mardi 20 novembre 2012

Les jeunes du nouveau club à Quartier Morin se familiarisent avec le débat


Le coordonnateur a tenu, le samedi 17 novembre, à partir de 9h30 am, une rencontre avec les jeunes du club de Quartier Morin au lycée national Paul Eugène Magloire, à l’invitation de Samuel Lamour, son directeur. Cette réunion visait à faire connaitre le Programme Initiative Jeunes de FOKAL aux adhérents du club, à familiariser les jeunes avec les activités du programme de débat, et enfin à les initier aux techniques de débat.



51 jeunes du club dont 27 filles, avec une majorité d'entre eux issus des classes de Seconde et de Rhéto, ont suivi concentrés et enthousiastes, la séance qui a duré plus de 2 heures. Après leur avoir présenté FOKAL et les activités-types d’un club dans notre programme de débat (formation aux techniques de débat, réalisation de tournois dans le club, participation aux tournois nationaux de débat, organisation d’initiatives locales), le coordonnateur a effectué un exercice d’argumentation avec eux afin de leur donner un avant-gout du débat.

A partir de la résolution suivante : « Le baccalauréat haïtien devrait-il être supprimé ? », les jeunes étaient encouragés à exprimer leurs positions et à proposer des arguments en ce sens. La question a suscité des réactions intéressantes du coté pour et du coté contre. Si pour certains, le bac incite les élèves à fournir plus d’efforts pour étudier, à collaborer ensemble pour mieux réviser, pour d’autres, c’est un grand exercice de tricherie, qui de plus fait gaspiller de l’argent à L’Etat, et qui n’entretient que de faibles résultats (« Pa janm genyen anpil élèv ki pase » dixit un jeune).



Cet exercice d’argumentation a été l’occasion pour le coordonnateur d’inviter les jeunes à réfléchir sur la définition du débat. « Un conflit de connaissances », cria un jeune homme. « Un partage d’idées », rectifia une jeune fille. Si débattre constitue « une méthode pour convaincre » pour l’un, et « un processus d’évaluation des idées » pour une autre, il n’en demeure pas moins que les jeunes maintiennent l’idée de confrontation : on débat « pour gagner, pour vaincre la conception d’autrui ».

Le coordonnateur n’a pas manqué de corriger pour les participants ces erreurs d’appréciation, en recadrant le débat dans la conception que FOKAL l’entend dans ce programme : les jeunes débattent pour apprendre. Les jeunes débattent pour convaincre. Qu’ils perdent ou qu’ils gagnent un débat, c’est un exercice gagnant-gagnant. Ils gagnent en savoir (des connaissances et des compétences nouvelles), en savoir-faire (acquisition d’expérience et des habiletés nouvelles), en savoir-être (devenir tolérant, respecter autrui, faire preuve d’honnêteté intellectuelle).

Jean-Gérard Anis
Coordonnateur du PIJ

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