci appauvrit l’importance de l’exercice.
Remise des primes après la finale
Les sujets du débat. Ils mériteraient d’être plus précis, c’est-à dire énoncés comme une question ou affirmation controversée qui appelle une position à défendre. Le sujet « L’encadrement de la liberté de la presse » souffre de cette imprécision. Le sujet porte t-il sur la création de nouvelles lois d’encadrement de la liberté de la presse ?  Ou bien sur la nécessité de l’encadrer maintenant ?

Sur le sujet 2, « la réforme foncière en Haiti », le flou était encore plus manifeste, et vraisemblablement cela a un peu nui à l’approche argumentative du débatteur contre. Les 2 débatteurs sont tombés d’accord sur la nécessité de la réforme foncière, mais ils s’opposaient sur le calendrier de mise en œuvre, alors que rien dans le sujet n’orientait vers cette approche.

Pauline Lecarpentier, du BDHH, organisatrice du concours
Toutefois, ce concours a tenu ses promesses en termes d’engagement des candidats, de la qualité des plaidoiries, de la satisfaction de l’auditoire et des partenaires qui ont tous manifesté le souhait que les organisateurs rééditent l’initiative.

Jean-Gérard Anis
Coordonnateur du PIJ

mardi 19 janvier 2016

CALENDRIER DES ACTIVITES DANS LE RESEAU EN 2016


MOIS
Activités programme
Activités clubs

Janvier

Distribution du livre "Paroles de Jeunes"aux organismes de droits humains, aux organisations non gouvernementales, aux institutions publiques et privées, aux bibliothèques publiques et communautaires, aux établissements secondaires, à l'échelle nationale.
- Tournoi de débat du club de Martissant (23 janvier)
- Tournoi (1) de débat inter-scolaire à P-au-P organisé par Christ-Roi (30 janvier)
- Tournoi de débat du club de Diquini
- Séminaire sur le débat à l’Université Publique de la Grand’Anse (22 et 23 janvier)
- Atelier de réflexion: Culture de la Non-violence au club de Darbonne (29 janvier)
- Réunion avec les parents des débatteurs (30 janvier)
Février
Distribution du livre "Paroles de Jeunes" - Suite
Formation de débat à HELP (13 et 20)
Visite dans les clubs (annoncé au moment opportun)
- Présentation du livre «  Paroles de Jeunes »  aux membres du club de Darbonne et autres jeunes de la communauté (12 février)
- Tournoi de débat au Club de BMC (20 février)
Mars
Distribution du livre "Paroles de Jeunes" -Suite
Visite dans les clubs
- Présentation du livre "Paroles de Jeunes" aux membres de la société civile de Darbonne (4 mars)
- Tournoi (2) inter scolaire à P-au-P
organisé par Christ-Roi (12 mars)
- Conférence sur les droits de la femme au club de Jérémie (5 mars)
- Tournoi inter-scolaire au club de Jérémie  (12-13 mars)
- Conférence sur l’OIF et la biographie de sa secrétaire générale au club de Jérémie (19 mars)
Avril

Tournoi régional Grand Sud (23-24 avril, Hotel Château Champ Vert, Torbeck

Visite dans les clubs (annoncé au moment opportun)
Tournoi de débat aux clubs de Cap-Haïtien et de Cote-Plage (2 avril)
- Présentation du livre "Paroles de Jeunes" aux membres de la société civile du cap-Haïtien (3 avril)
- Formation sur les techniques de débat et tournoi inter scolaire au club de Darbonne (16 avril)
- Préparation au tournoi régional Grand-Sud au club de Jérémie (2, 9, 16 et  30 avril)
Mai

Tournoi régional de l’Ouest (14 mai, Collège Saint-Louis de Bourdon, Port-au-Prince

Visite dans les clubs
- Préparation pour le tournoi régional de Débat et matchs d’ exhibition au club de Darbonne (mai-juin)
Juin
Réunion  de préparation du camp d’été avec les animateurs
- Préparation du camp d’été avec les débatteurs au club de Jérémie

Juillet

Camp d’été (date non encore prévue)


Août

Tournoi à l’étranger (non encore confirmé)
Présentation du  club et match d’exhibition sur une chaîne de télévision à Jérémie (24 et 25 août)


Septembre
Visite dans les clubs (annoncé au moment opportun)



Octobre
Visite dans les clubs (annoncé au moment opportun)




Novembre
Visite dans les clubs (annoncé au moment opportun)



Décembre
Rencontre annuelle des animateurs (3 décembre)


Fête de fin d’année au club de Jérémie (24 décembre)


Vous pouvez ajouter directement votre propre agenda d’activités dans la colonne « Activités clubs » du calendrier, et me le renvoyer instamment. Le calendrier complété sera communiqué à tous les animateurs et animatrices. Merci.

vendredi 8 janvier 2016

10 faits à savoir sur la fièvre Zika


BY: LOOP NEWS
"Quoiqu’aucun cas ne soit pour l’instant confirmé, il important de se préparer à toute éventualité."
Le Ministère de la santé publique et de la population (MSPP) a récemment publié un message d’alerte sur l’épidémie du virus Zika. Quoiqu’aucun cas ne soit pour l’instant confirmé, il important de se préparer à toute éventualité.

C’est quoi la fièvre Zika? D'où vient-elle? Comment se propage-t-elle ? Quelles sont les mesures à adopter ? Loop Haiti vous propose 10 faits sur la fièvre Zika que vous devriez savoir :

1. Le virus Zika (ZIKV) fait partie de la famille des Flavivirus Aedes, étroitement liés à la Dengue, la Fièvre Jaune, le virus du Nil occidental et l'Encéphalite japonaise.

2. Le virus a tiré son nom pour avoir été découvert pour la première dans la forêt Zika de l'Ouganda. En 1947, le virus a été isolé pour la première dans le rhésus d’un singe en Ouganda. Bien que non concluantes, des études laissent croire que les réservoirs du virus se trouve vraisemblablement chez les singes. En 1968 au Nigeria, le virus a été isolé pour la première avec succès à partir d'un patient humain.

3. De 1951 à 1981, l’évidence d'infection humaine a été signalée dans des pays africains comme l'Ouganda, la Tanzanie, l'Egypte, la République centrafricaine, la Sierra Leone et le Gabon, ainsi que dans certaines parties de l'Asie, dont l'Inde, la Malaisie, les Philippines, la Thaïlande, le Vietnam et l’Indonésie.

4. La période d'incubation varie d’une personne à une autre. Mais en général, les symptômes de la maladie sont bénins et de courte durée (allant de 2 à 7 jours).
Principaux symptômes cliniques de ZIKV chez les patients sont d'intensité légère à forte fièvre, de la conjonctivite (œil rose), l'arthrite transitoire / arthralgie (douleurs notables principalement dans les petites articulations des mains et des pieds; similaire) et maculo-papuleuse éruption cutanée (qui commence souvent sur le visage, puis se propage dans tout le corps). Il est à noter, cependant, que rien ne prouve que les infections ZIKV affectent les femmes enceintes ou leurs bébés. Très peu de rapports de cas se trouvent dans la littérature médicale.

5. ZIKV est transmis aux humains principalement par certaines espèces de moustiques Aedes aegypti. Certaines de ces espèces piquent pendant la journée ainsi que dans l'après-midi / soirée.
En 2009, il a été prouvé que le virus peut être transmis sexuellement par les humains, sans l'influence du moustique vecteur. Sur son chemin pour devenir le premier humain jamais connu pour avoir transmis un virus par les insectes à une autre personne par contact sexuel, le Professeur Brian Foy, un biologiste de « Colorado State University at the Arthropod Borne » et de laboratoire des maladies infectieuses, a visité le Sénégal pour une étude sur les moustiques. Lors de sa visite, Foy a été mordu à plusieurs reprises au cours de ses recherches. Quelques jours après son retour aux États-Unis, Foy était tombé malade du virus Zika, mais pas avant d'avoir des rapports sexuels avec sa femme. Son épouse a ensuite montré des symptômes de l'infection Zika, avec une extrême sensibilité à la lumière.

6. Tout comme le virus Chikungunya, il n'y a pas de vaccin ou médicament préventif pour ZIKV. Il est possible de traiter seulement les symptômes. Habituellement, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, et / ou des analgésiques non-salicyliques sont utilisés.

7. Les études sérologiques ont montré que les infections du Zika ont traversé de l'Afrique à l'Asie du Sud-Est; en 1978 une petite épidémie de fièvre aiguë due à une infection par le virus Zika a été reportée en Indonésie.
Une épidémie a récemment été signalée sur l'île de Yap, Etats fédérés de Micronésie (EFM) entre avril à juillet 2007. Cette flambée de ZIKV a été particulièrement importante, car elle ce fut la première identifiée en dehors de l'Afrique et de l'Asie. Un total de 108 cas ont été confirmés par la sérologie et 72 cas supplémentaires ont été soupçonnés. Les symptômes les plus fréquents ont été des éruptions cutanées, de la fièvre, l'arthralgie et la conjonctivite. Aucun décès n'a été signalé.

8. Déjà, le virus Zika pourrait être considéré comme un agent pathogène émergent, comme l'a prouvé ainsi en répandant dehors de l'Afrique et de l'Asie pour la première fois en 2007. Jusqu'à présent, il a été une maladie relativement bénigne avec une portée limitée, mais son vrai potentiel en tant que virus et comme un agent de la maladie est actuellement inconnu.

9. Sa plus récente éclosion à l'extérieur Afrique et en Asie a été confirmée en Avril 2015 au Brésil.
Dans le quartier de Camaçari et voisine ville Salvador, les autorités de santé brésiliennes ont confirmé qu’une maladie jusque-là inconnue touchant environ 500 patients présentant des symptômes pseudo-grippaux, suivie par une éruption et des arthralgies était en effet une flambée continue de la fièvre Zika. Les autorités locales liées à la flambée récente à l’augmentation des flux de visiteurs étrangers suscités par la Coupe du Monde de la FIFA 2014 - couplés avec la grande population des insectes vecteurs comme les moustiques qui peuplent la région.

10. Bien qu'il n'y ait pas de remède ou de vaccin pour le virus, les responsables de la santé exhortent les citoyens à utiliser les mesures suivantes pour réduire le risque de contracter de l’infection virale du Zika:

* Utilisez les dispositifs anti-moustiques (moustiquaires imprégnées d'insecticide, des bobines, des pots de bavures, pulvérisation, répulsifs).
* Porter des vêtements avec manches longues, surtout pendant les heures de plus grande activité des moustiques (matin et après-midi).
Anti-moustique sur la base de 30 % de concentration de DEET est recommandé - pour les enfants nouveau-nés de moins de trois mois, les répulsifs ne sont pas recommandés; à la place, des moustiquaires imprégnées d'insecticide devraient être utilisés.

Aussi, avant d'utiliser des répulsifs, les femmes enceintes et les enfants de moins de 12 ans devraient consulter un médecin ou un pharmacien.

mardi 5 janvier 2016

Mes vœux à mes collaboratrices et collateurs du Programme Initiative Jeunes

Chères collaboratrices, chers collaborateurs du Programme Initiatives Jeunes

FOKAL et moi-même nous vous souhaitons une Bonne et Heureuse année 2016. Santé, Paix et Harmonie dans votre famille ! Courage, Succès, Joie de vivre et Prospérité pour vous tous !

Nous adressons également nos meilleurs vœux à tous les débatteurs et débatteuses dans vos clubs respectifs.

Cette année 2016 inaugure les 20 ans du programme de débat de FOKAL. Créé en 1996 mais démarré en 1997, ce programme est établi comme un outil pour l’apprentissage des jeunes à la démocratie, à la citoyenneté, à la résolution de conflits, à la tolérance, au respect de l’autre, et au maniement des concepts philosophiques liés à l’argumentation et au raisonnement.

C’est donc le socle de notre engagement à tous envers les jeunes dans le Programme Initiative Jeunes. En vertu de cela, nos actions doivent tendre vers cet objectif commun  envers les jeunes.

De ce fait, vous avez souhaité, lors de la rencontre des animateurs du 12 décembre 2015, que des initiatives nouvelles soient prises dans le cadre des activités à entreprendre dans cette année-charnière. Soit. Cela va exiger de nous tous plus d’effort évidemment, plus de sacrifice probablement, plus d’engagement sans aucun doute. Vous sentez-vous prêts ?

Je compte sur vous pour mettre en œuvre ensemble les dispositions, les recommandations, les projets sur lesquels nous nous sommes engagés dans le compte-rendu ci-joint, pour faire de cette année de célébration des 20 ans du programme de débat une période d’émancipation au bénéfice des jeunes sous nos responsabilités.

Merci à toutes celles et tous ceux qui ont été présents à la réunion des animateurs en décembre dernier !

Merci à tous les jeunes qui ont participé aux consultations pour l’élaboration du livre « Paroles de Jeunes », publié le mois dernier. Ce livre est le leur. Que leurs voix soient entendues !

Je vous souhaite du Courage, de la Volonté et de la Persévérance dans l’animation de vos clubs. Je serai toujours de votre coté.

Bonne Année !


fokal
Jean Gerard ANIS
Coordonnateur Initiative jeunes - Youth Initiative Program Coordinator
--
FOKAL - OPEN SOCIETY FOUNDATIONS HAITI
143, Avenue Christophe - BP 2720 HT 6112 Port-au-Prince, Haïti
Téléphone : (509) 2813 1694 - 
www.fokal.org

jeudi 31 décembre 2015

Nos vœux à la communauté de débat de FOKAL

A tous les animateurs et animatrices du Programme Initiative Jeunes

A tous les débatteurs et débatteuses des 14 clubs de débat du réseau

A toute la communauté du débat en Haiti et à l'étranger

Je vous souhaite de passer d'agréables fêtes de fin d'année.

Déjà, je vous adresse mes meilleurs et sincères voeux pour une Bonne et Heureuse Année 2016.



Que le nouvel an vous apporte la joie, le succès et la paix auxquels nous aspirons tous!

Que le débat continue à nous guider dans la solidarité, la générosité et la tolérance pour une jeunesse plus forte, plus responsable, plus engagée envers la démocratie!

Amusez-vous bien!

Jean-Gerard Anis
Coordonnateur du Programme Initiative Jeunes
31 décembre 2015

Une année à la tête du PIJ

  cher.es ami.es, Depuis janvier 2022, je suis appelé par la direction de la FOKAL à assumer la charge de la coordination du Programme Initi...