lundi 7 juillet 2014

Stanley Pierre Jean nous livre ses recettes pour gagner un débat



Stanley PIERRE JEAN est en philo, comme la plupart de ses pairs débatteurs. Ça fait déjà trois ans qu’il est membre du club de Diquini. En revanche, c’est seulement le samedi 21 juin 2014 qu’il allait participer à un tournoi de débat. Le meilleur débatteur du tournoi régional de l’Ouest, jeune espoir du programme de débat de FOKAL.
Stanley Pierre Jean, meilleur débatteur du tournoi régional Ouest
Stanley est calme. Avec un sourire qui ne disparaît jamais, il répond aux questions avec facilité comme il réfute les arguments des équipes adverses. Ses débuts dans un club de débat sont liés à une invitation faite par l’animateur du club de Diquini, Brunel François, alors qu’il travaillait à la bibliothèque Justin Lhérisson. Il accepte l’invitation, mais ne cerne pas encore les dimensions de ce nouvel exercice. Parce que pour lui, au début, le débat ce n’est pas cet exercice régulé auquel il a participé le 21 juin. « J’ai toujours aimé débattre mais pas de la manière apprise avec FOKAL. C’était plutôt ces débats où l’on parle beaucoup, de manière non régulée ».

Ses débuts dans le débat

Les débuts de Stanley dans le club de Diquini n’est pas fameux. Habitué aux débats non formatés, il a du mal à suivre l’exercice. Cependant, avoue t-il avec son éternel sourire, il a toujours été attentif aux séances de formation dans le club. « Bien que je n’aie pas compris dès le début, j’ai toujours été attentif aux séances de formation. Je n’ai jamais été absent parce que je me suis dit que rater une séance, c’est tout simplement rater la chance de comprendre le format Karl Popper ». Après la formation, il a fallu faire dans son club des débats de démonstration pour que Stanley mette en pratique les connaissances acquises: « J’ai un meilleur moyen pour comprendre, c’est la pratique. Ce n’est que lorsque j’ai commencé à débattre dans mon club que j’ai saisi le sens du débat ».

Son premier match

Contrairement aux autres joueurs élus meilleurs débatteurs, Stanley fait la différence. Ce jeune débatteur n’attend pas d’accumuler les matches et les tournois pour montrer de quoi il est capable. Nul ne pourrait croire que Stanley était à son premier tournoi samedi, en dépit de ces contre-interrogatoires efficacement menés et ces réfutations d’arguments à nul autre pareil. Pourtant, il était bel et bien à sa première participation à un tournoi, ce samedi 21 juin.

Sa force et ses faiblesses

Etre sacré meilleur débatteur, ce n’est pas le fruit du hasard. En plus de l’audace, Stanley a toujours travaillé dur. « Notre club organise des matches de débat internes et j’ai accumulé une somme d’expériences confortable. Durant ces matches, j’ai joué tous les rôles possibles : Premier et deuxième négatif, premier et deuxième affirmatif, entre autres. ». Pour lui, sa plus grande force réside dans le fait d’avoir mis en application tous les conseils de l’animateur de son club. En dépit de cette force, il considère le stress, qu’il gère assez bien, comme une potentielle faiblesse. « Même dans les matches internes, je stressais dès que je devais prendre la parole. Mais sous les conseils des animateurs, Brunel et Rebecca, j’ai appris à gérer ce facteur ».

Stanley, son titre et l’avenir

Meilleur débatteur à un tournoi régional, Stanley ne s’arrête pas là. Pour lui, c’est un début. Le titre est une occasion pour lui de travailler davantage et de faire plus d’efforts : S’accrocher beaucoup plus à ses livres et croire qu’il peut réaliser de grandes choses à l’avenir. « C’est une expérience qui me donne plus de motivation. Cela signifie pour moi que je peux faire des exploits à l’avenir ». Parce que le travail du club ne s’arrête pas là. Il y a le tournoi national en juillet prochain, et il veut garder son équipe au premier rang. « Mon équipe et moi, nous travaillons toujours. Alors que je préparais le tournoi régional, je préparais en même temps le tournoi national, et je continue à le faire. C’est ce travail et ce dévouement qui font  la force de notre équipe ».

Pour tous les jeunes qui veulent avoir une carrière de débatteur, il est facile. Stanley leur prodigue le seul conseil suivant : travailler dur et ne jamais abandonner. « Même après les échecs, tu dois continuer. Parce que c’est uniquement en travaillant que l’on peut avoir des résultats ».

Stéphanie Balmir
FOKAL

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