mardi 5 octobre 2010

Match d’exhibition à Fanm Yo la !


Un match d’exhibition a été réalisé vendredi 1er octobre à 11h Am, à Bourdon, au local de l’organisation féministe Fanm Yo La, lieu de réunion du club de Christ-roi. Ce match a opposé une équipe du club de Cote-Plage contre celle du centre-ville. Ils ont débattu sur la question du suffrage universel en Haïti. Une quarantaine de jeunes environ, venant des clubs de Cote-Plage, de Christ-Roi et du Centre-ville, ont assisté à ce match.
En fait, ce match a satisfait une sollicitation de Patrick Amazan, le manager du group de rap créole ZATRAP qui va tourner bientôt un vidéoclip simulant un débat entre les rappeurs de ce groupe et ceux du réputé MYSTIK 703. Les rappeurs de ces 2 groupes très connus du mouvement rap créole souhaitaient voir et comprendre le déroulement d’un débat formel afin de l’adapter pour le clip.
A la fin de la séance, les artistes se disent grandement impressionnés par la prestation des débatteurs Getcheen Lubin, Marjonitha Lafond (du club de Cote-Plage) et Mozeau Wedly et Fritz Jean (du club du centre-ville).Les jeunes étaient heureux de côtoyer des artistes de ces 2 groupes de rap créole réputés dans le pays, avec lesquels ils ont échangé des impressions et ont eu des séances de photos.
Le coordonnateur du projet VDF a remis à chaque chanteur de ZATRAP (5) et de MYSTIK 703 (3) un T-shirt et un képi estampillé « Vague du futur ». Du coup, le manager du groupe ZATRAP a promis aux jeunes de figurer sur le vidéoclip.
Le coordonnateur

lundi 4 octobre 2010

Mascarade, par Ricardo Nicolas


Mascarade

Ce qui parait aberrant, inconcevable ailleurs, est pourtant possible ici. Est-ce à dire que cette terre est celle ou tout est permis ?
L’actualité nationale croit avec une furia japonaise. On n’arrive pas à distinguer une rumeur d’une information certifiée, ou de la vérité. Une actualité révoltante, répugnante, stressante...

A ce sujet, la mission de la presse devrait être remise en question. La presse est elle un simple miroir de l’actualité, ou un catalyseur de l’opinion publique ?

On assiste depuis un certain temps à une épidémie de l’actualité politique. On est tous, aujourd’hui, d’une manière ou d’une autre, des politologues. La politique devient si rigolarde, si plaisante, si ridicule qu’on peut s’attendre a tout. Et la politique se discute partout. On patauge alors dans l’illusion grotesque de faire des analyses politiques.

De cet intérêt manifeste, il apparaît qu’on s’intéresse à la politique. Il faut accepter qu’on n’ait aucune volonté réelle de s’impliquer. Le mot « implication » s’emploie, dans ce contexte, avec toutes ses connotations possibles et existantes. Le mot « implication » est utilisé avec toute l’amertume et la rage qu’expriment ses lignes.

On est, quelques-uns, révoltés face à notre impuissance à combattre, à se révolter contre l’état bordélique de notre « État ». Un État enfoui dans l’abîme. Un État révoltant, irritant, outrageant. On se sent révoltés par cette mascarade. Pourra-t-on préserver notre contrat social ? Une crainte de retourner à l’état de nature, à l'état de guerre selon une expression de Thomas Hobbes, ne se fait-elle pas ressentir ?

On a contracté pour des lendemains meilleurs. On a contracté pour notre protection et notre bien-être. Où est passé  la création d’un Etat censé pouvoir répondre à ces obligations? La nécessité d’un Etat fort se fait sentir. Un Etat souverain, fiable, crédible, capable de s'imposer internationalement.

Cet Etat bordélique a tout l’air d’un Etat machiavélique. On est donc ballotté entre une révolution sociale et un asservissement à un Etat étranger plus fort, plus susceptible de nous guider en dehors de l’anarchie, de la misère et du désespoir de tout un peuple.

Dans le premier cas, on transformerait notre souveraineté fictive  en pivot de refondation. Mais, comment entamer une révolution, sans implication réelle, sans idéologie sociale, sans une synchronisation de nos volontés et de nos rêves (presque inexistants) pour la chère patrie ? Comment arriver à une amélioration réelle, sans un Etat fort et générateur de changement ?

De le second cas, un asservissement nous serait favorable. Cela pourrait résoudre nos problèmes économiques, sociaux, politiques et infrastructurels… Mais, est-ce que cela résoudrait nos problèmes de citoyenneté et de patriotisme? En outre, on entamerait la cassure du rêve de nos aïeux, qui ne peuvent, en aucun cas, être fiers de leurs progénitures.

Ces réflexions sont la marque d’une inquiétude que cette génération sera pire. Nous allons du pire au pire.
Ricardo NICOLAS
 co-animateur du club VDF du Centre-ville

jeudi 30 septembre 2010

Création d'un réseau de communication par les jeunes de Vague du futur


Des jeunes des clubs VDF de la capitale ont créé récemment un réseau de communication entre eux. Beaucoup de personnes intéressées m'ont appelé ou écrit pour en savoir plus. J'ai demandé à Gutenberg Destin, un des animateurs principaux de ce réseau d'écrire un article pour expliquer mieux la nature et le fonctionnement de ce réseau de communication. En voici le résultat. J-G Anis

Le Réseau JVDF

1-      Ce que c’est?
            Le réseau JVDF est un réseau de communication par sms, pensé par les jeunes, qui a pour objectif de tisser des liens durable entre les membres des différents clubs de la communauté Vague du Futur. Le manque d’activités en commun et le caractère sélectif (contraintes budgétaire oblige) des camps organisés par la coordination ne favorise pas l’interrelation entre les clubs. Il  est donc possible que des jeunes de clubs différents ne se connaissent même pas alors qu’ils font parti de la même mouvance. JVDF (Jeunes de la Vague du Futur) est ce complément qui permet des échanges constants entre les clubs de tout le pays.

2-      Comment fonctionne le réseau JVDF
            La communication à l’intérieur du réseau JVDF se fait essentiellement par sms. La communauté JVDF est divisée en plusieurs cellule de communication qui porte chacune l’initiale de son coordonnateur. Ainsi, la cellule A est dirigée par Alfred Désir (Animateur de Pye Poudre), La cellule C par Christ-Moise (Jeune de Pye Poudre) et ainsi de suite pour Fritz (BMC) Mozeau (BMC), Ricardo ( Martissant) Gutenberg (Animateur de Cote-Plage), et de Lazard (Pye Poudre).  Chacune de ses personnes, interconnectées entre elles,  est responsable de la circulation des Messages à l’intérieur de sa cellule et aussi des rapports avec les autres cellules. Donc, les coordonnateurs s’envoient les messages qu’ils vont distribuer à l’intérieur de leur cellule respective et les jeunes des cellules réagissent à ces messages entre eux.  La répartition à l’intérieur des cellules se fait dans l’ordre des inscriptions sauf pour les téléphones voila qui sont tous regroupés à l’intérieur de la cellule G.

3-      Les rubriques journalières
·         Les pensées du jour : proposée par n’importe quel membre à l’avance et approuvée par 2 coordonnateurs. Une pour la matinée et une autre pour la nuit
·         Un sujet de débat : proposé  par un animateur ou un responsable de cellule, c’est un sujet controversé favorisant une prise de position avec des arguments pour la soutenir.
·          Une réflexion philosophique : Rubrique animé par Bengie Alcimé, il propose une citation philosophique sur laquelle les jeunes doivent réagir. La personne ayant donné plus de  meilleure réaction est récompensée à la fin de la semaine.
·         Les questions pour un champion : Animé par Gutenberg Destin. Ce sont des questions de culture générale. C’est un jeu intéressant où les participants cumulent les points pendant  toute la semaine, celui qui obtient le plus de point est récompensé.
·         Sport City : Rubrique sportive gérée par Christ-Moise Léon qui récompense aussi la personne ayant cumulé le plus de points pendant la semaine.
·         Ville littéraire : Proposée par Alfred Désir, cette rubrique est une porte ouverte sur nos grands écrivains et leurs œuvres.
·          Femme du jour : Rubrique à paraître bientôt qui valorisera la femme avec des questions chaque jour sur une femme ayant joué un rôle important, à un moment ou à un autre, dans l’histoire de notre pays. Aussi sous forme de questions/réponse, elle sera animée par Ginia Alcimé.
·         D’autres initiatives comme des informations, des questions ou des réactions de n’importe quel membre sur des sujets variés.

4-      Les contraintes
La plus grande contrainte rencontrée jusqu’à date est d’ordre économique. L’envoie à longueur de journée de messages entre les coordonnateurs et dans les cellules coûte. Bien que la Digicel offre 20 sms pour 3 envoyés, il arrive que certaines cellules passent toute une journée non opérationnelle  par manque de crédit sur le compte du coordonnateur. La cellule regroupant les utilisateurs ayant un voilà, elle encore plus, est souvent confrontée à ce problème puisque chaque sms envoyé coûte 1 gourde. Les cellules comptent en moyenne 12 personnes à qui il faut envoyer toutes les rubriques du jour, les coûts sont parfois difficiles à supporter. Pour mitiger ce problème nous avons créé un compte sur Twitter : « réseau JVDF » et allons demander à tous nos membres de s’y abonner. Tous les messages concernant les différentes rubriques vont être envoyés depuis ce compte sur internet et les jeunes les recevront automatiquement sur leurs téléphones. Seulement l’interaction sera faite pour les coordonnateurs par SMS, ce qui fera un nombre considérable de sms et de crédit sur différents téléphones économisés.
                    
La deuxième contrainte est la disponibilité de prix pour récompenser les gagnants des différents jeux de questions/réponses. A la fin de chaque semaine, on se retrouve avec 5 gagnants qu’il faut récompenser et les animateurs de ces rubriques ne sont pas toujours en mesure de s’accomplir de ce devoir.
 
Gutenberg DESTIN, 
Animateur  club VDF de Côte-Plage, 
3705-2673

jeudi 23 septembre 2010

Remerciements du coordonnateur!


Bonjour,

Je voudrais adresser mes sincères remerciements à tous les jeunes (particulièrement des clubs de Christ-Roi, Cote-Plage, Mon Repos,  Santo, Fond Parisien, Centre-ville, Camp-Perrin et Jérémie) et animateurs et animatrices du réseau VDF qui ont eu la gentillesse de me souhaiter, ce jeudi 23 septembre, un joyeux anniversaire!

Merci d'avoir pensé à moi! Vos voeux me réconfortent, et me poussent à persévérer dans mes engagements pour vous.

Bonne journée!

Jean-Gérard Anis
Coordonnateur du projet VDF

mardi 21 septembre 2010

Qui sera le premier?

Quel sera le premier club à présenter son projet de journée de sensibilisation (JS)?

Quel sera le premier club à le réaliser ?

Le défi est lancé. A proprement parler, il ne s’agit pas d’un concours ni d’une course contre la montre qui impose aux clubs de préparer à la va-vite leur JS pour récolter un quelconque trophée. Non non ! C’est plutôt une incitation aux clubs pour qu’ils arrivent à respecter les échéances auxquelles nous sommes contraints. Et par malchance, si 2 clubs réalisent leur journée le même jour, il y a de fortes chances que je sois présent à celle du club qui m’a envoyé son dossier le premier. Premier arrivé, premier servi.

Les dés sont jetés. La balle est dans vos camps. J’attends vos dossiers avec impatience. Gare aux recalés !

Je suis à votre disposition pour toute sollicitation de votre part.

A bientôt !

Le coordonnateur

lundi 20 septembre 2010

Journée récréative à la plage par le club VDF de Martissant


Profitant des vacances d’été et tenant compte d’une proposition de l’un de nos jeunes au cours d’une séance après le tremblement de terre, le club Vague du futur de Martissant a cru bon d’organiser une séance au bord de la mer, à Louise Beach du coté de Gressier, le samedi 11 septembre dans le but d’offrir une mini thérapie à ses membres aux séquelles du 12 janvier 2010. Au total 30 personnes ont participé à la journée dont les 27 jeunes du club, les 2 animateurs et un intervenant invité.
L’objectif de cette journée était de profiter de cette sortie récréative pour lancer une campagne de recrutement, et d’encourager les jeunes du club à développer des capacités de leadership.
Une fois arrivés à 8hres sur la plage, d’entrée de jeu, les 2 animateurs ont donné les recommandations de discipline et de sécurité et ont laissé une heure de relaxation au groupe. Après quoi, notre invité, M. Jean Valens INNOCENT, docteur psychologue et professeur à l’Université d’Etat d’Haiti a intervenu sur le thème: « Huit mois après le séisme du 12 Janvier, comment combattre les séquelles d’une telle catastrophe ? ».
Malheureusement, l’environnement n’était pas tout a fait favorable pour une intervention de cette envergure parce que nous avons été constamment dérangés par le tapage d’autres groupes de jeunes qui occupaient la plage. C’est pourquoi l’intervenant a projeté une autre rencontre avec nous, en notre local au Parc de Martissant. Malgré tout, la séance a été grandement appréciée par tous les participants qui n’ont pas caché leur satisfaction, surtout sur le sens thérapeutique de cette intervention.
Plusieurs autres activités ont animé la journée avec la jeune Pierre Louis Miranda comme animatrice.
Un speaker corner avec le jeune Jean Gesner Dorval qui a expliqué en quoi consiste la démocratie, dans une illustration de jeu de rôle. On peut considérer cette intervention comme la première pierre pour la préparation de la simulation électorale et parlementaire.
Laurent Pierre André a proposé la pensée du jour : La patience est l’une des choses qui peut faire réussir un homme.
Pierre Louis Lindsay et Jovin Mackenson ont chacun lu un texte.
Bellevue Lovely et Castillon Rose Farah ont l’une après l’autre chanté.
Michael, Lindsay et Nathalie nous ont gratifiés d’une jolie chorégraphie de danse de leur cru.
Vers les 5h de l’après-midi, on a repris le chemin du retour.
La journée a été globalement satisfaisante.

par Evens Dumey
Animateur du club VDF de Martissant

vendredi 17 septembre 2010

La problématique du genre au menu d'une séance du club de Darbonne



Le genre et la famille haïtienne

Les institutions de socialisation telles la famille, l’église, l’école doivent contribuer au développement de l’enfant. Comme stipule le point "d "de l’article 29-1 de la convention universelle relative aux droits de l’enfant : « Les états parties conviennent que l’éducation de l’enfant doit viser à le préparer à assumer les responsabilités de la vie dans une société libre, dans un esprit de compréhension, de paix de tolérance, d’égalité entre les sexes et d’amitié entre tous les peuples et groupes ethnies, nationaux et religieux et avec les personnes d’origine.

Mais dans les familles haïtiennes, les rôles ne sont pas toujours distribués de façon équitable. Selon leur sexe, certaines taches sont attribuées aux garçons et d’autres aux filles. Ainsi, ce vendredi 3 septembre 2010, plus d’une vingtaine de jeunes du Club Vague du Futur de Léogâne / Darbonne ont participé à une séance autour du thème : Le genre et les familles en Haïti.

Au prime abord, les animateurs ont tenté de définir les concepts (genre, familles, équité de genre) ils ont présenté les types de famille, fait la différence entre sexe et genre afin d’enlever certaines confusions. Ensuite en atelier, 1 groupe de jeunes ont réfléchi sur des activités spécifiquement liées aux filles et 1 autre a planché sur les taches spécifiques des garçons. De là, on a pu remarquer que les activités telles faire la lessive, aller chercher de l’eau, faire la cuisine, s’occuper des plus petits reviennent aux filles tandis que les garçons aident leurs pères aux jardins, s’occupent des bétails. Ils ont vite compris que les filles ont beaucoup plus de travail à faire alors que les garçons s’occupent des taches les plus lourdes.

Pour ce qui attrait aux jeux les jeunes ont identifié des jeux qui sont réservés aux filles : osselet, marelle, sauter à la corde joue à la poupée par ailleurs pour les garçons : le ballon, le domino, jeux de cartes, les billes leurs sont réservés.

Pourquoi la société conçoit les rôles ainsi ? Les garçons sont ils supérieurs par rapport aux filles ? L’équité de genre est elle possible en Haïti ? Autant de questions qui alimentaient le débat pendant plus d’une trentaine de minutes. Ils ont profité de ce laps de temps pour se questionner sur les bases culturelles de la nation haïtienne, les tabous, les préjugés et les formes de discrimination.

Un jeune a même fait comprendre que certaines chansons traditionnelle comme : Tifi kipa konn lave pase chita kay manmanw » sont porteuses de cette marque de préjugé. Ce qui est pire, ce sont des chansons que les enfants apprennent à longueur de journée dans les salles de classe a-t-il affirmé.

Pour pallier à ce problème de genre dans les familles, certains jeunes ont proposé des rencontres de sensibilisation sur la question du genre d’autres ont demandé la valorisation des deux sexes dans toutes les activités. Une séance qui s’est terminée avec la satisfaction de tous.

par Maxandre Bien-Aimé et Max Grégory Saint-Fleur

Animateurs club VDF de Darbonne

Une année à la tête du PIJ

  cher.es ami.es, Depuis janvier 2022, je suis appelé par la direction de la FOKAL à assumer la charge de la coordination du Programme Initi...