mardi 15 janvier 2013

Le club de Jérémie organise une journée du souvenir du séisme du 12 janvier


12 janvier 2010 – 12 janvier 2013, trois ans depuis qu’un séisme de magnitude 7.3 a enlevé la vie à environ 300 000 Haïtiens et causé d’immenses pertes matérielles.  Ainsi, dans l’objectif de commémorer ce jour, de sensibiliser les jeunes sur la question du tremblement de terre, et de leur apprendre comment prévenir le séisme et s’en protéger, le club de Jérémie a organisé samedi 12 janvier 2013, au centre Numa Drouin, une série d’activités mêlant recueillement à la mémoire des victimes, projection de film, et  conférences-débat.

Les activités ont commencé à 4h30 pm. Au début, l’animateur Waldinde Germain a mis en contexte cette commémoration et a demandé aux 34 jeunes présents de consacrer une minute de recueillement à la mémoire des morts du séisme du 12 janvier 2010. Ensuite, il a présenté les grands points de la rencontre : projection du film sur le séisme titré « Séisme, pas sorcier », les normes parasismiques et le stress post-traumatique.

Un documentaire sur le séisme a été projeté pour les jeunes du club de Jérémie, samedi 12 janvier 2013. Après avoir projeté le film, cinq questions ont été posées aux jeunes pour vérifier ce qu’ils ont appris du film. Voici les questions et réponses données par les jeunes :

1.      Pendant le séisme, où doit-on se mettre quand on n’est pas à l’extérieur des maisons?
R- Dans un endroit dégagé.
2.      Où doit-on se mettre quand on est dans la maison ?
On doit se mettre sous des tables ou à l’angle des murs pleins.
3.      Quelles sont les maisons qui peuvent résister au séisme ?
R- Ce sont des maisons construises suivant les normes parasismiques.
4.      C’est quoi un sismomètre ?
R- Qui enregistre les secousses du sol.
5.      C’est quoi la magnitude ?
R- C’est la quantité d’énergie libérée par un séisme.

Ensuite, Alain Dominique, un technicien en génie civil a effectué une intervention sur les normes parasismiques dans la construction de bâtiments. Les points suivants ont été abordés:

-          - Notion de bilan énergétique et pertinence de la construction parasismique
-          - Connaissance du comportement des constructions
-          - La liquéfaction et les tassements du sol
-          - Contreventement vertical et horizontal dans la construction de bâtiments
-          - Stratégies pour la ductilité des structures en béton armé
-          - Exigences pour que les zones critiques soient ductiles

Plusieurs questions ont été introduites par les participants après cette intervention. Heureusement, les réponses données par l’intervenant ont satisfait la curiosité des jeunes.

Enfin le psychologue Hector Jacques a intervenu sur le stress post-traumatique. Usant des ressources de l’internet, en ligne sur Facebook, avec démonstration sur grand écran, le psychologue Hector Jacques a défini le stress post-traumatique, énuméré les symptômes du stress post-traumatique comme manque de sommeil, manque d’appétit, cauchemar…

Après son intervention, la jeune Cham-Suze Lestin a posé cette question : « Mis à part des symptômes que vous avez énumérés, y’en a-t-il pas d’autres ? » « Oui, il y a la cécité visuelle, le repli sur soi, la migraine, l’agressivité, la violence, etc. », a répondu Mr Hector.

Une deuxième question par le jeune Dalou Andressol : « Que peut-on faire pour une personne victime du stress posttraumatique ? » Le psychologue a répondu : « Il faut voir un spécialiste en santé mentale avec elle. Mais en Haïti, le fait qu’il n’y a pas vraiment une politique de santé mentale, on n’a pas un centre dans chaque département. On n’a donc que le centre de Beudet, l’hôpital Défilé et le centre psycho trauma d’Haïti ».

« Que peut-il arriver à une personne frappée de stress post-traumatique si elle n’est pas traitée ? » «Elle sera invalide et dysfonctionnelle », a rétorqué sans ambages le psychologue.

Pour clore la rencontre très animée de deux heures, l’animateur Waldinde a remercié le psychologue et le technicien en génie civil pour leur intervention et les jeunes ont exprimé leur reconnaissance et satisfaction par un tonnerre d’applaudissements.

Waldinde GERMAIN & Joanna Barthèlemy ANTOINE
Animateurs du club de débat de Jérémie

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